vendredi 9 décembre 2011

Reconquête n°283

A commander au Centre Charlier,
70 bd Saint-Germain 75005 Paris.
7 € franco de port.


L’Agrif déboutée de son référé par le tribunal de Grande Instance de Paris : un jugement incompréhensible !

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

L’AGRIF demandait, à titre principal l’interdiction de GOLGOTA PICNIC, aussi abjectement antichrétien qu’attentatoire à la dignité humaine, mais à défaut de simples interdictions partielles des propos et scènes les plus odieux pour mettre le spectacle en simple conformité avec la loi pénale.

Encore à défaut, l’AGRIF demandait une simple interdiction aux mineurs et la lecture d’un communiqué avant chaque représentation sur le caractère choquant du spectacle pour les Chrétiens et l’information des exhibitions obscènes s’y commettant.

Le théâtre du rond-point avait communiqué en référé un DVD des 2h23 de GOLGOTA PICNIC dont les extraits disponibles sur Internet donnent un pâle aperçu des abominations de ce spectacle éprouvant.

Rappelons notamment les singeries de la crucifixion par une actrice méprisante et vulgaire portant un justaucorps sur lequel est imprimé le corps supplicié du Christ et portant un casque sur lequel est imprimé la couronne d’épines.

Madame Magali BOUVIER, 1ère Vice-Présidente du Tribunal de grande instance de Paris, qui a visionné ce DVD, a pourtant débouté l’AGRIF de l’ensemble de ses demandes.

Elle n’a même pas accordé la lecture d’un simple communiqué d’avertissement sur le caractère choquant pour les Chrétiens et attentatoire à la pudeur du contenu de ce « spectacle », ce qui avait pourtant été accordé à l’AGRIF dans l’affaire de la « Dernière tentation du Christ » il y a plus de 20 ans par la Cour d’appel de Paris qui avait ordonné l’apposition de bandeaux sur toutes les affiches du film, mesure autrement contraignante que ce qui était demandé ici.

Le juge a commencé par invoquer le fait que l’AGRIF n’avait engagé aucune action pénale pour provocation à la haine envers les Chrétiens, alors qu’une telle action pénale ne sera possible qu’après la première représentation de ce 8 décembre !

Le juge continue : « l’auteur d’une telle création n’est tenu de se conformer à aucune opinion, foi, esthétique ou morale déterminée, et il n’est limité que par les obligations imposées par la loi ».

Justement, les conventions internationales et la loi française, qui protègent les Chrétiens contre la provocation à la haine mais également la dignité humaine ne le permettent pas. Il n’y a pas été répondu, pas plus qu’il n’a été répondu au scandale des subventions publiques qui permettent, seules, de proposer ce spectacle à quelques bobos parisiens décérébrés.

Encore une fois, la Croix a été appelée à la rescousse par le juge qui invoque expressément les justifications manifestement gênées de ce quotidien paraît-il catholique.

En ce qui concerne les exhibitions sexuelles particulièrement obscènes, le juge a tenté de les atténuer et de les justifier en prétendant que rien n’interdisait la nudité dans un spectacle. Sauf que le Code pénal interdit toute exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible au public !

En tout état de cause, ce n’est pas la simple nudité qui est ici en cause mais une mise en scène d’une rare obscénité. Pour seul exemple cette scène où l’on voit des acteurs non pas dans une simple nudité naturelle mais dans la plus obscène composition d’avilissement scatologique représentent exactement l’inverse de ce qu’est la dignité humaine.

Puisque nous sommes confrontés à un total négationnisme de la réalité, pardon d’être contraints de révéler ce que les promoteurs ou les défenseurs objectifs de GOLGOTA PICNIC n’ont pas osé dire. Et encore est-ce une des captures d’écran les plus présentables (et on ne parle pas des régurgitations de hamburgers projetées sur grand écran) !

Ici prendrait place la photo d'une des scènes ignobles que nous réservons pour les évêques, journalistes, hommes politiques et responsables divers, afin qu'ils ne puissent dire qu'ils ne savaient pas.

On voit certes par ailleurs bien des obscénités, mais qui atteignent rarement ce degré d’abjection. Surtout, elles ne sont pas associées, comme dans GOLGOTA PICNIC, à des fins profanatrices dans une ignoble volonté blasphématoire et d’incitation à la haine envers les Chrétiens, et dans le plus total mépris de la dignité humaine.

C’est la conception même de notre civilisation et de ce racisme anti-humain qui sont ici en cause. Mais il n’y a paraît-il aucun trouble manifestement illicite justifiant ici l’intervention du juge des référés.

Pour fonder sa décision de rejet, le juge a même réussi à remettre en cause l’unanimité de la condamnation de l’Episcopat français.

Pour faire bonne mesure, l’AGRIF est condamnée au maximum de ce qui a été réclamé par le théâtre du Rond-Point, 3.500 €. Comme à Avignon dans l’affaire du Piss Christ dans laquelle le juge des référés avait condamné l’AGRIF à 8.000 €. Pour lui apprendre à s’indigner et à réclamer l’égalité des droits y compris pour les Chrétiens.

Cette décision ne fait que renforcer notre détermination.

GOLGOTA PICNIC comporte des propos qui constituent des provocations pénales directes à la haine et à la violence envers les Chrétiens. Mais également, pour un passage explicite, envers les Juifs : « Il voulut être le meneur d’une poignée de fous — il les désigna comme le peuple élu pour l’inauguration du chauvinisme — et il voulut mener ce peuple de fous à la guerre contre tous ».

Nous poursuivons donc l’ensemble de ces passages devant la 17ème chambre correctionnelle et nous saurons ce qui est licite et ce qui ne l’est pas aux yeux de la justice actuelle.

Le combat continue !

jeudi 8 décembre 2011

Le 15 décembre : notre prière pour Asia Bibi.

Je découvre ce jour avec surprise et grande gêne que je figure parmi les cinq « finalistes » retenus par les blogueurs du Salon Beige pour la désignation du titre de « Laïc catholique de l’année 2011 ».
Concours dans lequel je n’ai vraiment pas demandé à figurer !
Je remercie ces blogueurs amicaux mais je les adjure instamment tous de me retirer de leur choix final. D’autant plus qu’outre trois jeunes femmes admirables figurant dans cette liste de « finalistes », il y a encore et surtout Asia Bibi.
Asia Bibi, héroïquement, est dans l’immense souffrance, dans le martyr effroyable d’une détention horrible dans la solitude d’une geôle dans une prison où, chez les gardiens comme chez les prisonniers, on exècre les chrétiens. Sa famille menacée, terrorisée, est dans le supplice de son absence, dans l’angoisse du sort qui les menace tous.
Vers eux doivent aller sans cesse nos pensées et pour eux et pour tant d’autres qui vivent la même tragédie, monter nos prières.
Notre idéal de Chrétienté-Solidarité peut se resserrer en huit lettres : Asia Bibi !
Pendant que là-bas, dans l’enfer de la barbarie de  l’islamisme « modéré » pakistanais, Asia Bibi souffre persécution, ici, chez nous, en France, c’est sur la profanation de la croix du supplice qu’elle partage que s’acharne la barbarie des bobos dans la complaisance collaborationniste des « tièdes », clercs ou laïcs, que le Christ vomit de sa bouche.
Le 15 décembre, à 19 heures, dans notre veillée de prières et de solidarité pour les chrétiens persécutés, esplanade du Trocadéro, Asia Bbi sera dans nos cœurs et nos prières.

Golgota Picnic

Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité, communique :

En tant que président de Chrétienté-Solidarité, devant l’abomination que constitue la pièce subventionnée Golgota Picnic, morceau de choix pour les bobos de l’art-naque contemporain et pour les obsédés de la haine anti-chrétienne et amateurs de tous les avilissements de la dignité humaine, j’appelle tous les militants et amis de Chrétienté-Solidarité à se joindre aux prières de réparation ou aux manifestations d’expression du bon goût français devant un pseudo-théâtre où s’expriment, dans une triste nudité, de pitoyables suceurs d’hémorroïdes.

J’invite aussi, puisqu’il le faut, à ce que, hors de portée des enfants, les adultes qui veulent se faire une opinion regardent les photos de la « pièce » et notamment celles où une triade d’acteurs se livre, dans des scènes de grand écart, à leur activité linguo-torcheculative.
Si Rabelais était encore là, il en mourrait d’affliction.


70, bd Saint Germain 75005 Paris – 01 40 51 74 07 – chretientesolidarite.fr@gmail.com


mardi 6 décembre 2011

Europe: ils vont encore charger davantage la brouette. Plus que jamais « sortons de cette Europe-là » !

Communiqué de Bernard Antony, Président de l'Institut du Pays Libre.

Je me souviens de ce que, lorsque je siégeais au Parlement Européen, je commentais l’incroyable amoncellement des traités et de leurs révisions qui auraient nécessité une brouette pour les transporter.
Et voilà que le couple directionnel Merkel-Sarkozy nous annonce encore un « nouveau traité » « à marche forcée » pour « refonder » l’Europe et pour « sauver la monnaie unique ».
Ainsi, l’Union Européenne dont on vantait, il y a à peine quelques années, l’admirable construction source de paix et de prospérité est, si les mots ont un sens, en ruines puisqu’il faut la refonder.
Ainsi, cet euro créé il y a juste douze ans, en 1999, dans un immense concert de promesses de nos dirigeants et des partis gouvernementaux, est-il si malade qu’il doit être sauvé.
Se souvient-on encore des discours que tenaient les dirigeants des partis de gouvernement, du RPR aux socialistes en passant par les écologistes et les centristes, méprisant les eurosceptiques, les souverainistes, les partisans d’une Europe des patries. Il faut qu’ils soient vraiment dépourvus de vergogne aujourd’hui pour ne pas avoir au moins la décence de reconnaître qu’ils se trompaient. Il est vrai que le politicien est un animal caractérisé par une grande amnésie sur lui-même. Et au passage que l’on songe ici aux faramineux laudateurs du « printemps arabe » dégoulinant d’optimisme dans la quasi unanimité médiatique.
Le prochain traité de la « marche forcée » (mais vers où ?) sera bâclé, durcissant encore le régime de la « schlague » et du carcan eurocratique.
Mais voici que l’inénarrable Bayrou, le rougeaud des Pyrénées, jadis le plus eurolâtre des eurolâtres, histoire de faire son miel du cancer de l’Europe concoctée par le constructivisme démocrate-chrétien pas chrétien, embouche les trompettes de Déroulède pour vanter les mérites du patriotisme économique. Au train où il va, demain il nous dira les dangers de l’immigration et de l’islamisation. Sur ce deuxième point hélas, le Front National, qui n’avait que le tort d’avoir raison trop tôt, a depuis bien varié et vacillé.
Plus que jamais, je crois qu’il faut « sortir de cette Europe-là » selon le slogan que j’avais lancé il y a à peu près vingt ans dans la revue Reconquête. L’euro devait apporter puissance et prospérité à cette Europe. C’est le contraire qui s’est produit. L’alliance de l’idéologie et de la politiciennerie a menti aux peuples d’Europe ; elle a fait prospérer la bureaucratie, la gabegie, la corruption.
Et voici qu’à toute force, à « marche forcée », on veut que l’Europe s’unisse pour sauver cet euro-là ! Comme s’il n’y avait pas d’alternative à cette construction artificielle eurocratique.
Or, cette alternative existe : c’est celle des pays d’Europe intelligemment unis sans coercition totalitaire dans des pactes de solidarité et de créativité empiriquement organisés autour des réalités et de la recherche du Bien commun.

Le dogme du « Point de salut hors de l’euro ! » est une absurdité. L’euro ne doit pas être le corps mort qui plombe l’Europe vers l’abîme. Il ne faut peut-être le conserver que comme une monnaie commune. Pas comme une monnaie unique.

lundi 5 décembre 2011

Proche-Orient : la fin probable du régime Assad et ses conséquences possibles.

En Syrie, la guerre civile a commencé. Inexpiable. Le sang va couler de plus en plus.

- D’un côté, le régime dictatorial de Bachar el Assad avec le Baas, son parti unique et reposant essentiellement sur la minorité alaouite, secte dérivée du chiisme et, comme souvent en Orient, devenue un peuple constituant de 10 à 12 % de la population. Ce fut un coup de génie du père de Bachar, Hafez el Assad, que de s’emparer du pouvoir dans les années 1970 par le noyautage conjugué du parti et des régiments d’élite de l’armée.

Dans le parti Baas, on trouve aussi, comme jadis chez son frère ennemi le parti Baas irakien, des chrétiens, des kurdes, des druzes et longtemps une minorité de sunnites ralliés à sa force bien plus par l’intérêt (et la peur) que par idéologie.

- De l’autre côté, l’immense majorité de la population sunnite très majoritaire dans le pays (70 % au moins) mais aussi les minorités d’opposants au régime des autres confessions et peuples (de rares alaouites, des kurdes, et chrétiens).

Globalement, entre les alaouites et les sunnites le point de non-retour a été atteint. Les sunnites, encadrés par les Frères Musulmans et autres salafistes, crient vengeance pour les massacres, crimes et tortures perpétrés par un régime dont le principe de gouvernement depuis 1971 a été, en Syrie comme au Liban, de faire de tout opposant un homme mort.

Le sort des chrétiens.

À gauche (chevènementistes) comme à droite (y compris dans le Front National) certains ont jusqu’à ce jour mis en avant le fait que le régime Assad constituait une protection pour les chrétiens de Syrie. Ce n’est pas une considération à rejeter avec mépris.

Comme en Irak (où Saddam Hussein, issu du sunnisme majoritaire, avait intérêt à ne pas négliger la minorité chrétienne, élément d’équilibre face à la forte majorité chiite), le régime a en effet tenu à ménager les chrétiens, les maintenant dans un statut de dhimmitude douce, mais en aucun cas dans un statut d’égalité (pas de liberté d’enseignement…).

À vrai dire, les chrétiens, comme en Irak, n’avaient guère le choix : c’était ou l’allégeance au régime ou la persécution.

Aujourd’hui en Syrie, ils risquent de payer cher cette compromission si la marée humaine sunnite déferle sur la minorité alaouite qui pourrait alors, dans un processus de partition, se replier sur un « réduit » alaouite constitué des régions où la secte est majoritaire. Mais où iraient les chrétiens ? Dans ce réduit ? Au Liban ?

Les aounistes : fieffés imbéciles ou collabos.

Cependant, au Liban, on peut observer comment se comporte le Hezbollah chiite, allié de la Syrie et sous contrôle iranien, toujours soutenu par le général Aoun et ses partisans chrétiens.

Dans les zones à majorité chiite (banlieue-sud de Beyrouth, sud du Liban et Bekaa), le Hezbollah fait régner de plus en plus, comme en Iran, l’ordre de la théocratie totalitaire islamique version chiite. On y interdit la vente publique de vins et boissons alcoolisées, on y impose la charia, et même dans les écoles chrétiennes, on impose désormais une heure d’enseignement islamique hebdomadaire, par un imam.

Avec ses « alliés » syro-aounistes, le Hezbollah entend imposer sa principale revendication consistant en l’abolition du fameux « statut de 1943 » selon lequel la représentation politique au Liban est partagée à part à peu près égale entre chrétiens et musulmans au profit d’une représentation proportionnelle.

Étant donné la forte démographie de la population chiite, cela aboutirait inéluctablement à l’institution d’une république islamique. Ce serait alors la fin du Liban moderne, seul pays du Moyen-Orient (avec Israël) à n’être pas soumis à la loi islamique.

Mais pour l’heure, la question est de savoir si le Hezbollah et les deux gouvernements chiites de l’Iran et de l’Irak vont constituer une coalition pour venir au secours du régime alaouite. Que feront dans ce cas les États sunnites ?

De la guerre civile en Syrie, on pourrait bien passer alors, selon certains, à un grand conflit régional entre l’islam sunnite et l’islam chiite. Les conséquences pourraient alors être désastreuses pour le monde, ne serait-ce que pour nos approvisionnements énergétiques.

Pour ma part, je crois que ce n’est ni l’intérêt de l’Iran, ni celui de l’Arabie saoudite, ni celui des pays d’Europe et d’Amérique.

Le pire n’est donc pas sûr. Et la fin du régime alaouite serait sans nul doute une bonne chose pour le Liban.

jeudi 1 décembre 2011

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Ils constituent désormais en bien des domaines de la politique, de l’histoire, des idéologies et des religions, des ouvrages agréables de culture générale mais aussi pour les étudiants spécialisés des sources utiles de bibliographie et de documentation.