jeudi 10 février 2011

Maçonnerie, islam : collabos ci, collabos là…


A l’Institut catholique de Toulouse

Ce mardi 8 février était annoncée une conférence suivie de débat par Paul Pistre « historien » (sic !) actif militant du « dialogue » avec la franc-maçonnerie. Ce personnage est l’auteur d’un dernier petit bouquin non seulement d’hostilité fondamentale à la position d’hier et d’aujourd’hui de l’Eglise catholique vis à vis du phénomène maçonnique. Il y défigure ou caricature sans la moindre objectivité ceux qui les défendent. Le bouquin est d’une accablante médiocrité sur le plan historique dans un incroyable mixage d’erreurs et d’occultations graves. On y cherchera en vain la moindre critique de l’influence de la « secrète religion de la république », cette hiérarchie parallèle qui a préparé et impulsé toutes les lois de la culture de mort de la cinquième République.
Paul Pistre était entouré sur l’estrade du directeur des éditions Privat, Philippe Térencle, qui présidait la soirée, de Jean-Jacques Rouch, grande autorité toulousaine du Grand Orient de France et du père dominicain Jean-Michel Maldamé.
On nous avait annoncé une soirée dans la grande tradition du débat, de la controverse, de la tolérance, de l’humanisme. J’ai patiemment tout écouté :
- Les propos de Pistre se félicitant de l’ouverture à la maçonnerie de la presse catholique comme « la Vie » (sic !) et sa description des rapports idylliques de certains clercs plus éclairés que ce méchant pape de Benoît XVI dans les rapports avec les loges.
- Les propos patelins du frère Rouch auquel le président Térencle ne cessait de manifester amitié et considération.
- Les circonlocutions du père dominicain sur « les pistes possibles de réflexion » entre chrétiens et maçons sur le personnage de Salomon. Proférer cela témoigne d’une totale ignorance du symbolisme maçonnique et de sa fantasmagorie.
Sur le coup de 22h, le débat avec la salle était ouvert.
Je demandais la parole dans l’esprit annoncé de débat, de controverse et tutti quanti.
A peine commençais-je à formuler mes observations, mes réfutations que… fini la tolérance, fini le débat, fini la courtoisie.
A la tribune on s’offusquait, on s’indignait, on me sommait de conclure, tandis que dans la salle quelques « frangins » éructaient et manifestaient qu’il fallait m’expulser.
Essayant de concilier la courtoisie, le calme et la fermeté du propos, je pus tenir le micro durant une dizaine de minutes, histoire de démonter un peu le consensus mensonger de cette réunion-manipulation.
Un de mes amis me relaya ensuite, exprimant notamment et très clairement son étonnement devant le silence du dominicain devant le travail maçonnique de culture de mort. Pour lui aussi, pas de débat.
En dehors des « frangins » vitupérant, que pensait-on dans l’assistance ?
Chose déjà positive, certains sont arrivés, grâce à ce blog, à me commander mon livre par lequel ils pourront mieux constater le travail de désinformation de l’ « historien » Pistre, bien médiocre certes mais néanmoins « gogo utile » pour raconter à  de braves gens ignorants les fables des bienfaits maçonniques.
Un dernier point : avant la réunion, le vendeur des bouquins de Pistre confiait que les conférenciers étaient en retard en raison du « pousse-café » qui concluait leurs agapes fraternelles.
On m’a dit que je leur avais vraiment coupé la digestion et à voir leur tête vocifératrice sur l’estrade je crois que c’était vrai et je confie que je n’en ai pas vraiment le regret. Cela dit, Dieu merci, le hoquetant Paul Pistre n’a pas fait un infarctus dont on m’aurait sans nul doute accusé d’avoir été la cause instrumentale et même efficiente…

Le livre « Vérités sur la franc-maçonnerie » de Bernard Antony est à commander au Centre Charlier 70, bd St Germain 75005 Paris  (37€ franco de port ; chèque à l’ordre du Centre Charlier).


Islamophilie, islamopholie bénédictine.

Au monastère d’En-Calcat dans le Tarn, le moine Grégory édite le bulletin « Bismillah » du nom du mot précédant les sourates du coran et signifiant « Au nom de Dieu ».
Dans une grande confusion de pensée sur le dialogue inter-religieux ce moine, tourneboulé par la théologie du père Christian de Chergé, annonce devoir toujours plus se consacrer à l’étude du coran et de la « tariqa soufie » (sic). Il écrit entre autres désolants propos : « Sans pour autant renier notre propre foi chrétienne, je suis convaincu que nous devons la laisser être interrogée, bousculée, dépouillée par la foi de nos frères et sœurs de l’Islam, car c’est ainsi que nous pourrons être enrichis par les rayons de vérité qui nous viennent de cette foi au Dieu unique ».
Heureusement, des prêtres du Tarn et de la Haute-Garonne conseillent à leurs fidèles d’acheter et lire mon dernier livre « Dieu et les hommes dans le coran » (1).
A la lecture de Bismillah le moine Grégory ne semble pas manifester quelque préoccupation de solidarité avec les chrétiens des pays d’islam où dans les meilleurs des cas ils sont confinés dans l’exclusion de la dhimmitude et hélas si souvent persécutés, emprisonnés, torturés, massacrés.
Je médite donc de convier quelques musulmans convertis au Christ d’aller dialoguer avec ce moine.

(1) A commander au Centre Charlier (17€ franco de port).

mardi 8 février 2011

Un désaccord avec Jean Raspail : non ce n’est pas la charité chrétienne qui a commencé à nous perdre, c’est sa dénaturation !

L’admiration que j’ai pour le très grand talent de romancier de Jean Raspail, la joie que j’éprouve à la nouvelle de la réédition du Camp des saints et l’amitié que je lui porte ne m’interdisent pas et même m’incitent à exprimer mon désaccord sur ses propos en réponse à une question posée par Patrice de Méritens dans Le Figaro Magazine du 5 février 2011.

Voici les lignes qui motivent ma réaction :
« Patrice de Méritens : Que répondez-vous au soupçon d’un frénétique égoïsme ?
Jean Raspail : Nous assistons actuellement à une exacerbation laïque émotive de ce qui était autrefois la charité chrétienne, laquelle s’exerçait à l’égard de son prochain, mais pas à la terre entière. Autrefois, chez ma grand-mère, il y avait la place du pauvre, symbolique. Pas celle de millions d’affamés. La charité chrétienne a déjà commencé à nous perdre. Que faire ? Se barder d’égoïsme, voire d’un peu de cruauté. Rocard eut le courage, en son temps, de dire que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde. Message à faire passer à certains évêques. »

Je ne considère certes pas ce propos circonstanciel de Jean Raspail comme l’expression d’une réflexion doctrinale sur la conception chrétienne de la charité. Elle révèle surtout en effet, je crois, une grande déception devant la collaboration de toute une partie de l’Eglise avec le phénomène génocidaire de l’immigration sans limite, avec pour conséquences les drames du déracinement pour certaines populations mais également pour notre peuple le risque de disparition sous une véritable colonisation- islamisation.

La légitime dénonciation d’une véritable inversion de la charité ne doit pas conduire un chrétien à oublier que la terre entière est le champ de la charité chrétienne. Certes mon prochain est bien le plus souvent mon proche, c’est à dire mon voisin, mais il est aussi partout celui qui attend le message d’amour du Christ, celui qui souffre et meurt pour les valeurs de foi, de dignité et de liberté.

Jean Raspail, si au fait de la culture catholique, ne peut pas ne pas comprendre que selon la grande mission que le Christ a confiée à tous ses apôtres et disciples, « Allez et enseignez toutes les Nations », c’est bien vers tous les hommes qu’il a demandé de porter le message et la réalité de son amour.

Pour nous, chrétiens et Français, ce prochain n’aurait-il pas dû être et ne sont-ils pas ces femmes, ces enfants, ces hommes abandonnés aux persécutions, aux exterminations du génocide arménien, des camps de la mort, du goulag, russes, ukrainiens, baltes et polonais, juifs et indochinois, pieds-noirs et Harkis et aujourd’hui chrétiens de la dhimmitude du Maghreb au Pakistan ?

Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde mais nous en détourner serait à la fois une atteinte à la charité et une faute politique suicidaire. Depuis que la France est France et l’Europe européenne, cher Jean Raspail, des missionnaires ne sont-ils pas partis de chez nous vers tous les continents, très souvent martyrisés, pour avoir porté la charité du Christ sous toutes ses formes, jusqu’à Nagasaki ou dans les neiges du Canada ? Et jadis, dans les plus humbles chaumières de l’Alsace au Béarn, il y avait des grands-mères pour prier et donner pour ces missions, et aussi pour accueillir à sa place, pas seulement symbolique, le miséreux de passage. Il y avait aussi, il est vrai, de grands papes et de grands saints et de grands soldats pour accomplir une grande œuvre de charité, celle qui consistait à épargner à nos peuples les immenses tragédies qui se sont abattues sur tant d’autres. Et c’est ainsi que furent gagnées les batailles de Lépante ou de Vienne alors que nos rois, par trop égoïstes, ne se souciaient pas d’endiguer une menace qui aurait pu aussi emporter notre beau royaume.

Certes, la charité ne consiste pas à ouvrir les portes et les bras aux envahisseurs. Non, elle ne consiste pas à rendre, comme le fit le pape Paul VI, les drapeaux de Lépante aux Turcs qui, eux, ignorent toute repentance. Elle ne consiste pas à embrasser le Coran, comme le fit en un geste malheureux le pape Jean-Paul II.
Non elle ne consiste pas, comme l’ont fait des évêques français, à offrir des terres de notre vieux pays chrétien pour y bâtir des mosquées ou pire encore à accepter la transformation d’églises en mosquées. Cela c’est le contraire de la charité, cela en est le détournement, l’inversion, la subversion, la corruption.

La charité c’est d’aider aujourd’hui comme hier la veuve et l’orphelin, l’ami dans la détresse, la jeune femme déboussolée qui ne sait pas si elle doit préserver la vie de son enfant à naître. Mais notre prochain, c’est aussi Asia Bibi, la jeune chrétienne que l’on martyrise au Pakistan pour son amour du Christ. Notre prochain, ce sont tous les lointains que l’on peut essayer de rejoindre par la pensée et la prière faute de pouvoir les serrer dans nos bras.

La justice administrative fait respecter le principe de séparation de la maçonnerie et des pouvoirs publics.

Dans un arrêt du 6 janvier dernier, la Cour administrative d’appel de Marseille a annulé les décisions prises par la Ville de Montpellier et la région Languedoc Roussillon en 2004, qui avaient attribué 500.000 euros de subventions au Centre Culturel Montpelliérain (CCM), qui, sous cette dénomination discrète, regroupe 33 (sic) associations maçonniques représentant de nombreuses obédiences. Les subventions devaient permettre la construction d'un temple maçonnique.
Les juges ont estimé que ces subventions priamesques étaient dépourvues d’intérêt local et ne répondaient pas au besoin de la population locale.
Un pas en avant vers la séparation de la maçonnerie et de l’Etat que Chrétienté-Solidarité réclame depuis des années ?
Une décision qu’il faut garder en mémoire pour éplucher toutes les aides directes ou indirectes que les pouvoirs publics donnent à la maçonnerie.

lundi 7 février 2011

« La révolution de la liberté dans les pays arabo-musulmans » : mais c’est un déni de réalité, un énorme mensonge !

Communiqué de Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité.


La véritable révolution dans les pays arabo-musulmans, ce ne pourra être que celle de la liberté religieuse, celle d’être ou de n’être pas musulman, celle de la liberté de jugement, de critique et de débat, celle de proposer des lois fondées sur la seule morale naturelle de protection de la vie innocente, de la dignité humaine et de l’égalité de l’homme et de la femme, de respect de la propriété légitimement acquise.
Pour l’heure, on nous ment sur les soi-disant révolutions de la démocratie et de la tolérance. Que des régimes dictatoriaux et corrompus s’effondrent c’est bien, mais ce serait mieux si enfin l’on proclamait l’application, en parfaite réciprocité, du verset coranique « pas de contrainte en religion » depuis treize siècles invoqué exclusivement à sens unique.
La véritable révolution de la liberté ne serait-elle pas d’abord celle de l’  « aggiornamento » d’un islam qui en finirait avec la charia, le jihad et la dhimmitude ?
Il semble, hélas, que l’on ne peut guère compter sur les Frères Musulmans pour cela.

vendredi 4 février 2011

LE VERITABLE ENJEU DANS LE MONDE MUSULMAN : LE RETOUR DE L’UNITE DU CALIFAT AVEC LA TURQUIE.

Voici que l’on a de plus en plus dans les medias les yeux de Chimène pour les Frères Musulmans. L’on nous assène que ces bons barbus sunnites n’ont rien à voir et ne s’entendront jamais avec les méchants islamistes chiites d’Iran auxquels les opposent treize siècles de haine et de conflit depuis la première guerre de succession entre Ali, le gendre de Mahomet,  quatrième calife (« successeur ») et Muawiya, le gouverneur de Damas soutenu par Aïcha, l’épouse préférée de Mahomet.  Et c’est ainsi que fut formé après son assassinat le parti (chia) d’Ali et ce fut la plus grande scission divisant jusqu’à nos jours les musulmans.
Mais néanmoins il y a toujours eu dans l’islam des courants transversaux entre chiites et sunnites. C’est ainsi qu’aujourd’hui le Hamas sunnite, branche palestinienne des Frères Musulmans est l’allié du Hezbollah chiite libanais sous la dépendance de Téhéran et soutenu par la Syrie sunnite mais dont le régime est totalement contrôlé par la secte alaouite dérivée du chiisme.
On nous dit dans les médias, comme pour nous rassurer, que les islamistes tunisiens et égyptiens, bien sûr « modérés » se veulent sur le modèle du parti islamiste AKP qui gouverne la Turquie. Chacun doit être persuadé qu’il n’y a pas plus « modéré » que le premier ministre Erdogan.
Ce dernier est en effet un tendre poète. N’exalte-t-il pas suavement en un doux symbolisme les minarets qui sont comme des baïonnettes et les dômes des mosquées comme les casques des guerriers ?
Or la Turquie ne cesse désormais de développer ses liens avec l’Iran.
Et alors que le monde arabe, comme le monde balkanique, avait salué au siècle dernier avec une immense joie la fin de sa domination, voici que les partis islamistes tunisiens, et égyptiens en font leur modèle. La Turquie joue ainsi à nouveau un rôle immense d’unification des trois premières composantes historiques de l'islam: les peuples arabes, les peuples turcs et la Perse. Mais elle s’active aussi vers le Pakistan et l’Indonésie.
Avec l’internationale des Frères Musulmans notamment, dont Tariq Ramadan et son frère Hanni, petit-fils du fondateur Hasan al-Baanâ, sont les habiles propagandistes en France et partout en Occident, elle dispose d’un immense réseau de connivence et de progression vers la prise du pouvoir de l’islamisme le plus extrême dans bien des pays.
On ne cessera de mesurer l’accablante irresponsabilité de ceux qui veulent introduire la Turquie en Europe, non seulement nos politiciens ignares ou corrompus mais aussi plus gravement encore jusqu’à il y a peu, un gouvernement israélien à courte vue voire aveugle et un gouvernement américain œuvrant selon une constante tradition de complaisance pour les ennemis et d’abandon de ses alliés.
On peut sans fantasmagorie complotiste légitimement s’interroger sur la politique de Barak Hussein Obama.
Pour l’instant, il est évident qu’elle n’est pas tournée contre les Frères musulmans ni contre le puissant retour en force ottoman. Dans le monde musulman imprégné par le modèle politique de son fondateur Mahomet, l’aspiration à la restauration du califat a toujours été forte. La Turquie aujourd’hui à nouveau s’impose comme son siège et son chef de gouvernement comme le calife le moins contesté.
Quant au grand élan démocratique arabe actuel, on pourra sans doute en reparler. Il est vrai qu’il n’est pas démocratie plus parfaite que celle de Mahomet et république plus universelle que l’islamique…

jeudi 3 février 2011

La démocratie, les cavaliers d’Allah et les chameliers de Moubarak.


On finit par croire que ce n’est pas toujours de la désinformation volontaire !
Non, ils y croient, et surtout elles ! Oui, ils et elles y croient au grand triomphe de la démocratie sur les affreuses dictatures. Même en pays d’islam !
Cette fois-ci, non, non et non, ce ne sera pas comme lors de la révolution iranienne que l’on avait tant approuvée, chantée, louée, exaltée ! Mais leurs précurseurs (et « précurseures » ?) pouvaient-ils se douter qu’après avoir enfin éliminé le régime du si méchant Shah, l’Ayatollah Khomeiny n’établirait pas la plus belle, la plus douce, la plus progressiste des républiques ?
Aujourd’hui cela ne se renouvellera pas : à Tunis comme au Caire, les islamistes sont en effet modérés, mo-dé-rés vous dis-je, et de toutes façons ce que veulent les peuples, plus encore que le couscous, c’est la démocratie et encore plus et toujours plus de démocratie !
Et d’ailleurs l’islam n’est-il pas une religion de paix, de tolérance, de progrès ? Et le coran et les hadith ne sont-ils pas les fondements de la démocratie idéale, et le régime de Mahomet à Médine son modèle ? Demandez donc à Tariq Ramadan ce lumineux petit-fils d’Hassan Bana, le fondateur de la confrérie des si généreux Frères musulmans, l’équivalent en islam de l’Armée du Salut ou des Petites Sœurs des pauvres, oui Tariq vous expliquera cela.
En attendant, nos inlassables bavardes et bavards annonciateurs des grands soirs de l’Orient ont pris un petit coup au moral. Voici que le gars Moubarak n’a pour l’instant pas plié comme ce rahat-lokoum de Ben-Ali chez qui c’était madame qui commandait. Moubarak, lui, a plutôt il est vrai une gueule à jouer dans les Tontons flingueurs et ce n’est pas chez lui que « Bobonne » ferait la loi.
Entendons-nous bien, ce n’est pas que je regrette personnellement les dictateurs arabes, ni les autres d’ailleurs.
De Ben Ali je n’ai pas profité de l’hospitalité . Je n’ai jamais eu de villa à Sidi-Bou-Saïd comme tout le gratin gauchiste du Nouvel-obs. Et pour ce qui est de Moubarak, je ne crois pas que son régime ait un tant soit peu cherché à alléger la dhimmitude pour les coptes et protégé leur sécurité. Mais, je l’avoue, le désarroi indigné de nos journaleux et des obamaniaques devant sa contre-attaque inattendue et musclée m’a réjoui.
Quant aux propos de nos gouvernants, Sarko, Mam et les autres, quelle pitoyable médiocrité. Comme des perroquets engourdis, ils répètent, quelques heures après, ce qu’a dit leur grand sorcier-médecine Obama : « il faut assurer la transition pacifiquement ». Ils sont tous en effet pour la paix, la tolérance et bien sûr la démocratie. Cétipabo, non ? Oh bien sûr pour l’originalité faudra attendre un peu. En attendant, l’originalité c’est Moubarak qui en fait preuve . La charge de ses chameliers était sans doute peu démocratique mais roborative, superbe. A nouveau, à la télé, l’Egypte sentait bon la caravane, le sable chaud. Alors, même si, comme moi, on a plutôt le goût de voir un jour refluer les cavaliers d’Allah sous les coups d’un nouveau Charles Martel, on ne peut s ‘empêcher de préférer une offensive chamelière (sans exclure la possibilité de dromadaires) à une terne avancée de CRS à pieds.
Comme quoi il ne faut jamais désespérer. Avec un peu de chance, le divin Kadhafi, qui veut toujours être le meilleur, nous sortira de sa réserve sécuritaire de barrissants pachydermes. En Orient au moins politique et ménagerie font bon ménage !


Aux lecteurs de Reconquête:
C'est par une regrettable erreur que nous avons annoncé des prix de commande de nos livres sans les frais de port.
Merci à nos lecteurs qui voudraient nous les commander de bien vouloir appliquer les prix suivants:
- L'islamisation de l'occident et nos élites (Louis Chagnon): 29€
- Dieu et les hommes dans le coran (Bernard Antony): 17€
- Bénédictus. Écrits spirituels Tome II (Dom Gérard): 29€
- Louis XVI ou la fin d'un monde (Bernard Faÿ): 37€

mardi 1 février 2011

Le dernier gag en date de la désinformation mediatico-politologique sur l’islam : « l’islamisme modéré, sur le modèle… turc ! »


Depuis des années, les têtes de linottes de la politologie islamique de pacotille et les dialogueux du pseudo « dialogue inter-religieux » tout de complaisance à sens unique nous bassinaient avec leur distinguo politiquement correct entre le bon islam et le méchant islamisme : au mépris du fait que, depuis des siècles, l’islamisme signifiait simplement à la fois l’idéologie de l’islam, théocratique, morale, politico-sociale et culturelle et son application concrète selon les pays et ses quatre principales écoles juridiques.
Cet islamisme a certes souvent pris dans l’histoire des formes très rigoureuses tels les mouvements wahhabites ou salafistes qualifiés d’intégristes ou de fondamentalistes, et suscité différents courants terroristes depuis la célèbre secte des hashishins issue du chiisme jusqu’à la nébuleuse sunnite appelée al-quaïda.
Voilà aujourd’hui que différents partis dans bien des pays sous la domination de l’islam s’intitulent « islamistes » sans pour autant prôner directement le terrorisme et surtout lorsqu’ils sont au pouvoir comme le parti turc AKP (Droit et Développement) et veulent faire risette à l’Union Européenne.
Alors nos politologues de « l’islam il est beau, l’islam il est gentil » affublent chez nous cet islamisme de l’adjectif « modéré » qui n’est pas du tout usité chez eux. Ainsi on veut rassurer le téléspectateur.
Du moins, l’opposition récente et factice entre islam et islamisme a-t-elle enfin sauté. Désormais il est admis que l’islamisme est tout simplement l’islam réel.
Sous l’influence jadis des modèles et de la domination politique et culturelle de l’Europe, on avait vu en effet ça et là libéraliser plus ou moins l’application de la loi mahométane, la charia, voire avec le régime kémaliste en Turquie, les régimes baasistes en Irak et Syrie et le Néo-Destour en Tunisie une tentative d’application musulmane du concept si étranger à l’islam de laïcité. Cela appartient désormais au passé.
En Tunisie comme en Turquie, en Egypte et partout en pays islamistes, l’enjeu ne réside plus aujourd’hui que dans la plus ou moins rapide avancée (ou plutôt recul !) vers une application plus stricte de la Charia.
Pour les dernières communautés chrétiennes sous domination islamique ce qui est partout en jeu c’est l’application d’une dhimmitude diversement contraignante ou persécutrice.
En Occident, le mensonge de l’islam « modéré » se révèle donc de plus en plus. Il y a certes des musulmans « modérés ». Mais l’adjectif ne vaut pas pour les pays soumis à son totalitarisme. Car partout, dans la diversité mais l’unité fondamentale de « l’oumma » (la communauté islamique), plus de cinquante nations s’appliquent à la conformité avec le modèle de l’ordre théocratique établi à Médine par Mahomet.
Et elles partagent toutes la volonté de faire régner ce modèle sur le monde entier.
Ne pas voir et faire voir cela c’est lourdement mentir ou se mentir. Pénétrant partout en Occident avec les grands flux de l’immigration et son dynamisme démographique, l’islam progresse et de plus en plus s ‘implantent les bases d’édification des futures sociétés islamistes comme le Kosovo.
Ainsi, alors que le Liban passe toujours plus sous la contrainte des islamismes sunnite et chiite, la France continue à se libaniser. Voici enfin (ils y auront mis le temps !) que quelques uns commencent à s’inquiéter : chez les francs-maçons, chez les juifs, chez les chrétiens qui, collectivement, à l’exception des patriotes lucides et des fidèles clairvoyants, portent l’accablante responsabilité d’un avenir mondial lourd de menaces.
Dans la maçonnerie, certains se demandent si, au lieu de la république universelle au cœur de leur utopie ils ne verront pas ressurgir le califat islamique.
Dans le bon peuple juif de base on commence de même à maudire les intellectuels et artistes mondialistes et immigrationnistes qui ont tant parlé et agir pour que la France s’ouvre à tout le monde.
Et voilà qu’en Israël dont le gouvernement a tant voulu, avec celui des USA, irresponsablement nous enfourner la Turquie dans l’Europe, on pèse avec effroi les conséquences de la politique qualifiée par Charles Enderlin de « grand aveuglement » grâce à laquelle a prospéré au nord le Hezbollah et au sud le Hamas.
Chez les chrétiens, et notamment les catholiques, l’heure n’est hélas pas encore à la repentance officielle pour la collaboration active avec l’avancée islamiste de tant d’évêques, de curés, de religieux et de laïques de la génération soixante-huitarde, plus ignorants les uns que les autres de ce qu’est l’islam, du moins lorsqu’ils ne sont pas déjà subjugués par sa vigueur…
La jeunesse de nos nations a désormais deux immenses défis à relever :
- celui de la décadence, de la culture de mort, de l’humanophobie nihiliste.
- celui de l’immense avancée islamiste.
Elle les relèvera par le courage de la vie, de la vérité et de la liberté.

Communiqué de Bernard Antony, président de l'Institut du Pays Libre.