vendredi 16 novembre 2007

Les vrais enjeux idéologiques qui attendent Marine Le Pen

Pour Marine Le Pen, le moment de vérité approche

Pour la dernière fois, Jean-Marie Le Pen va être réélu à Bordeaux président du Front National. Mais en vérité ce congrès va être celui de la transmission de son pouvoir à Marine Le Pen.

Les autres successeurs envisagés n’ont jamais voulu ou su en effet manifester par rapport à Jean-Marie Le Pen une quelconque originalité politique ou stratégique, et non seulement n’ont jamais dénoncé une liste d’erreurs catastrophiques mais les ont encouragées ou suscitées.

Ces erreurs se résument par quelques noms : Charles de Gaulle (le député européen) ; Jirinowski, Valmy, la dalle d’Argenteuil, islam « français », Iran….

Marine Le Pen désormais patronne du Front National ne pourra plus se contenter des jeux médiatiques.

Elle va devoir se prononcer avec clarté notamment sur les points suivants :
- Quelle politique de la vie et de la famille ?
- Quelle politique des libertés scolaires et de l’éducation nationale ?
- Quelle politique de la sécurité sociale et des retraites ?
- Quelle politique de sécurité intérieure et extérieure ?
- Quelle politique de résorption de la dette ?
- Quelle politique de la justice ?
- Quelle politique vis-à-vis de l’islamisme ?
- Quelle politique étrangère notamment par rapport à l’Iran, à Israël, au Liban ?

C’est à partir de son programme et sans considération aucune de questions personnelles que nos amis et moi jugerons de l’attitude à observer par rapport au Front National.

mardi 13 novembre 2007

Pour un Nüremberg du communisme

Après l’arrestation du tortionnaire Jeng Sary, la nécessité d’un jugement d’ensemble du communisme s’impose.

La capture, enfin, de Jeng Sary, un des tortionnaires en chef du génocide cambodgien, met une nouvelle fois en évidence la nécessité de mettre sur pied le grand tribunal des nations chargé de procéder au jugement d’ensemble des 90 ans d’esclavage et d’exterminationnisme communiste.

Le gouvernement français s’honorerait d’une telle initiative mémorielle en constituant avec les grands historiens français du communisme une première commission d’évaluation et de mise sur pied d’un projet qui ne devrait pas, bien sûr, ressembler au Tribunal de Nuremberg pollué à jamais par la présence en son sein des criminels soviétiques qui jugeaient sans vergogne les criminels nazis.

Ce tribunal n’infligerait évidemment pas des sanctions pénales. Ceci est du ressort des Etats en position de juger des criminels encore vivants. Mais, il prononcerait les condamnations morales de mise au ban de l’humanité des régimes, des mouvements et institutions et des individus ayant participé directement à l’abomination génocidaire ou y ayant collaboré sous les diverses formes de la collaboration politique et de la justification intellectuelle.

La légitimité de la France à lancer cette immense initiative de justice à l’échelle du monde apparaît bien lorsque l’on sait combien le parti communiste français a joué un rôle dans la formation idéologique des grands exterminateurs indochinois et notamment, cambodgiens et aussi du chinois Chou En-Laï, et plus encore dans le système mondial d’encensement de Lénine, Staline, Mao et oncle Hô par nos intellectuels de gauche de réputation mondiale Aragon, Malraux et Sartre.

En cohérence avec la mise sur pied du Comité International de Contestation des Jeux Olympiques à Pékin, Chrétienté Solidarité développera toutes les initiatives possibles pour faire avancer cette exigence fondamentale de justice et de dignité humaine.


mardi 6 novembre 2007

Appel pour la contestation internationale des Jeux Olympiques à Pékin

Après la célébration des Jeux Olympiques à Moscou en 1980 dans l’URSS de Lénine, Trotsky et Staline qui instaurèrent en 1917 le plus grand système d’extermination jamais conçu et futur modèle du nazisme, leur organisation à Pékin en 2008 relève du même mépris pour les victimes par dizaines de millions, de 1949 à nos jours, de l’enfer rouge chinois.
L’organisation des Jeux Olympiques à Moscou ne fut pour rien dans l’effondrement et la mutation du régime soviétique. Bien au contraire, ils constituèrent comme ceux de Berlin en 1936 une arme de propagande et une source de devises pour le régime qui était certes affaibli en profondeur par son total échec économique et social.
Leur contestation fut en revanche très bénéfique pour les résistants de la liberté. Il doit en être de même pour la Chine.
Le bilan de la terreur communiste dans ce pays établi irréfutablement par le fondamental Livre noir du communisme, va encore au-delà de l’extermination soviétique. La barbarie du communisme chinois conjugua toutes les formes de sévices, de tortures, d’exécutions, d’exterminations. Les milliards de personnes qui sont nées et mortes en Chine sous le maoïsme ont subi le plus gigantesque esclavage jamais réalisé par la perversion diabolique de l’homme. Ce système d’anéantissement fut le modèle de tous les régimes d’Indochine, de Corée du Nord et notamment du génocide cambodgien.
Mais c’est une immense foule de plusieurs dizaines de millions sous Mao Ze Dong qui fut mise à mort, sans interruption, avec toutes les variables de la cruauté et des pics d’abomination comme ceux de la révolution culturelle. L’horreur - tant s’en faut - n’a pas disparu avec Mao Ze Dong toujours célébré et vénéré par le régime chinois comme le grand prophète de notre époque. Bien au contraire, le laogaï, l’immense système des milliers de camps de travail et prisons-usines pour fabriquer des produits au coût de main d’oeuvre dérisoire n’a cessé de se développer favorisant une exportation à bas prix.
La Chine communiste plus que jamais interdit les libertés religieuses et nationales. Les catholiques fidèles à Rome y sont traqués, condamnés, voués à la mort lente, comme souvent leurs prêtres et évêques héroïques.
Enfin le génocide culturel et religieux se poursuit toujours au Tibet après les massacres génocidaires qui firent périr au siècle dernier le quart de la population. Le Dalaï-Lama déclare : « Les Tibétains n’ont pas été seulement fusillés, mais battu à mort, crucifiés, brûlés vifs, noyés, mutilés, affamés, étranglés, pendus, ébouillantés, enterrés vivants, écartelés ou décapités ».
L’abomination communiste en Chine ne relève hélas pas du passé. Le laogaï continue. Le Tibet a perdu son identité. Le peuple chinois dans son immense majorité demeure esclave et miséreux, voué aux décisions les plus démentes d’une planification humainement et écologiquement désastreuse. Ainsi, les conséquences de la folie du barrage des Trois Gorges sur le Yangtsé sont incalculables.
Les choses à exiger du régime chinois pour le bien de son peuple sont donc l’abandon de l’idéologie et du culte maoïste, la reconnaissance de la monstruosité du passé communiste, la repentance officielle des crimes du parti, la liberté politique, la liberté religieuse, la liberté pour le Tibet.
Dès maintenant, rejoignez le comité pour dire non aux Jeux Olympiques au pays du laogaï !

Bernard Antony


N. B. : Le présent appel en cours de signature par plusieurs personnalités de différentes nationalités fait l’objet d’une diffusion massive et d’une pétition de soutien à faire signer.

Jeux Olympiques à Pékin : L’appel du Comité International de Contestation

Il y a vingt-huit ans, Chrétienté-Solidarité allait naître de l’action énergique du Comité de Boycott International des Jeux Olympiques à Moscou au pays du goulag que Bernard Antony avait lancé depuis sa ville de Castres avec son mensuel Présent, appuyé à Paris par une équipe de journalistes et notamment Serge de Beketch, Jean-Pierre Cohen, Roland Gaucher.
L’action de ce comité se développa à Paris avec des manifestations autour de l’ambassade d’URSS, à caractère sportif étant donné la forte protection policière de ce bunker. Elle culmina le 28 avril 1980 avec une très grande réunion au Palais de la Mutualité avec des représentants des résistances anticommunistes de la plupart des pays opprimés.
Le comité n’avait bénéficié d’aucun soutien de la part des Etats, des milieux politiques, patronaux ou syndicaux. Mais bien des groupes, bien des mouvements de résistance en relayèrent l’appel et leur contestation se développa permettant d’évoquer l’immense abomination du communisme. Bernard Antony au nom de Chrétienté-Solidarité, fort cette fois-ci de toute la ramification non coûteuse des moyens modernes de communication lance aujourd’hui l’appel que vous lirez.
Il vous demande de le répercuter partout où vous le pouvez, à la sortie des réunions, des messes, auprès de vos élus, auprès de votre clergé et surtout parmi les collégiens, lycéens et étudiants dont les livres scolaires occultent mensongèrement, ignoblement, le bilan du communisme en Chine.

dimanche 4 novembre 2007

Interview parue dans le numéro d'octobre de la revue du MNR "Le Chêne"

Comment analysez-vous la contre-performance de Le Pen à la présidentielle de 2007 et les mauvais résultats aux législatives ?

Bernard Antony : La vérité, c'est que je n'ai pas quitté le Front national mais son bureau politique, pour manifester mon désaccord sur une évolution que je voyais suicidaire, combinant la rupture avec certaines de ses valeurs fondamentales et une sclérose clanico-stalinoïde avec ses modes d'organisation et de fonctionnement. En quelque sorte, il évoluait où il ne fallait pas et il régressait là où il aurait dû se moderniser. On m'en a rayé des listes sans avoir jamais le courage de m'en informer, de me dire en face pourquoi, en invoquant pour les medias des prétextes contradictoires et également mensongers.
En cohérence avec ce qui précède, je crois que les deux échecs que vous analysez tiennent à deux raisons. La première est celle de l'affaiblissement interne. Dans le mouvement, on a tout de même perçu un brouillage du message sinon une trahison. Alors, pour faire face au mécontentement de ceux qui grognaient, on s'est efforcé de maintenir la cohésion, résultant jadis de l'adhésion à un idéal, par une sorte d'autoritarisme caporaliste. La deuxième est celle de la puissance de la concurrence sarkozienne face à laquelle on ne pouvait résister ni avec des idées en marmelade, ni avec un corps militant brisé.

Selon vous, quelles sont les conditions à réunir pour que la droite nationale renoue avec les succès ?

BA : Ma réponse se déduit de ce que je viens de dire. Il faut reconstruire d'abord dans la clarté des valeurs et exigences fondamentales de la droite nationale et sociale, à savoir le respect de la dignité humaine, le refus de la culture de mort, la défense de l'indépendance de la France dans une Europe des Pactes, la défense des libertés positives, la remise à sa place du seul pouvoir scandaleusement absolu aujourd'hui le pouvoir des juges n'ayant de limite et de comptes à rendre ni devant Dieu ni devant les électeurs.
Il faudra ensuite mettre sur pied une organisation fédérative dirigée par un conseil des responsables des différentes composantes du mouvement national.

Vous avez annoncé votre participation à la journée du 27 octobre à Paris organisée par la revue Synthèse nationale. Sur quelles bases, politiques et stratégiques, l'unité du camp national pourrait-elle se faire ?

BA : J'ai accepté d'y participer sur la foi de ce que l'on m'en a dit oralement. Mais attention, il ne s'agit donc selon moi que d'une journée d'échanges et de confrontations sur la notion d'identité nationale. Il ne s'agit nullement de la constitution d'une quelconque coordination.
J'ai en effet constaté que figuraient dans la liste des participants des personnes avec lesquelles notre divergence d'idées et de valeurs interdit toute collaboration. Pour être clair, je ne travaillerai jamais, par exemple, dans un rassemblement avec Pierre Vial contre lequel je n'ai rien à titre personnel mais dont je ne partage pas l'idéologie à mon sens antinationale et antichrétienne, qu'il a, fort honnêtement d'ailleurs, explicitée dans un de ses livres que nous avons commenté dans Reconquête.
Je ne me prêterai donc pas à quelque « manie que ce soit. Je connais assez la praxis léninotrotskiste pour la subir à droite de la part de gens qui ne sont pas de droite !

Quel jugement portez-vous sur les premiers mois de Sarkozy au pouvoir ?

BA : Un jugement encore réservé sur les questions économiques et sociales et sur la justice. Plus négatif sur la politique étrangère et sur la politique d'immigration, très négatif sur sa politique face à l'islam et très inquiet sur ce qu'il va réellement faire sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Et, bien sûr, il continue hélas dans un euro-constructivisme inacceptable.

Vous revenez d'un récent séjour au Liban. Quel était le but de ce voyage ?

BA : Rencontrer mes amis qui luttent pour que le Liban ne devienne pas une république islamique sous contrôle irano-syrien. Apporter l'aide quêtée par Chrétienté-Solidarité pour des oeuvres catholiques ou de résistance nationale.

Pouvez-vous nous dire quelques mots de l'AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne) et de son action ?

BA : Elle est la seule association authentiquement anti-raciste oeuvrant dans le cadre d'une législation qu'il faudrait d'ailleurs profondément réviser comme je l'ai exprimé dans une longue lettre à Nicolas Sarkozy. Elle s'attaque en effet au racisme anti-français et au racisme anti-chrétien dont ne se soucient nullement les professionnels de l'idéologie dite anti-raciste qui selon l'expression juste d'Alain Finkelkraut est le communisme du XXIe siècle. Elle engage sans cesse des actions devant les tribunaux. La dernière en date est celle que nous déclenchons contre Houria Bouteldja et la manière dont elle a qualifié les blancs de "souchiens" qu'il faudrait rééduquer... L'AGRIF, qui n'a été affecté d'aucune querelle au sein de ses institutions dirigeantes, réunit dans la diversité de l'amitié française tous ceux qui, croyants ou non, respectent l'âme chrétienne de la France, la culture de vie et la légitime fierté d'appartenance à la nation française.