jeudi 14 mai 2009

La politique de Benoît XVI.

Un de mes amis me demande ce que globalement je pense de la dimension politique de Benoît XVI.
Sa question, me précise-t-il, ne porte pas bien sûr d’une manière qui serait très réductrice sur d’éventuelles positions politiques du pape par rapport aux courants et partis politiques européens. A cela le pape a d’ailleurs répondu en rappelant que l’Eglise n’est pas un parti politique. Je le rassure, je n’avais pas ainsi compris sa demande et lorsqu’on examine la dimension politique d’un pape, il ne peut s’agir que de la manière dont il conduit la vie de l’Eglise, pour le bien de ses fidèles, de ses communautés, et aussi le bien commun de l’humanité, en rapport avec les Etats, les forces et les courants qui pèsent dans le monde.
Ma réponse est nette : il est un très grand, très intelligent et très avisé gouverneur de la barque de Pierre qui, certes, a sans cesse navigué dans les tempêtes du monde mais qui les affronte aujourd’hui dans un contexte radicalement nouveau de son histoire depuis le IVème siècle. J’entends par là que pour la première fois depuis la conversion officielle de l’Empire romain au christianisme avec Constantin il n’y a plus de grande puissance impériale ou nationale, et encore moins financière, témoignant au moins de leur sympathie sinon de leur adhésion au catholicisme.
Benoît XVI doit agir dans un monde où d’immenses ensembles de nations sont sous la domination du communisme, de l’islam ou d’autres religions ; d’autres sont sous la domination d’un laïcisme hostile au rôle de l’Eglise. Il y a encore les formidables puissances idéologiques ou financières plus ou moins invisibles avec lesquelles le Vatican doit compter et dont certaines tentent sans cesse de l’investir.
Il y a enfin pour entraver sa liberté ceux que nos ennemis devraient inventer s’ils n’existaient pas spontanément, offrant à leur dialectique et à leur désinformation des ingrédients inespérés. Et il y a des braves gogos désespérément bêtes pour ne pas voir qu’un Monseigneur Williamson comme d’autres amateurs de « détail » sont, de fait, les provocateurs-collaborateurs des puissances les plus hostiles à l’identité chrétienne des nations.
Et de surcroît, Benoît XVI gouverne une Eglise minée de l’intérieur, non seulement par la trahison mais aussi par la tiédeur, sans oublier la bêtise, selon les cas, de tant d’évêques, de religieux, de prêtres et de fidèles aux cerveaux idéologiquement subvertis ou pitoyablement anémiés.

mercredi 13 mai 2009

Valeurs Actuelles, la droite et les francs-maçons

aleurs Actuelles était en reste. C’était le dernier hebdomadaire de la presse officielle à n’avoir pas fait récemment sa une sur les francs-maçons. Le Point, L’Express, Le Nouvel Observateur, Marianne en sont chacun à leur vingtième couverture sur ce thème depuis 10 ans. Le sujet fait vendre…
Estampillé à droite, Valeurs Actuelles titre évidemment "La droite et les francs-maçons".
Titre accrocheur pour les lecteurs réacs mais contenu nul pour ne pas mécontenter les frères amis. C’est la mauvaise part de l’héritage néo-droitiste de Raymond Bourgine.
Avec l’interview d’une journaliste au Point, V.A. enfonce des portes ouvertes en révélant qu’il y a des francs-maçons à droite et même… au Front national ! Leur influence ? Rien de bien nouveau qui n’ait déjà était écrit ailleurs. Ce n° ne contribue qu’à accréditer la thèse des francs-maçons philosophes, travaillant "au progrès et à la perfection de l’Homme avec un grand H (sic)", répugnant à parler politique et n’intervenant dans le débat parlementaire que pour faire avancer des "lois sociétales". Bref, V.A. ne fait que révéler ce que les francs-maçons disent déjà d’eux-mêmes.
Si les ventes sont bonnes, il faut sans doute s’attendre à un n n° sur "L’extrême-droite et les francs-maçons" où l’on ne trouvera évidemment rien sur la loge Opéra ou sur le Grand Prieuré des Gaules, rien sur un personnage tel que Jean-André Faucher dont Bernard Antony a révélé le parcours absolument ahurissant dans son ouvrage Vérités sur la franc-maçonnerie*. Livre qui d’ailleurs n’a pas retenu l’attention de la rédaction de V.A. bien qu’un peu plus fouillé que celui de la journaliste du Point, mais peut être moins consensuel pour un hebdomadaire somme toute très conformiste.

Yann Baly

*Livre que l'on peut toujours commander : http://bernard-antony.blogspot.com/2008/11/mon-nouveau-livre-vrits-sur-la-franc.html

mardi 12 mai 2009

Philippe Val nommé directeur de France-Inter

Communiqué de Bernard Antony, président de l'Agrif :
Le numéro de cette semaine de Charlie-Hebdo a pour couverture un dessin de Nicolas Sarkozy, à poil, le cul ouvert. Notre chef de l’Etat doit aimer cela puisque, à la satisfaction de Carla sa tendre et délicate épouse, son ami le directeur de Charlie-Hebdo, Philippe Val, spécialiste en christianophobie, cathophobie et scatologie, vient, comme je l’avais annoncé, d’être nommé directeur de France-Inter.Le peuple français a peut-être ainsi, finalement, le chef des informations qu’il mérite en parfaite concordance cul-culturelle avec le président de la république qui lui convient.

Le pape devrait aussi aller se recueillir en Arménie, en Russie et au Cambodge

Communiqué de Bernard Antony
Auteur de Histoire des Juifs d’Abraham à nos jours qui me vaut la grande animosité de quelques antisémites obsessionnels, j’ai écouté avec émotion les propos de Benoît XVI à Yad Vashem. Cependant, on se doit de mettre sur le compte de la propre émotion du pape en ce lieu une involontaire mais grave omission : en effet, son vœu que pareilles abominations ne puissent se renouveler n’a pas été assorti du rappel que depuis la chute du nazisme en 1945, elles n’avaient cessé de se perpétuer dans l’univers concentrationnaire et exterminateur du communisme, avec notamment l’himalaya d’horreur du génocide cambodgien.
Dans son célèbre livre sur le goulag traduit en Suisse (URSS, sa 16ème république) en 1980, le juif russe Avraham Sifrin, rescapé du goulag et devenu israélien, avait établi non seulement la carte (non exhaustive) des camps de travail, prisons « psychiatriques » et autres lieux d’affliction mais celle des 41 camps de la mort en Union Soviétique. Là on exterminait notamment en raison de l’appartenance à une classe ou à une religion. Avec courage, le journaliste israélien Sever Plocker a demandé le 21 décembre 2006 que l’on se repente dans son peuple du fait que de trop nombreux juifs aient été parmi "les plus grands meurtriers des temps modernes" dans leur participation à l’exterminationisme communiste aux différents visages non moins répugnants depuis Lénine et Trotski jusqu’à Pol-Pot que celui de l’antisémitisme.
Ce serait donc ternir gravement la mémoire de la Shoah que de la faire servir, involontairement certes, à l’occultation des grands crimes contre l’humanité perpétrés avant et après.
Avant, il y eut au XXe siècle, le génocide des Arméniens et autres chrétiens perpétré par le régime des Jeunes-Turcs. Avant et après, de 1917 à nos jours ce fut de la Baltique à la mer de Chine, l’œuvre de mort du communisme avec ses cent millions de victimes.
Aucun Yad Vashem ne saurait hélas en tenir la liste et les neiges de Russie ou les jungles d’Extrême-Orient recouvrent l’anonymat des victimes par dizaines de millions.
L’Eglise catholique ne doit pas aujourd’hui se laisser accuser de sélectivité voire de racisme dans la mémoire. Dans un voyage ultérieur le pape devrait donc se rendre en Arménie puisqu’il n’a pas voulu ou pu, en Turquie, évoquer le génocide. Il devrait se rendre dans quelques lieux symboliques de l’exterminationnisme communiste. Ce pourrait être Katyn ou le canal de la mer Blanche pour l’Europe, Pnom-Penh pour l’Asie. Ainsi la mémoire des enfants juifs massacrés accueillera-t-elle aussi celle des enfants d’Arménie, de Pologne, de Russie, de Chine et d’Indochine, rejetant ainsi le racisme de fait d’un négationnisme par occultation mémoricide.

70, boulevard Saint Germain 75005 Paris ; Téléphone :01 40 51 74 07
Télécopie : 01 40 46 96 47 ; chretientesolidarite@orange.fr

lundi 11 mai 2009

Benoît XVI en Terre Sainte : ce n'est pas la victoire de la secte "islamo-chrétienne"

Contrairement à l’ignorance ou à la désinformation volontaire des commentateurs médiatiques, Benoît XVI n’a pas utilisé en Jordanie l’expression ambiguë de « dialogue islamo-chrétien ».
Il a exprimé son respect pour les musulmans ou encore pour la communauté musulmane. Il a défendu les principes, vitaux pour les derniers chrétiens d’Orient, de réciprocité dans l’égalité civile et la liberté religieuse.
Dans la clarté des concepts et de la réalité, le dialogue islamo-chrétien ne saurait en effet être confondu avec des dialogues entre chrétiens et musulmans. L’ « islam » qui signifie « soumission » désigne d’abord le modèle d’ordre religieux mais aussi politique, juridique, social établi par Muhammed à Médine et à la Mecque. Il désigne également l’ensemble des nations qui y sont soumises, qu’il s’agisse de l’islam dit sunnite ou de l’islam dit chiite selon leur adhésion aux deux continuités califales rivales.
Cela suffit pour montrer combien il est hasardeux de prétendre dialoguer « avec l’islam ». D’autant plus que cet islam ne dispose ni d’autorité politique ni d’autorité spirituelle commune.
Certes il a un centre de culture et de pèlerinage : La Mecque. Ce serait peut-être là le lieu du dialogue islamo-chrétien mais aucun non-musulman ne saurait être toléré à La Mecque ! Sous peine de mort !
Aujourd’hui, on voit donc se développer à nouveau l’illusion du fameux dialogue islamo-chrétien. Il est propagé aussi bien dans quelques milieux et revues de courants dits progressistes que dits traditionalistes ou dits intégristes du catholicisme, avec en soubassement chez les premiers un faux œcuménisme, d’ailleurs à sens unique.
Une véritable secte islamo-chrétienne apparaît ainsi chez certains clercs avec beaucoup d’emprunts au Coran dans leur étrange liturgie. Il en est même à le placer sur leur autel. Inutile de préciser que chez les musulmans, aucun n’est disposé à accepter dans la mosquée l’annonce de l’Evangile de Jésus-Christ, crucifié et Fils de Dieu.
Ces inquiétantes dérives feront l’objet, lors de notre université d’été, des conférences de Marie-Thérèse et Dominique Urvoy, grands universitaires et écrivains spécialistes de la langue, des civilisations arabes et de l’islam.

Profanations à Saint Denis

Communiqué de l'AGRIF

Le badigeonnage de croix gammées sur des piliers de la basilique de Saint-Denis constitue la dernière profanation en date de nos lieux sacrés.
Cette fois-ci l’on s’en est pris au lieu le plus chargé de mémoire de notre histoire religieuse et nationale. Pour l’instant, aucune information ne permet de désigner les possibles auteurs de cet acte.
L’AGRIF, quoi qu’il en soit, considère qu’il s’inscrit dans le bouillonnement actuel de la haine anti-chrétienne sans cesse médiatiquement amplifiée. Elle va charger un de ses avocats de suivre cette affaire et de déterminer les procédures qui s’imposent.

jeudi 7 mai 2009

LA CHRISTIANOPHOBIE MISE EN ÉCHEC AU PARLEMENT EUROPÉEN.


Bernard ANTONY, président de Chrétienté-Solidarité et ancien député au Parlement Européen, se félicite du rejet par le Parlement Européen d’un amendement du groupe libéral faisant la promotion de l’avortement et condamnant les propos de Benoît XVI sur le sida. Alors que les socialistes, les communistes et les verts ont voté en faveur de cet amendement, il enregistre avec satisfaction que la plupart des élus de l’UMP se sont prononcés contre.

L’opposition à cet amendement christianophobe des députés du Parti de la France, Carl Lang et Fernand Le Rachinel, de Jean-Claude Martinez pour la Maison de la Vie, de Philippe de Villiers et de Patrick Louis pour le MPF ne l’étonne pas.

Il constate en revanche avec tristesse que Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen figurent parmi les élus qui ne se sont pas prononcés sur cette nouvelle manifestation de haine à l’égard de l’Eglise.