jeudi 6 novembre 2008

Sauvons nos libertés !

La victoire de Barack Obama aux Etats-Unis amène un grand nombre de commentateurs tel Ivan Levaï à marteler qu’en France aussi, demain, il serait souhaitable que la majorité des Français vote pour un candidat issu d’une minorité « visible » ou encore de la « communauté homosexuelle ». L’idéal à imposer serait somme toute celui d’un candidat à la fois « visible » et homosexuel !
On baigne ainsi médiatiquement non seulement dans un conditionnement que l’on peut qualifier d’inversion raciste – car il s’agit bien d’un racisme à rebours- mais de surcroît d’une véritable inversion démocratique dont seule peut rendre compte la psychiatrie sociale.
Jusqu’à notre époque, les élus de nos républiques étaient certes souvent issus de cercles idéologiques, donc de minorités plus ou moins perçues par le plus grand nombre. Mais il n’y avait tout de même pas là comme un stupéfiant mépris pour la majorité du peuple, il est vrai médiatiquement hébété désormais par les feuilletons télévisés américains et l’instrumentalisation néo-raciste du sport. Les vieux peuples d’Europe sont ainsi considérés par certains comme des masses d’individus inférieurs juste bons à voter désormais pour les candidats des minorités visibles. Mais ces dernières sont elles-mêmes suscitées par des décideurs et manipulateurs idéologiques plutôt invisibles et peu connus…
Le combat politique aujourd’hui est donc d’abord celui de l’intelligence dans l’analyse de ces phénomènes. Il est simultanément celui pour une démocratie véritable permettant d’élire, en dehors de tout conditionnement néo-raciste, des candidats issus de la majorité de notre peuple et même attachés sans complexes à la réalité multi-millénaire de la vie humaine où l’homme se marie avec une femme et où les enfants sont de préférence, et sauf accidents, élevés par leurs parents.
La plus nécessaire révolution à mener aujourd’hui est donc celle de l’insurrection de ceux qui défendent le droit naturel et la démocratie du pays libre contre le matraquage de l'idéologiquement correct, de l’inversion néo-raciste et de la subversion morale.

Les tarés de la haine anti-chrétienne

Une affaire de publicité pour une grotesque Bande dessinée faisant dans le plus médiocre conformisme de la dérision anti-catholique apparaît sur des panneaux dans un certain nombre de villes avec le texte : « Nouvel Album ; la Guère Sainte. Sœur Marie-Thérèse, elle revient ! Elle est en pleine forme ! » On y présente le dessin pitoyablement nul du personnage appelé Sœur Marie-Thérèse, sorte de bibendum avec des godillots, ce qui ne serait que parfaitement débile si l’on ne lui faisait tenir un crucifix selon un port guerrier. Les dessinateur et publicitaire de cela expriment ainsi le pitoyable néant de leur manque d’imagination. L’AGRIF, qui mène plusieurs procès sur des dossiers de haine anti-chrétienne invite ses militants et adhérents à considérer cette nouvelle provocation avec le plus total dédain. Ils doivent en profiter pour expliquer que de telles déjections ne sont possibles qu’en raison d’un l’anti-christianisme continuant les traditions sans-culottes et bolchevico-nazies.
Dans l’affaire de la dégradation de l’église de la Sauvegarde où l’AGRIF s’était portée civile, le Parquet a conclu à un non-lieu, les auteurs du délit n’ayant pu être appréhendés. On ne saurait en cette affaire saluer l’efficacité de la justice. Mais peut-être ne traite-t-on pas tout à fait de l’atteinte aux monuments chrétiens avec la même célérité que lorsque d’autres édifices religieux sont visés ?

mardi 4 novembre 2008

Jusqu’au bout de la fantastique orchestration, l’exploitation du décès de la grand-mère !

A quelques heures des résultats du scrutin, la première leçon que l’on devra tirer de la campagne électorale américaine est celle de l’existence du fantastique rouleau compresseur d’une connivence de dimension mondiale idéologico-médiatique dans l’inversion raciste.
Tous les artifices des techniques modernes de conditionnement des foules auront été utilisés pour faire ainsi triompher en politique, dans le monde occidental, le principe d’exaltation des minorités. Ce qui est en jeu, ce ne sont pas les compétences réciproques de Mac Cain et d’Obama, c’est qu’il est politiquement correct d’élire ce dernier parce qu’il est métis.
Le dernier coup en date du système de manipulation est celui de la mort de sa grand-mère, providentiellement survenue à la veille du scrutin.
Jamais décès d’une grand-maman, jusque là sans notoriété particulière, n’aura été à ce point médiatisé. L’univers entier est invité à pleurer avec celui dont on aura fait le super Big Brother du New Age.
Chez nous, en France, les médias n’auront pas consacré le millième du temps à évoquer par exemple les assassinats d’enfants dans les pires horreurs.
Cela dit, si Obama est élu, bien vite retombera l’effervescence indécente du néo-racisme. La question ne sera plus celle de sa couleur de peau, mais celle de savoir ce qu’il va faire face à la crise financière, face aux problèmes du Proche-Orient, de l’Afghanistan et face aux grands enjeux géopolitiques.
Pour nous qui avons eu pour ami et maître le grand philosophe et sociologue qu’était le métis Jules Monnerot, éminent patriote français, l’important ne réside pas dans la peau mais dans l’intelligence.

lundi 3 novembre 2008

L’angoisse nous étreint…

Et si c’était Mac Cain ?
Les dernières nouvelles que j’ai pu obtenir des Etats-Unis sont des plus inquiétantes. Il paraît que Mac Cain a la frite et qu’Obama qui pensait casser la baraque ne serait pas aussi bien placé qu’on nous l’a dit. Pourtant, les sondages le donnent toujours favori chez les femmes et les hommes, les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, chez les scientifiques, les tourneurs-fraiseurs et les carrossiers, les pompistes et les pompiers, les diabétiques et les insuffisants rénaux, les cosmonautes et même chez les extra-terrestres (ceux de la réserve de Roswell) qui, on le sait, seraient rassurés si Obama arrivait à la Maison Blanche pour assurer la paix cosmique définitive et irrévocable.
Mais voilà, l’écart se resserre comme un tailleur sur les hanches de Sarah Palin.
Ah si seulement, comme en rêvait Edwy Plenel avant hier sur France Info, si seulement l’on pouvait voter pour cette élection. Les Français qui sont tous obamistes assureraient l’élection à leur chouchou. Mais hélas… nous sommes condamnés à nous abstenir.
Peut être n’a-t-il pas mis tous les atouts de son côté ? Il n’est même pas descendant d’esclave ! Enfin, heureusement, sa femme en est. Bon allons, pas de défaitisme, il faut être fort, le calme des vieilles troupes (Les Tuniques Bleues évidemment)…
Bon je m’arrête de frapper sur mon clavier pour suivre le conseil du journal Ouest France en croisant les doigts… sinon Obama va perdre et demain soir sera triste comme un jour de défaite de l’équipe de France de football.

Yann Baly

Vers un terrorisme à grande vitesse

Le sabotage d’une caténaire, ce samedi 1er novembre, bloquant pendant des heures une grande partie du trafic TGV, ne donne qu’un petit aperçu de ce que serait la France après une offensive terroriste décidée, coordonnée et n’exigeant, somme toute, que peu de moyens humains et matériels.
- Le sabotage des trains par bombes placées à bord ou par destruction des rails est un enfantillage pour des terroristes formés.
- Les incendies massifs de forêts n’exigent même pas autant de moyens.
- Les attentas contre les pétroliers ou les installations pétrolières à Fos-sur-mer, au Havre et ailleurs ne nécessiteraient que le passage à l’acte par quelques membres de la nébuleuse appelée "al-qaïda".
- Que penser enfin de la sécurité dans les aéroports ? On y fouille avec minutie les passagers mais qui contrôle vraiment les bagagistes lorsque l’on apprend que certains ont pu durablement commettre des vols tout à leur aise ?
- Et n’évoquons pas ici les terribles attentats chimiques ou bactériologiques. Avec du botulisme que tout chimiste peut fabriquer sans grande difficulté dans une cuisine, les ravages peuvent être considérables.
- Rappelons enfin ce que l’on pense à Toulouse : que l’affirmation de la thèse de l’accident survenu à l’usine A.Z.F. demeure éminemment contestable.

Les menaces d’un terrorisme pouvant mettre à feu et à sang notre pays ne relèvent pas du tout d’une illusoire fantasmagorie catastrophiste. On sait que parmi les populations islamiques un dixième au moins partage les élans de l’islamisme jihadiste et que, dans cette partie, un bon nombre encore d’entre eux ne cachent pas leur admiration pour Oussama Ben Laden. Le prénom Oussama n’est-il pas aujourd’hui bien plus fréquemment attribué aux nouveaux-nés que par le passé ?
On mesure ici combien il est d’abord absolument nécessaire de renforcer les moyens de protection, de défense et de sécurité de la France.
Notre pays doit se doter d’une police plus performante. La mission essentielle de la gendarmerie ne doit plus être de faire payer toujours plus les automobilistes. Elle doit devenir une véritable garde nationale.
Mais, sur le fond, c’est la considération de ce qu’est véritablement l’islam, non seulement religion mais idéologie conquérante qui devrait enfin inspirer les pouvoirs publics.
La politique qui, jusqu’ici a consisté à vouloir coûte que coûte mettre sur le même plan, en France, l’islam et le christianisme est certes une immense agression contre l’identité de notre patrie. Mais, tout autant, elle est lourde, à moyen terme, des tragédies qui ont abouti de nos jours à l’anéantissement ou à la disparition progressive des anciens peuples et cultures d’Orient longtemps majoritairement chrétiens.
L’illusion laïciste aura certes été consternante.
Mais plus encore l’aura été celle de tout un clergé catholique ou protestant, masochiste ou ignare, et sans la moindre aspiration de solidarité avec les chrétiens d’Orient.
Sous l’égide de l’Institut du Pays Libre se met en place en ce moment un groupe de réflexion entre catholiques et laïques lucides reconnaissant l’aberration de vouloir considérer également l’Evangile et le Coran, l’église et la mosquée.

jeudi 30 octobre 2008

De Washington à Paris : l’obamanipulation néo-raciste

J’ai entendu ce matin sur France-Inter émettre l’opinion selon laquelle si Barak Hussein Obama n’était pas élu la semaine prochaine, cela s’expliquerait simplement par une persistance raciste chez les Américains blancs. Et suivait un commentaire de regret de ce que nous, en France, ne sommes pas encore prêts à avoir un chef de l’Etat, noir ou arabe.
Ces propos, parmi des niagaras d’inepties du même style, témoignent de la maladie psychiatrique d’inversion raciste qui affecte hélas une grande partie des monopolisateurs médiatiques.
On pourrait bien sûr faire observer qu'aux Etats-Unis, sous la présidence de Bush, avec Condoleeza Rice et Colin Powell, le moins qu’on puisse dire est que des noirs ont accédé aux plus hautes fonctions sans que cela suscite une opposition de type raciste.
Mais ce qui est hallucinant dans le propos c’est que l’on balaye par avance toute motivation de vote qui porterait sur les choix politiques, sur la compétence, sur l’entourage et les influences. Ainsi voter le cas échéant pour un candidat blanc, reviendrait au fait que l’on voterait pour lui parce qu’il n’est pas noir; et ne pas voter pour un candidat noir signifierait qu’on lui refuse le suffrage parce qu’il n’est pas blanc !
On mesure là tout simplement la fulgurante inversion obsessionnelle qui a transformé l’anti-racisme en racisme à rebours, ce que nous appelons le néo-racisme, quoique les racines en remontent tout de même assez loin puisqu’elles viennent de chez nous, avec les divagations rousseauistes du mythe du bon sauvage (noir bien sûr).
Et voilà qu’il deviendra bientôt idéologiquement incorrect de rappeler que si des spécimens d’homme blanc peuvent être de parfaits abrutis et criminels, il y a aussi des spécimens d’homme noir qui le sont tout autant.
Pour ma part, je ne sais ce qui serait le meilleur pour le bien des Etats-Unis, de Mac-Cain ou d’Obama. Et je ne sais lequel des deux serait le moins mauvais pour l’intérêt français et pour la paix des nations. J’avoue n’en apprécier politiquement aucun. Aucun des deux ne me semble rompre en effet avec la désastreuse politique étrangère américaine qui a multiplié au long d’un demi siècle les erreurs et les crimes contre la paix du monde, abandonnant le Shah d’Iran et mettant en place les ayatollahs et les talibans. Aucun des deux ne me semble rompre avec la connivence israëlo-américaine qui veut à toute force nous enfourner la Turquie asiatique dans l’Europe. En parlant d’Asie, sait-on que les étudiants d’origine asiatique et de race jaune (Coréens, Vietnamiens et autre Chinois) fournissent aujourd’hui les meilleurs étudiants des grandes universités américaines ? Alors n’est-il pas dommage qu’un candidat jaune n’ait pas été sélectionné ? Ce sera peut-être pour la prochaine fois mais il semblerait que les noirs, qui ne sont jamais racistes bien sûr, ne voteraient pas néanmoins pour lui et que beaucoup de blancs, désormais parfaitement conditionnés, ne voteraient plus désormais que pour un noir.
On voit bien qu’on désigne aujourd’hui les métis comme noirs. Mais l’avenir ne serait-il pas à un candidat métis de jaune et de noir ? Cette catégorie est, il est vrai, assez rare. Mais ce candidat sera-t-il alors un « noir » ou un « jaune » ? On l’appellerait noir mais il aurait aussi les qualités intellectuelles des jaunes. Peut-être serait-ce l’idéal ?
En attendant, chez nous, on comprend bien qu’à France-Inter on prône un chef de l’Etat « noir ou arabe ». Ce serait là en effet l’aboutissement du progrès démocratique où l’on passe peu à peu de l’élection de candidats issus de minorités non visibles à celle de candidats issus de minorités plus visibles.
Le hic sera alors, néanmoins, qu’un candidat noir ou un candidat arabe, c’est pas la même chose.
Car les noirs apprennent malgré tout, de plus en plus, grâce à la tribu Ka, que l’esclavage n’a pas été le fait que des méchants européens mais qu’il a sévi plus encore en terre d’islam et qu’il continue toujours. N’oublions pas non plus, dans notre bouquet antiraciste, que les juifs bordelais ne furent pas les moins inactifs des négriers…
On peut donc craindre que jamais un candidat arabe ne puisse rallier à lui assez de voix noires pour battre par exemple un Delanoë ou qu’une candidate noire ne puisse rallier assez de voix arabes pour battre par exemple Ségolène.
On le voit, la nécessité s’imposera bientôt d’interdire les candidatures plus ou moins issues de la vieille souche gauloise. Alors dans la démocratie antiraciste triomphante, les vieux français au bout du chemin de leur repentance, pourront choisir en tout liberté citoyenne le ou la candidate de leur choix ne portant pas la tache congénitale de la blanchitude.
A la relecture de ces lignes, je m’aperçois que je n’ai guère pris en compte le facteur de ce que l’on appelle aujourd’hui l’orientation sexuelle.
Selon le même sens du progrès démocratique, il faudra bien sûr que les rétrogrades appelés aujourd’hui « hétérosexuels » ne puissent choisir qu’entre un candidat lesbienne ou une candidate gay. Allons bon, voilà que je me mélange les pédales !

mercredi 29 octobre 2008

Jean-Marie Le Pen m'écrit

En réaction à mon blog du 16 octobre 2008 sur les matchs de foot, Jean-Marie Le Pen m'a adressé par fax, le mardi 28 octobre dernier, la lettre suivante datée du 21 :


Monsieur,
Contrairement à vos insinuations malveillantes, ‘’certains’’ ont adressé, sur la dalle d’Argenteuil, des propos de compréhension non aux jeunes émeutiers des cités (5000 en 2005) ‘’pour leur révolte et leur délinquance’’, mais aux centaines de milliers de jeunes de ces banlieues qui sont les premières victimes, à la fois de la politique laxiste des gouvernements successifs, mais aussi de la violence et de la délinquance de minorités tolérées.
Je vous saurai gré de bien vouloir faire connaître mon point de vue aux lecteurs du ‘’Pays Libre’’.
Jean-Marie Le Pen

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La requête du président du Front National étant ainsi satisfaite, elle appelait la réponse que voici, en date du 29 octobre.

Mon cher Jean-Marie Le Pen,

Comme tu le vérifieras à la lecture de Reconquête et de mon blog, c’est bien volontiers que je publie le courrier que tu m’as envoyé. Il appelle de ma part, pour la meilleure information de nos lecteurs et amis les remarques que voici :

- Je ne pense pas du tout que mon propos ait relevé « d’insinuations malveillantes » et l’on peut en juger. Je te rappelle en effet ce que, selon tous les médias, tu avais déclaré le vendredi 6 avril 2007 à Argenteuil, dans le cadre de ta campagne pour les élections présidentielles. S’adressant aux personnes issues de l’immigration, tu les assurais qu’elles étaient « les branches de l’arbre France » et qu’elles étaient « des Français à part entière » et tu ajoutais : « Si certains veulent vous karchériser pour vous exclure, nous voulons, nous, vous aider à sortir de ces ghettos de banlieue où les politiciens français vous ont parqués pour vous traiter de racaille par la suite ». Je note ici que tu avais employé, comme moi à ton endroit, selon un procédé de style classique, l’adjectif indéfini « certains », pour désigner allusivement mais manifestement Nicolas Sarkozy. Mais, sous ma plume, l’emploi du mot « certains » était en réalité le fait d’une volonté de bienveillance car je pensais que tes mots t’avaient été quelque peu inspirés par tes mauvais conseillers du moment.

- Venons-en maintenant au fond puisque, somme toute, tu m’en imposes la nécessité.

● Le premier point, dans ta bouche, était déjà assez surprenant. En effet les personnes issues de l’immigration ne sont pas, en tout cas pas toutes, « les branches de l’arbre France » ! Si elles sont des branches, elles sont d’abord issues d’autres souches et d’autres troncs. Mais je sais que la greffe existe. Dans un ordre normal des choses, les immigrés que la France croit devoir ou pouvoir accueillir, peuvent bien sûr par leurs mérites, leur travail, leur effort d’intégration, voire l’engagement dans notre armée, être « naturalisés Français » selon l’expression républicaine traditionnelle. Le slogan du Front National, que tu utilisait autrefois fréquemment, résumait excellemment cela : « Être Français, cela s’hérite ou se mérite ». Et certes beaucoup d’immigrés, ou leurs enfants, ont mérité de devenir français. Voilà pourquoi, je te le dis au passage, il m’avait paru désolant que tu fasses plus tard une allusion péjorative à la part hongroise des origines de Nicolas Sarkozy. J’ai vraiment quelquefois du mal à comprendre les contradictions de tes propos !

● Sur le second point, il y avait sans doute bien d’autres reproches à faire à ce dernier qu’une interprétation de ses propos à l’évidence aussi déloyale que fâcheuse pour toi électoralement. Tu aurais pu, par exemple lui reprocher, comme moi, légitimement sa création, en tant que ministre de l’Intérieur, du Conseil Français du Culte Musulman, faute considérable s’il en fut. Mais la vérité, c’est que jamais il n’avait proféré vouloir "karchériser" tous les jeunes des banlieues ni ne les avait tous traités de racaille. Il n’était pas nécessaire d’essayer de renforcer sur ce point une désinformation à la Besancenot. Nicolas Sarkozy s’en était pris avec raison, et c’est ce que comprit le peuple, à la racaille des racketteurs, des voleurs et des violeurs, des incendiaires qui terrorisent les quartiers. Mais hélas, ton propos, pour le moins, très ambigu fut en tout cas mal pris par une grande proportion de ceux qui te suivaient jadis. L’imputation faite ensuite, d’avoir « parqué dans des ghettos de banlieue » n’était pas plus acceptable. Il me souvient le temps où dans de grands discours tu martelais que les populations du tiers-monde aspiraient à trouver chez nous, dans nos cités les plus pauvres, des conditions de vie, de travail et d’assistance « cent fois supérieure à celles de leur pays d’origine ». Et tu répétais souvent à ce sujet les paroles du dictateur algérien Houari Boumediene, prophétisant et légitimant en termes très violents le déferlement des populations du sud sur les pays du nord. Que la responsabilité des politiciens dans l’ouverture des vannes de l’immigration tels que Giscard d’Estaing avec sa loi sur le regroupement familial, ait été accablante, et même criminelle par ses conséquences, c’est un fait. Mais point n’est besoin d’ajouter que l’on a « parqué dans des ghettos » ces populations. Cela est faux. Et tu rappelais justement aussi jadis, dans tes discours que c’étaient en effet certains occupants qui rendent irrespirable la vie dans trop de cités et quartiers. Car, dans ces soi-disant « ghettos » où l’on n’a parqué personne, c’est tout un peuple de braves gens, de France et d’ailleurs, qui n’y trouvent même pas la sécurité des authentiques ghettos des siècles écoulés où s’organisait le communautarisme juif dans un certain enfermement sans doute regrettable. Or, « la racaille » justement désignée à l’époque par le candidat Sarkozy, celle des bandes qui font trop souvent trembler de peur, le soir, dans les métros, les places et les rues, les voyageurs attardés, non vraiment, elle n’est pas soumise à une vie de ghetto ! Bien sûr tu diras que tu n’as pas voulu confondre ces 5 000 racailles avec le gros de la population des cités. Mais le fait est qu’en reprochant à Sarkozy d’avoir utilisé le terme qui convenait, tu avais cru, bien à tort, que l’ensemble de cette population s’était sentie visée, ce qui n’était pas du tout le cas. Les mauvais procédés d’amalgame retombent ainsi souvent sur ceux qui les utilisent. Aujourd’hui, ce que l’on peut en revanche légitimement reprocher à Nicolas Sarkozy, c’est de n’avoir pas tenu ses promesses, de n’avoir pas terrorisé la racaille et libéré les quartiers de la violence et de l’insécurité. Sa menace du karcher n’était qu’à vocation électorale. Mais sur les conseils avisés que tu sais, notamment d’un Patrick Buisson que tu connais bien, il avait simplement occupé les positions que tu abandonnais en suivant, toi, de très mauvais conseillers. Et de surcroît, tu n’hésitais pas dans un entretien calamiteux accordé à l’hebdomadaire Familles chrétiennes, à ajouter que tu voyais dans l’islam « un facteur de cohésion sociale des banlieues ». Tu manifestais ainsi, sur ce point, une constante, que je reconnais volontiers, car cela nous opposa souvent, dans une position très ambivalente par rapport à l’islam.

Ainsi, cher Jean-Marie, puis-je affirmer qu’il n’y avait pas de malveillance dans mes propos mais la seule expression d’une constatation politique.

Bernard Antony