jeudi 29 mai 2008

Bernard ANTONY étant absent pour cause de tournée AGRIF en Provence et Côte d'Azur, la rédaction du blog sera assurée ces prochains jours par Anne COGNAC et Yann BALY.

Conférences de Bernard ANTONY sur l'actualité de l'AGRIF :

A Nice, ce soir jeudi 29 mai, 18h00 à l'Hôtel Splendid, 50 boulevard Victor Hugo. Entrée 6 €. Renseignements : 04.93.84.12.57
A Marseille, demain vendredi 30 mai à 19h00, Chapelle Notre Dame de l'Immaculée Conception, 14bis, rue de Lodi (VIème).

mercredi 28 mai 2008

Le 29 juin, pèlerinage de sainte Clotilde à Vivières

Comme tous les ans, le Centre Charlier sera présent avec ses bannières à Vivières. Nous invitons tous nos amis à participer à ce pèlerinage traditionnel.
Les reliques de sainte Clotilde sont abritées, depuis les incursions des Normands, dans l’église de Vivières (Aisne, près de Villers-Cotterêts).
Depuis 1947, la Confrérie Sainte-Clotilde organise chaque année, le dernier dimanche de juin, un pèlerinage à Vivières. Elle invite tous les catholiques à venir prier sainte Clotilde pour que la France retrouve la foi, pour que la France fille aînée de l’Eglise soit fidèle à son baptême.
A 11h, messe grégorienne.
Repas (tiré du sac) en forêt.
15h : vêpres chantées.
Procession dans la vallée jusqu’à l’oratoire Sainte-Clotilde (près de la source). Salut du Saint Sacrement.
Un car partira de la gare de l’Est à Paris à 9h 15. Retour à 18h 30.Inscriptions et renseignements : Pierre Maire, tél. 01 40 03 96 35.

mardi 27 mai 2008

Front National : pour les non-initiés, combat de nègres dans un tunnel

Je prends connaissance avec intérêt bien sûr, mais non sans tristesse, car j’en fus et ne l’oublie pas, des débats qui agitent les sphères dirigeantes du Front National et que, seule, une véritable culture de kremlinologue permet de bien analyser. Car « le paquebot » lepéniste, même vidé d’une grande partie de son équipage, ressemble de plus en plus analogiquement à la cité centrale toujours mystérieuse du pouvoir russe d’où ne s’échappent au long des siècles que les bruits et les rumeurs des intrigues politiciennes, croisant les querelles familiales en des alliances et des oppositions toujours subtilement changeantes.
Une vive polémique oppose deux hommes que certains positionnaient encore il y a peu dans « le cercle des intimes » (titre du si beau film sur la tragédie russe) du clan mariniste : Alain Soral et Steeve Briois. Je crois savoir et comprendre le fond réel de la querelle qui oppose ces deux hommes. Mais ni l’un ni l’autre ne peuvent aller au-delà des sous-entendus.
Ce qui a produit l’affrontement est la nouvelle répétition de « l’affaire du détail ».
Soral fait bloc, avec talent d’ailleurs, avec Jean-Marie Le Pen contre ceux qui, avec Marine et Aliot, se sont désespérés d’une nouvelle occurrence démolissant leur stratégie de dédiabolisation.
Le Pen, scrogneugneu, est allé non seulement jusqu’à désavouer Aliot mais à faire une désagréable allusion à ses origines ; désagréable mais pas inacceptable puisque Aliot a avalé (mais peut-être pas digéré) le méchant sous-entendu. Marine, philosophiquement et politiquement solidaire d’Aliot a alors agi pour éliminer Soral de la direction qu’on lui avait promise du journal « Le National » qui devait paraître pour succéder à Français d’Abord, déjà mort et à National-Hebdo que l’on allait supprimer aussi.
Soral, habile, n’a donc pas expectoré la bile de son dépit mais s’est livré à des analyses un brin acrimonieuses mais pertinentes sur les campagnes électorales dirigées par Marine : la présidentielle et la sienne à Henin-Beaumont. Marine a alors fait donner contre Soral son premier de liste d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois. Ce dernier, sans doute un cran intellectuel, politique et littéraire au-dessous de Soral n’a pas riposté à celui-ci sur le terrain de l’analyse politico-stratégique. Mais il a habilement usé de l’invective « ad hominem » que Soral lui-même avait utilisé contre moi, selon l’habituelle technique bolchevico-sartrienne consistant à ne pas répliquer à l’adversaire sur le plan des idées mais à le traiter de petit-bourgeois. Et Sartre définissait le « petit-bourgeois » comme le « salaud » par excellence.
Aujourd’hui, il y a pire que le salaud de petit-bourgeois, il y a le « bobo ». Et dans la ménagerie idéologique le « bobo » est pire que le petit-bourgeois car il badigeonne de gauchisme son appartenance objective à la bourgeoisie. Il a l’égoïsme du petit-bourgeois mais il n’en assume pas l’appartenance. Il est en quelque sorte un super-salaud.
Voici donc Soral, à son tour (« hodie mihi, cras tibi ») attaqué selon ses mauvaises manières à mon endroit. Briois trique donc ce « bobo qui s’autoproclame intellectuel dissident avec la modestie des montgolfières ». La formule est certes gonflée au gaz de l’emportement mais a le mérite de l’originalité même si elle est méchante pour les pauvres montgolfières. Briois, hélas, ne reste pas à la hauteur de cette invective ascensionnelle et retombe en traitant Soral de « comique troupier », ce qui n’est pas une trouvaille et qui est inutilement injurieux.
Alors, que conclure ? Peut-être fallait-il en effet, chère Marine, « dédiaboliser » le Front National mais en précisant bien, je te l’ai écrit sans la moindre invective dans mon livre « Devoir de réponse », ce que l’on entendait par là. Pour l’heure hélas, ce sont bien des démons qui s’agitent encore dans ce qui reste du parti autour du fromage nourricier qu’il constitue encore pour quelques uns avec la subvention étatique des partis.
Mais ne serait-il point temps de préparer plutôt en un conclave serein, en laissant au vestiaire les inimitiés, la nécessaire confédération patriotique et sociale, respectueuse de l’âme chrétienne de la France et de l’Europe, afin de répondre aux défis de la modernité et de l’islam?

Une langue à sauver : le français !

En proposant d’ajouter à l’article 1er de la Constitution que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la nation », ce qui sera donc sans doute voté dans la x ième révision constitutionnelle, les députés n’ont pas bien agi. Je ne dis pas cela par opposition à la persistance des idiomes provinciaux que jadis on qualifiait de patois et dont certains étaient ou sont devenus des langues après un travail d’unification tel que celui de Mistral donnant au Provençal, avec le trésor du Félibrige, une dimension classique et littéraire.

Mais ce qui est fâcheux c’est qu’en positionnant cela à l’article 1er, on a laissé à l’article 2 « la langue de la République est le Français ». Sur le plan symbolique, ce n’est pas rien. Or s’il y a bien une langue menacée aujourd’hui en France c’est bien le français !

Menacée d’agression extérieure et de décomposition intérieure.

Je ne m’étendrai pas ici sur l’expansion conquérante de l’anglais cosmopolite et macdolanesque, parfait outil de communication de la barbarie contemporaine qui repose entre autres sur la dissolution des concepts dans la raréfaction des mots.

Le français est agressé, affaibli, diminué par un enseignement primaire où les méthodes globalisantes déstructurent la langue, détruisent la logique, dénaturent le sens des mots et les raréfient. Elisabeth Nuyts, notamment, dans son œuvre admirable de penseur et de thérapeute, montre comment on continue de déposséder ainsi trop d’enfants de la véritable liberté de penser que permet la maîtrise de la langue, de sa logique, de la connaissance de ses mots nombreux et de leur signification.

Il est raréfié, défiguré, abâtardi syllabiquement inversé par le retour au guttural, à l’onomatopée à des formes d’expression tribale. Et comme tout vaut tout dans la culture et l’art contemporains, on exalte cette communication où le keuf, le feuj, la meuf et les expressions « putain de bâtard », « enculé de ta race », « nique ta mère » ne sont pas considérés comme racistes puisque véhiculées par les minorités visibles épargnées par le racisme, péché originel du seul homme blanc.

Mais si les déracinés des banlieues ont justement l’excuse du déracinement dans leur ignorance du français d’Alexandre Dumas, nos dirigeants de droite ou de gauche en ont moins. L’accord convenable du participe passé est ainsi généralement relégué aux oubliettes de l’Académie. Sarkozy n’en a cure (« la faute que j’ai fait ») et Ségolène Royal tout autant.

Quant à Martine Aubry, elle manie la langue de Jaurès avec le mépris d’un percheron dans un champ de betterave. J’aurais ici la charité de ne pas traiter du cas de la si fine, si délicate, si féminine Roselyne Bachelot dont le mode nuancé, ciselé de l’expression eut été bellement commenté par Louis Ferdinand Céline s’il avait connu cette petite fleur de nos terroirs qui certes n’a pas éclos dans un pavillon d’éducation de geishas.

La francophobie, le mépris du franchouillard si prôné par Benamou, l’ami de Sarko, il est vrai, je le sais, une « valeur » très partagée parmi toute une gamme de nos dirigeants, de notre intelligentsia et de notre nomenklatura. Nous ne sommes plus au temps où Blum et Barrès communiaient dans le même amour de la langue et où les élites savouraient dans l’Action Française les pages de Léon Daudet qui prenait la défense de Marcel Proust (« Un grand écrivain vient de naître ») contre André Gide.

jeudi 22 mai 2008

Contre le mur de la discrimination positive,
l’AGRIF pose une charge creuse

Le jeudi 15 mai dernier marque une étape importante dans le combat de l’AGRIF pour faire respecter notre identité française et chrétienne. Devant la XVIIème chambre correctionnelle se tenait l’audience du procès intenté par l’AGRIF à Jean-Paul Agon, directeur général de Loréal pour ses propos concernant les méthodes de recrutement de son groupe. « Un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche », ce sont les propos de M. Agon poursuivit par l’AGRIF.
Ils ne font que dire tout haut ce que le système est train de mettre en place en douce dans le dos des Français, sous le couvert de bons sentiments tantôt évoqués sous le terme de diversité ou celui d'égalité des chances.
Ces propos qualifiés de « maladresse » par Me Veil, l’avocat de M. Agon, ont rapidement retrouvé tout leur sens par la plaidoirie de Me François Wagner. L’ avocat de l’AGRIF n’a eu aucune peine à démontrer que le délit de provocation ou d’incitation à la discrimination défini par le code pénal était clairement établi et qu’il était difficile de s’en tenir à la « maladresse » alors que M. Agon avait lui même affirmé que cette politique relevait d’un « volontarisme », tout en assumant le concept de discrimination positive. Seul hic : le code pénal ne connaît qu’une forme de discrimination qui ne peut jamais être positive et qui constitue toujours un délit.
Le système a donc été mis devant ses contradictions à tel point que le Procureur a dû voler au secours de Me Veil en affirmant que les « calmes » propos de M. Agon ne relevait pas de la provocation à la discrimination au sens pénal du terme. Il ne reste donc plus qu’à dissoudre la Halde du bon docteur Schweitzer…
Autant dire que nous attendons avec impatience le jugement qui sera rendu le 16 juin prochain.
D’ici là, continuez de soutenir l’AGRIF en adhérant, en ré-adhérant pour faire entendre notre voix partout où cela est nécessaire.

Yann BALY
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AGRIF 70 bd, St Germain 75005 PARIS - agrif@wanadoo.fr -01.40.46.96.31
NB : L'université d'été du Centre Charlier fera une large place aux actions de l'AGRIF, inscrivez-vous !

Liban, suite....

Le Figaro annonce ce jour, à la une, « Israël et la Syrie négocient la paix », ce que je révélais sur ce blog il y a maintenant plusieurs semaines.
Patrick Saint Paul, le spécialiste des affaires du Proche-Orient pour ce journal analyse comme moi ce que j’avais présenté comme les données fondamentales de ces négociations : la restitution du Golan par les Israéliens contre l’élimination de la menace militaire du Hezbollah. Ce qui inquiétait donc ce dernier, l’amenant, comme je l’expliquais, à déclencher son opération de force, mais en sachant parfaitement où s’arrêter.
Il a donc habilement renforcé son emprise sur le Liban mais sans trop défier la Syrie. Et d’ailleurs, tout en se surveillant, les deux alliés savent bien que leur affrontement serait suicidaire. Le régime syrien est en effet conscient de ce que tout affaiblissement entraînerait la révolte de la masse des sunnites qui n’ont jamais admis la prise du pouvoir, remarquablement menée jadis sous couvert du parti Baas, par la secte alaouite d’Afez el Assad.

Les négociations n’aboutiront pas.

Le Hezbollah, qui après sa victoire dans la rue vient de renforcer politiquement son emprise sur le Liban, ne pourra évidemment pas être contraint par la Syrie à abandonner sa force militaire. Israël le sait fort bien. La Syrie aussi. Et d’ailleurs, Israël ne consentira pas de sitôt, sinon jamais, à abandonner le plateau militairement stratégique du Golan avec ses sources d’une eau là-bas aussi précieuse que le pétrole.
Les négociations n’ont donc aucune chance d’aboutir.On le sait à Damas comme à Tel-Aviv.
Pourquoi alors les mener ? Parce qu’il faut bien faire semblant, parce qu’il faut ne pas fâcher le gouvernement des U.S.A. qui doit continuer à faire croire que ses pressions en vue de la paix sont efficaces.
Cependant, voici qu’enfin le général Michel Sleimane va être élu président de la république libanaise. Ce sera avant tout le président accepté par les Syriens et sous surveillance syrienne. Il sait bien que tout chef d’Etat libanais manifestant des velléités de liberté par rapport à Damas a été assassiné, Moawad comme Bechir Gemayel, et il sait également que l’assassinat il y a quelques mois de son second, un peu trop nationaliste libanais, le général El-Hage, a été un avertissement.
A vrai dire, sa marge de manœuvre sera nulle. Le seul intérêt de son élection va être de permettre une période de trêve pendant laquelle le Hezbollah préparera ses nouveaux coups et ses adversaires les moyens, s’ils existent, de les parer.
Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est que, pour le Hezbollah, la guerre contre Israël ne sert qu’à légitimer sa puissance qu’il utilisera pour continuer à grignoter le Liban et à avancer vers l’établissement de la république islamique qu’il n’a jamais cessé d’affirmer comme sa finalité. Et ceci ne sera pas sans conséquence sur l’immense phénomène d’avance générale de l’islam dans le monde. Quelques uns, il est vrai, dans une certaine extrême droite n’en ont cure.
Avec l’islam et le Hezbollah contre Israël ils croient tenir la revanche de l’affaire Dreyfus.

mardi 20 mai 2008

La politique des quotas: fantastique échec de la technocratie

Pénurie de médecins, d’infirmières, de carburant, de poisson, des céréales, des pommes de terre, les médias consacrent sans cesse des émissions à une réalité et des éventualités, dans des secteurs très différents, que l’on n’envisageait même pas il y a quelques années.

Dans certains domaines, comme la santé, c’est la politique de limitation d’accès aux diplômes qui a entraîné la pénurie permettant ainsi à des professionnels étrangers de s’installer en France. Ainsi des médecins africains trouvent-ils plus agréables de venir soigner chez nous plutôt que dans la brousse ou le Sahel dont les populations sont pourtant si pauvres dans l’ordre sanitaire.

A qui fera-t-on croire qu’avec tous nos moyens informatiques et statistiques, nos connaissances démographiques, on ne pouvait pas prévoir nos besoins ?

Mais s’agit-il là d’un incroyable échec de notre science prospective ou plutôt d’une perverse politique visant à imposer une immigration jugée idéologiquement nécessaire ?

Pour ce qui est de l’énergie, on mesure aujourd’hui, ou plutôt on ne mesure pas encore, l’extrême danger d’une dépendance sans cesse accrue vis-à-vis des pays producteurs.

La France avait pourtant, il y a cinquante ans, un immense réservoir gazier et pétrolier avec un Sahara quasiment vide d’habitants non liés historiquement au pouvoir algérien que la perversion de la politique gaulliste abandonna sans contrepartie à l’Algérie dans des accords bâclés.

Pour ce qui est des céréales et autres produits agricoles, le dossier est encore plus accablant et le peuple français pourrait hélas payer très cher de n’avoir pas voulu de la politique de préservation de notre production agricole prônée notamment par le Front National avec nos talentueux amis Alexis Arette et Jean-Claude Martinez.

Terminons ce rapide examen de l’incapacité politique de la cinquième république et de l’Union Européenne avec le dossier de la pêche. Si le poisson s’est en effet raréfié, n’est-ce pas aussi et surtout parce que, faute de protection et de légitime extension du domaine de nos eux territoriales, nous avons laissé non seulement d’autres flottilles européennes pêcher sur nos côtes mais les formidables armadas russes et japonaises puiser sans aucune retenue dans une richesse qui n’était pas inépuisable.

Tout cela permet de vérifier combien l’abandon du principe fondamental de souveraineté signifiait aussi celui de la charité bien ordonnée qui, en politique surtout, doit commencer par soi-même.

Emission de la Réplique


La deuxième partie, demain 21 mai, de notre « Libre Journal de la réplique » sera principalement consacrée à la situation au Liban et au Proche-Orient en général avec son corollaire, la menace sur notre approvisionnement pétrolier.
Nous évoquerons aussi le « passage à l’Orient éternel » (la mort en langage maçonnique) du docteur Pierre Simon qui fut un très actif grand Maître de la Grande Loge de France, un philosophe maçon et le principal inspirateur de la loi Veil.