jeudi 26 février 2009

Dans le diocèse d’Avignon, les journalistes priés d’aller jouer ailleurs

Ces dernières semaines, depuis la levée des excommunications des 4 évêques de la Fraternité Saint Pie X, la presse est aux aguets à propos de ce qui touche, de près ou de loin, les affaires de l’Eglise. Un journaliste de radio suisse est même allé jusqu’à se déguiser en prêtre pour assister à la messe des Cendres à Écône ! Il s’est rapidement fait sortir du choeur par quelques séminaristes, qui lui ont certainement expliqué que l’Eglise n’étant pas une loge maçonnique, chacun pouvait assister à la messe librement sans avoir à se travestir...
Sur ces sujets comme sur d'autres, on se rend compte de l’ignorance crasse de beaucoup de journalistes. Exemple récent : réagissant à la publication par le quotidien italien La Stampa d'extraits de l’entretien donné au Monde par Hans Küng, le Cardinal Sodano relève que dans son chapô, le journaliste italien évoque le concile de Nice au lieu du concile de Nicée...
La recherche du sensationnel prime sur l’exigence de vérité et le souci de bien informer le public.
Les tensions et les différents qui règnent actuellement dans le diocèse d’Avignon donnent du grain à moudre aux journalistes locaux, qui se font un plaisir de faire "monter la sauce", mélangeant les genres avec des articles remplis d’erreurs ou d’approximations, allant interroger des fidèles aux sorties de messe, chacun donnant son avis sur un dossier qu’il ne connaît que par les rumeurs véhiculées par ces mêmes journalistes.
Dans la crise avignonnaise, mise sur la place publique par Vaucluse Matin, tant Mgr Cattenoz que les prêtres ayant des divergences avec lui ont décidé de ne plus s’adresser aux journalistes. Le service de presse de l’archevêque a fait savoir que ce dernier ne s’adresserait à la presse que lorsqu’il aurait quelque chose de positif à dire. Même réaction du côté des prêtres en délicatesse avec leur Ordinaire. Ce qui met en rage le journaliste de La Provence : "le comble de la mauvaise foi (sic !), écrit-il, est atteint lorsqu’un prêtre, pourtant particulièrement concerné, assène que la presse n’a strictement rien compris à ce qui se passe… en refusant courageusement d’éclairer sa lanterne !"
Une bonne leçon d’humilité pour des gens qui confondent souvent carte de presse et carte de police. Circulez, y a rien à voir !

Yann Baly

lundi 23 février 2009

Pourquoi, avec Carl Lang, je prends le parti de la France


Préambule pour les lecteurs de mon blog qui m'excuseront de la longueur, inhabituelle mais jusitifiée par les circonstances, des textes de ce jour.

Lorsqu’en juillet 2003 je décidais de quitter le bureau politique du Front National ce ne fut pas seulement pour des raisons de détail accumulées.
Je recourus sans illusion à ce que je considérais bien comme l’ultime moyen à ma portée pour essayer d’enrayer un processus navrant prouvant que Jean-Marie Le Pen n’avait pas du tout tiré les leçons de la grave crise de l’année 1998.
Je ne voyais plus comment agir au sein du bureau politique trop inerte pour empêcher la dérive du mouvement vers un mode de fonctionnement ou plutôt de dysfonctionnement, celui d’un parti de plus en plus autoritariste, jacobin, archaïque, totalement fermé aux progrès dans la conduite des relations humaines qui est la caractéristique des entreprises performantes.
Cette sclérose, comme toujours en pareil cas, s’accompagnait d’une atmosphère de sérail ou de kremlin de plus en plus lourde de suspicion. C’était « l’ère du soupçon ». Encouragé par certains dans quelques ornières idéologiques, le vieux chef qui avait eu de grandes qualités était en effet totalement perméable aux allégations de complots que lui présentaient doucereusement un ou deux apparatchiks aussi culturellement médiocres que politiciennement retors répondant à l’impérieuse aspiration d’une fille rongeant son frein à la propriété du parti. Ainsi lui avait-on fait gober l’idée d’un « complot catho », pourtant à l’évidence tellement fantasmagorique, mené par moi. Mais cela n’était-il pas accrédité par des journalistes si écoutés de la presse pourtant la plus ennemie, (là aussi, quelle étrangeté psychologique) qui présentait toujours « Bernard Antony, alias Romain Marie » (sic !) comme le chef des catholiques traditionalistes au sein du FN, insinuant sans cesse l’idée d’une sorte de noir complot vaticanesque sur le Front national.
Avec qui menais-je ce complot ? Peut-être avec un des vice-présidents de Chrétienté-Solidarité, Thibaut de La Tocnaye ? En effet, un jour, un Jean-Marie Le Pen furibard voulut m’en asséner une preuve en me confiant qu’on avait, sur son système d’écoute au « paquebot », enregistré un propos très injurieux de ce dernier à son égard. Il me le répéta. Les bras m’en tombèrent ! C’était çà la preuve du complot : un juron de corps de garde au programme assez irréalisable!
Mais peut-être le menais-je aussi avec mon ami, vice-président de l’Agrif, Wallerand de Saint Just ? J’étais prêt à parier toute une fortune de Madoff à qui apporterait le moindre début de la preuve de ce mirobolant complot catho !
Mais le pire était tout de même dans l’enlisement idéologique du chef dans une dialectique d’interprétation à causalité unique des événements du monde faisant par trop fi de la complexité des facteurs et des causes qui mènent l’histoire.
Aussi, dégagé d’une part du devoir de réserve que je m’imposais en tant que membre du bureau politique, je me plaçais dans la situation de saine liberté critique qui est naturellement celle de tout adhérent. Mais, semble-t-il, même comme simple adhérent je devais sans doute encore faire planer une menace. Alors, celui que certains appellent un peu méchamment le « mini Béria » du FN, faute de pouvoir m’expulser en quelque goulag, confia à la presse en novembre 2003 que j’étais de facto exclu du parti, faute de n’avoir pas acquitté la cotisation annuelle. Gros mensonge d’un petit homme puisque celle-ci n’expirait que six mois plus tard ! Même monsieur Iorio, le mari de Marine, lors d’un conseil de l’IFOREL, m’exprima son désaccord avec pareil procédé. J’ajoute encore que, fidèlement, je reversais ma cotisation d’élu régional ce qui n’était pas le cas de tous....
Par ailleurs, non réélu au Parlement Européen en 1999 à cause de l’inopportune présence, portant la poisse, d’un certain Charles De Gaulle, je n’en avais pas fait une maladie. Plus encore, n’ayant jamais attendu pour ma part la gamelle politicienne pour faire vivre convenablement ma famille, je savais bien qu’en démissionnant du bureau politique, mon successeur en Midi-Pyrénées ne me proposerait pas d’être candidat sur ses listes à la réélection au Conseil Régional.
Je n’en fis pas non plus une dépression nerveuse. En revanche cela me donna le loisir d’écrire au cours de ces dernières années six livres dont je suis fier, qui permettent, je crois, à beaucoup de mieux connaître notamment quelques-uns des grands phénomènes idéologiques et religieux qui pèsent dans la vie des nations.
Simultanément, je continuais bien sûr, et continuerai encore à œuvrer avec mes amis pour l’idéal de Chrétienté-Solidarité, et pour l’action de l’Agrif, associations qui, il faut quelques fois le redire, n’ont jamais eu vocation - et ne l’auront jamais avec moi - à s’inféoder à quelque parti ou mouvement, fût-ce celui auquel va ma préférence aujourd’hui.
En attendant sur le plan politique qu’un projet de reconstitution du mouvement national français se concrétise enfin, je créais avec mes amis, comme le professeur Louis Chagnon ici présent, l’Institut du Pays Libre, à la fois organe de réflexion et de prise de position politique et sociale. Cet institut, en revanche, appuiera volontiers la grande initiative du Parti de la France à laquelle, chers amis, je m’associe totalement et je vais dire pourquoi.


Mon allocution à l’occasion de la conférence de presse de Carl Lang, ce lundi 23 février 2009 :

Le Parti de la France

Cet intitulé est magnifique. Rien de moins partisan ! C’est la France que nous aimons, cette belle patrie, cette magnifique communauté de destin, conçue il y a quinze siècles, élaborée, agrandie au fil du temps par nos rois, continuée à travers tant de tragédies sous les républiques et les deux empires, jusqu’à hélas sa dislocation continue depuis plus de soixante ans ; ce phénomène que j’ai, dès 1976, décrit et appelé le génocide français, génocide spirituel, culturel, physique enfin ; génocide sous anesthésie par changement de la substance de notre peuple par la conjugaison d’une « immigration-substitution » avec la culture de mort et la banalisation étatiquement voulue et encouragée de l’avortement.
Le Parti de la France, c’est enfin le mouvement dont la France, mais aussi l’Europe et le monde ont besoin dans la clarté des idées et des projets.
C’est le choix de la fidélité aux valeurs judéo-chrétiennes universelles du Décalogue incarnées dans notre civilisation, enrichies par les immenses apports philosophiques et culturels de nos racines grecques et latines, mais aussi celtes et germaniques et je n’oublie pas la belle et très antique spécificité basque.
C’est aussi la conscience de ce que les ruisseaux de ceux qui, poussés par l’oppression ou la misère, et venant chez nous partager notre destin, ont apporté au grand fleuve gallo-romain : slaves, arméniens et juifs mais aussi africains, nord-africains et indochinois ayant aimé et combattu pour la France comme le grand Bachaga Boualem ; ayant enrichi sa culture, comme Bergson, Proust, Robert et Raymond Aron, et aussi, la grande philosophe et mystique défendant la bienfaisance de l’enracinement, hélas morte trop tôt en 1943, Simone Weil.
Et y a-t-il eu plus bel illustrateur de l’esprit français que l’antillais Alexandre Dumas ? Je pense beaucoup aussi en ce moment à ce très grand sociologue, penseur politique, écrivain et poète qu’était notre ami le guadeloupéen Jules Monnerot, médiatiquement et universitairement relégué parce qu’à la différence d’un aimé Césaire il avait quitté l’utopie du communisme pour défendre la patrie française et devenir un des maîtres à penser de la droite nationale.
Défendre notre identité française, européenne, chrétienne alors qu’elle est si violemment piétinée au moment où l’on exalte toutes les autres, ce n’est pas pratiquer un mauvais repli identitaire, cela ne relève d’aucune xénophobie, c’est assumer notre devoir de piété filiale et parier sur l’avenir de notre peuple et de notre civilisation.
Faut-il le dire, si l’appartenance française n’est pas une affaire de couleur de peau, devrions-nous être désormais complexés du fait que nous, français, sommes essentiellement européens et de race blanche ? N’y en a-t-il pas assez de cette culpabilisation que l’on injecte sans cesse à nos enfants, à l’école et dans les médias, pour amollir les cerveaux et conditionner notre peuple à l’acceptation de l’esclavage ?
Pourquoi ceux qui ne se sentent pas français ne vont-ils pas exercer leurs talents ailleurs ? A destination de celles et ceux qui nous infligent l’inversion raciste de l’obamaoisme, nous disons qu’il est odieux de priver l’Afrique de leurs compétences. Il faudrait en effet savoir rendre les Africains, ministres, préfets et médecins, à l’Afrique où ils ont abandonné leurs peuples.
Le Parti de la France défend bien sûr la fidélité à ses racines vitales, à ses principes de vie, mais cela ne relève d’aucun passéisme. Faire monter la sève, ce n’est pas aimer les branches mortes. Disons-le clairement, nous ne cherchons pas à vider les querelles, les guerres fratricides du siècle précédent.
Le monde a fantastiquement changé en cinquante ans, regardons où sont les masses démographiques, les puissances et les menaces.
Considérons aussi l’instinct de mort qui fait brandir à nouveau dans nos rues les drapeaux rouges de l’immense abomination communiste, les drapeaux noirs des terrorismes anarchistes, et, plus grave encore peut-être, les drapeaux des organisations islamistes.
Alors bien sûr, nous ne nous sauverons pas seuls et si nous ne voulons pas de cette Union Européenne soviétoïde, nous ne prônons pas un retour, ce serait aussi absurde qu’illusoire, sur les modèles passés d’un nationalisme qui ne fut pas d’ailleurs sans graves défauts. Notre nationalisme moderne n’est que l’expression d’un patriotisme français et civilisationnel en alerte devant les menaces génocidaires.
Avec Carl Lang, nous avons depuis longtemps vérifié notre accord sur l’essentiel : la survie de la patrie, le respect de la vie innocente de la conception jusqu’à la mort naturelle; la défense des droits de la famille ; celle des libertés de l’enseignement ; de la séparation de l’école, comme d’ailleurs de la justice, des carcans et des lobbies idéologiques ; le respect de la dignité humaine et des personnes dans les médias ; les libertés du travail, la rénovation des rapports sociaux, une autre loi sur la représentativité syndicale ; l’abolition des lois de police de la pensée aux effets si pervers, la lutte contre l’inversion raciste et morale du néo-totalitarisme.
Le vingtième siècle a été celui des grands totalitarismes et monstruosités exterminationnistes, du nazisme heureusement mort et celles du communisme toujours subsistant avec la mutation de ses virus criminogènes ; et n’oublions pas l’exterminationnisme islamo-turc du génocide des Arméniens et autres chrétiens.
Aujourd’hui nous devons faire face à la corrosion de notre esprit public, à l’amnésie de notre mémoire, à la perte de notre identité, à la dissolution de nos énergies et de nos intelligences et sur nos décombres, à l’immense menace du totalitarisme de l’idéologie islamique.
Plus que jamais il faut lutter : notre combat est celui de la vie, de l’amour, de la vérité et de la liberté. Pour cela allons partout par les chemins prendre le Parti de la France.

Bernard ANTONY

samedi 21 février 2009

Abominable provocation anti-chrétienne en Israël

Bernard Antony,
Président du Cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne
communique :

Prenant le prétexte des déclarations de Monseigneur Williamson, évêque bien marginal, auquel il amalgame tous les chrétiens, un certain Lior Shlein, qualifié d’humoriste, s’est déchaîné dans l’offense aux chrétiens sur la chaîne 10 de la télévision israélienne.
Les évêques catholiques de Terre Sainte ont justement manifesté leur indignation face à ces « attaques répugnantes » contre le Christ et la Vierge Marie. Ils ont exprimé leur inquiétude devant l’antichristianisme latent qui sévit en Israël. Ces obscénités s’inscrivent en effet dans une pitoyable reprise des textes ignobles appelés Toledoth Jeshuh rédigés au Xe siècle et insérés dans le Talmud, suscitant alors l’immense colère des chrétiens et de très dures réactions. Ces textes qui en furent expurgés au moment de la création de l’imprimerie, ont été très honnêtement réédités pour la compréhension de l’histoire par Jean-Pierre Osier (chez Berg International, maison d’édition qui publie de grands écrivains juifs).
On attend maintenant la ferme condamnation de cette provocation du grotesque Lior Schlein par les autorités du judaïsme en Israël et ailleurs.
La volonté d’une bonne harmonie des rapports entre Juifs et Chrétiens doit en effet reposer sur une réciprocité de respect et de vérité. Il n’est pas conforme à cette dernière d’attribuer aux seuls chrétiens des méfaits à l’égard des Juifs. L’histoire des massacres et persécutions antichrétiennes en Palestine et à Rome dans les premiers siècles de notre ère dément cela et d’ailleurs, comme je l’ai fait dans mon Histoire des Juifs, il faut considérer sur ce point la parfaite honnêteté de bien des historiens juifs de Bernard Lazare à nos jours.
De même faut-il encore rappeler que si l’extermination nazie visa massivement les juifs, il massacra également par milliers des prêtres, religieux et religieuses catholiques (2500 pour la seule Pologne) et des centaines de milliers de chrétiens catholiques ou orthodoxes.
Aussi, comme l’ont demandé également de grands esprits juifs comme Annie Kriegel et comme le journaliste israélien Sever Plocker, les Juifs ne devraient pas laisser aux catholiques le monopole des repentances. Car s’il y eut des chrétiens égarés dans la collaboration avec le nazisme, au mépris de la condamnation des papes Pie XI et Pie XII, il y eut, hélas, un engagement massif, que seul un négationnisme abject peut occulter, d’une trop grande partie des juifs du « Yidishland » dans le bolchevisme et dans ses oeuvres abominables, de la Russie à la Hongrie, avec les sommets de cruauté de Bela Kun, le dictateur hongrois.
Le Cercle d’Amitié Française juive et chrétienne souhaite donc qu’avant la venue du pape Benoît XVI en Israël, des autorités religieuses et politiques de cet état condament de la manière la plus explicite les provocations antichrétiennes, comme ce dernier condamne tout antisémitisme.
Cela permettrait assurément d’améliorer l’image d’Israël très ternie après les massacres de Gaza et les propos de Lieberman le chef de l’extrême droite, peut-être bientôt ministre, prônant d’atomiser Gaza et de procéder à une totale épuration ethnique des Arables de l’Etat d’Israël.

vendredi 20 février 2009

Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, communique

Nicolas Sarkozy, un capitaine déboussolé à la tête d’un bateau ivre.
Nicolas Sarkozy, pris dans une sorte d’activisme non seulement fébrile mais de plus en plus pathologique, se porte chaque jour, sur trois ou quatre terrains d’action, délaissant gravement la détente salutaire que pourrait lui procurer plus souvent sa douce épouse Carla.
Mais, pris dans tous les engrenages de la vie politique et sociale sans avoir pris la peine de réfléchir aux véritables causes de la dislocation de la France, il se laisse emporter dans les convulsions d’une sorte de frénésie de distribution des euros par milliards creusant ainsi encore les déficits publics qui entraîneront autant de crises à exploiter par les camarades Besancenot, Bové et les castristes des îles.
Bien que son idéologie spontanée relève plus, à l’évidence, sur bien des plans, d’une conception libertaire et révolutionnaire de la vie en faveur du déracinement social et national, sa manière branchée, agressivement « jet set » et pro-capitaliste le fait haïr des différentes gauches du néo-lénino-trotskysme.
Il est ainsi devenue l’objet d’une dérision et d’un lynchage médiatique continu même dans les médias nationaux que trop de journalistes considèrent comme des espaces conquis et des bases de propagande anarcho-gauchistes.
On pèse là la fragilité désormais des réseaux de connivence sarkozienne. Que l’on s’en prenne à la personne de Sarkozy ne serait pas grave mais, à travers lui, c’est de l’Etat que l’on se moque et c’est aussi le peuple que l’on méprise avec tous les artifices de l’intoxication médiatique.
En définitive, ce ne sont que des réformes antifamiliales que Nicolas Sarkozy peut faire passer. Sur tout le reste, il recule. Pour mieux sauter. Qu’il saute, lui, ce ne sera pas grave mais c’est hélas la France qui chaque jour est défaite encore un peu plus.
Il n’est que temps de rassembler les énergies nationales et de créer pour cela l’outil nécessaire.
Nous en parlerons ce lundi.

jeudi 19 février 2009

Facebook : piège à cons !

Les récentes révélations concernant le fameux "réseau social en ligne" nommé Facebook nous amènent à publier de nouveau un texte de Yann Baly posté le 19 juin 2008 sur ce blog, sous le titre "Moins de virtuel, plus de réel"

Ça n’arrête pas ! Ma boîte de courriels est saturée par les invitations d’amis qui se font les représentants commerciaux, à titre gracieux, de sites internet surchargés de publicités et censés aider les gens à communiquer, se retrouver, discuter, se montrer… L’un m’invite à mettre ma trombine sur tel site, l’autre insiste pour que ma face paraisse sur tel autre qualifié de « réseau social en ligne », un autre encore m’incite à rejoindre, comme lui, un « carnet d’adresses pour ne jamais perdre vos contacts, 6 millions d’inscrits » rien de moins ! On comprend pourquoi les renseignements généraux ne recrutent plus ! Un clic sur sa souris évite au brave inspecteur une journée de filature, d’écoute ou de mise à jour de ses fiches cartonnées… les activistes en ligne lui ont mâché le travail. De même qu’au militant d’extrême gauche préparant le grand soir…
Il y a surtout dans ces démarches une attirance pour le voyeurisme qui m’étonne venant de gens habituellement critiques sur une société où notre espace de liberté et de tranquillité se réduit à peau de chagrin.
Mode, snobisme, manque d’originalité ? En tous cas, Big Brother étend son recrutement, donnant ainsi naissance à la race des tradis-voyeurs et des natios-exhibitionnistes.
Fort heureusement, mon réseau social n’est pas virtuel et je garde le contact avec toutes les amies et tous les amis chers à mon cœur. Et si j’ai perdu de vue quelques uns d’entre eux, je ne désespère pas de les retrouver au gré des hasards de la vie, à la terrasse d’un bistrot ou dans un hall de gare, à l’enterrement d’une connaissance commune ou au mariage d’une copine, lors d’un séjour en Bretagne ou d’un passage en Suisse, à Lille ou à Hanoï… que sais-je, la Providence n’est pas avare en bonnes surprises qui auront toujours plus de charme qu’une recherche frénétique sur le oueb !
Comme disait Perret (Jacques, évidemment), il est grand temps de "remettre le pétrole dans ses nappes, la vapeur dans le pot-au-feu, l’électricité dans les nuages et les nuages dans le ciel" … et internet à sa place de simple outil de travail !

Yann Baly

mercredi 18 février 2009

Rébellion, indépendance, immigration

Ce triptyque maintes fois vérifié au cours des 40 dernières années n’a, semble-t-il, pas encore été intégré par certaines composantes de la droite radicale.
Les récents événements de Guadeloupe font ressurgir les vieilles rengaines simplistes réclamant que l’on donne leur indépendance à ces territoires français d’outre-mer. Les raisons avancées sont économiques, sociales, politiques, quelquefois ethniques.
Dans ce genre de situation, l’on se rend compte qu’une certaine droite, tantôt nouvelle, tantôt radicale, ne sortira jamais de ses ornières idéologiques.
Que se passerait-il si ces départements antillais accédaient demain à l’indépendance ? Premièrement, cela ne diminuerait pas la facture réglée par la métropole à leur endroit puisque ce type d’accords seraient évidemment assortis de mesures d’accompagnements financièrement lourdes. On verrait ensuite déferler en France métropolitaine des dizaines de milliers de nouveaux immigrés, déracinés, toujours plus nombreux et donc toujours plus inassimilables au mode de vie européen.
La solution pour les DOM-TOM comme pour la métropole ne peut donc passer que par une politique de développement intelligente, fondée sur le travail plutôt que sur l’assistanat et impliquant une véritable mise en valeur des atouts économiques et stratégiques de ces territoires.
Là comme ailleurs il s’agit d’une question de volonté politique. Là comme ailleurs, il faut pour cela un Etat faisant respecter ses pouvoirs régaliens tout en appliquant une décentralisation conforme à la tradition historique française. Cela passe aussi par une politique conformes aux légitimes aspirations du pays libre !

Yann Baly

lundi 16 février 2009

Guadeloupe : l’effet Obama ?

On le vérifie un peu plus chaque jour, la crise « sociale » en Guadeloupe n’a pas que des motivations économiques et les revendications syndicales tournent chez certains à la revendication indépendantiste et à la vitupération raciale contre l’homme blanc esclavagiste.
Il n’est pas possible d’analyser ici les causes complètes de cette situation.
Sans doute n’est-il plus temps et est-il même actuellement impossible de rappeler aux gens de couleur de la Guadeloupe en état d'excitation que leurs ancêtres furent vendus par d’autres noirs et que l’esclavage a régné (et même règne encore dans certains pays) en Afrique plus longtemps que dans les Iles ; et de faire observer aux métis qu’après tout, certains eurent pour origine une rencontre d’esclavagiste et d’esclave ; et de leur faire observer encore que depuis longtemps la France a permis à nombre de noirs et de métis d’accéder à tous les postes de la politique, de l’administration, de l’université.
Mais avec l’obamamania frénétique de nos médias depuis des mois, l’idée n’a-t-elle pas été martelée qu’il faudrait, même chez nous en France métropolitaine, au nom de la diversité, en venir à l’obligation d’élire un non européen de souche à la l’Elysée.
Alors, à la Guadeloupe, dans une population majoritairement noire ou métis l’idée a cheminé et se traduit par la revendication raciale d’un pouvoir noir, donc de l’indépendance.
La tentation peut être grande pour certains de dire « après tout, s’ils la veulent qu’ils la prennent » ! Et d’ajouter : « on verra ce qu’ils en feront ».Considérant en effet ce que coûte la Guadeloupe au budget national, ce serait au moins l’occasion d’une économie pensent-ils.
Mais c’est là, dans notre contexte, une illusion. Il faudrait en effet, pour que cette indépendance nous soit bénéfique, un gouvernement qui oserait imposer demain aux guadeloupéens le choix d’opter pour une seule nationalité : la française ou la guadeloupéenne. On sait hélas, avec l’exemple de l’Algérie, qu’aucun gouvernement du système actuel, n’oserait procéder ainsi. Selon toutes probabilités, le flux migratoire de la Guadeloupe vers la France ne cesserait alors d’augmenter et avec lui l’accroissement encore des énormes coûts de l’immigration. Mais là n’est pas l’aspect essentiel de la question. Ce qui est en effet plus largement en cause est l’avenir de toutes les îles françaises dans tous les océans et avec elles celui de la France dans son ensemble. Or, il ne s’agit pas là d’une question que l’on peut traiter à la légère. Nous y reviendrons ultérieurement.

La peine de mort plutôt que la perpétuité ?

J’ai entendu s’exprimer ce jour sur France-Inter à 13h, la mère d’un des criminels évadés de la prison de Moulins-Yzeure, qui fut condamné pour l’ignoble assassinat d’un de ses otages.
Elle développait combien la condamnation à la détention à perpétuité est une chose inhumaine. Certes, madame. Mais alors ? Quel châtiment infliger à ceux qui tuent des innocents, à ceux qui, avec une barbarie sans limite, sont capables de torturer des heures durant une petite fille comme Jeanne-Marie Kegelin ? Le châtiment le plus humain et même le plus chrétien comme l’a développé le Père Bruckberger, cet immense écrivain qui savait de quoi il parlait, n’est-il pas la peine de mort ?