vendredi 22 novembre 2013

Christine Boutin sous le voile et Jean-Claude Martinez, fidèle à lui-même à… Téhéran.



On peut donc voir et entendre sur le Figaro.fr s’exprimer à Téhéran contre la politique de François Hollande le duo politique de l‘année : Christine Boutin et Jean-Claude Martinez.

J’ai toujours éprouvé de l’indulgence pour Jean-Claude que j’ai longtemps côtoyé au Front National, appréciant ses envolées tour à tour pertinentes, désopilantes, un brin géniales et souvent totalement folles.

Jean-Claude aura décidément traversé tout l’échiquier politique !

Le voici donc en prude compagnie d’une Christine Boutin qui confiait naguère « aimer se voir nue dans sa salle de bains » (sic !), ce qui est bien son droit le plus strict. Ce n’est pas, Allah merci, le spectacle qu’elle a offert aux mollahs et autres ayatollahs chiites du régime islamiste de Téhéran. Ils ont attaqué là-bas François Hollande. 

Je déteste la politique de François Hollande et je n’aime pas du tout le personnage, qui n’honore pas la fonction qu’il occupe. Mais par principe, je ne suis pas pour que l'on aille attaquer nos gouvernants dans un pays étranger, surtout lorsque cela se fait dans une grande nation comme l’Iran hélas occupée par un régime dictatorial de théocratie totalitaire islamiste.

Malgré mes désaccords fréquents avec ce qu’elle exprimait, je ne m’attendais pas à pareille posture de la part de Christine Boutin. Comment expliquer cela ? Quelque bizarre attirance peut-être, à interpréter freudiennement, pour le voile et la dhimmitude. De la part de Jean-Claude, c’est plutôt l’expression d’une constante. Il a adoré passionnément l’oncle Hô, Fidel Castro et Che Guevara et bien avant, Mao-Tsé-Toung. Il a aimé Chavez et encore Khadafi et aussi les frères Ortega, les rouges dictateurs sandinistes du Nicaragua. En matière islamique, il a certes avec raison soutenu, comme Le Pen et moi aussi, que renverser le sunnite Sadam Hussein conduirait à pire encore que le régime de ce dernier.

Voilà Jean-Claude désormais en sympathie pour le régime  chiite iranien qui, de fait, dicte sa politique au gouvernement chiite irakien. La clé de cela, c’est la détestation (et c’est peu dire) qu’éprouve Jean-Claude pour « l’impérialisme américain ». Nous, généralement nous n’apprécions certes pas la politique américaine, mais nous ne versons pas pour autant, parce qu’ils sont « anti-yankees », dans de la complaisance voire de l’admiration pour les régimes communistes ou islamistes.

Pour bien connaître des chrétiens vivant en Iran, je puis affirmer que ce qu'a répondu Christine Boutin sur leur sort relève d'une grande désinformation. Certes il demeure quelques églises ouvertes aux cultes, notamment arménien, et quelques écoles. Mais on n'a pas montré à Christine Boutin ces rares restaurants tenus par des chrétiens pour des chrétiens qui doivent être obligatoirement surmontés d'une inscription : "Impur !". Christine Boutin ne s'est nullement enquis du sort de ces iraniens emprisonnés dans des conditions effroyables et des condamnations à mort prononcées pour conversion au christianisme. Je puis lui faire envoyer par notre ami le pasteur Saïd les noms et les photos de ces martyrs.

En réalité, Christine Boutin et Jean-Claude Martinez ont gobé la propagande du régime comme jadis les visiteurs, tels André Gide et Edouard Herriot, gobaient tout des services de la propagande soviétique. 

 J’en reparlerai ce mercredi sur Radio-Courtoisie en première partie d’émission, à 18 h 30.



jeudi 21 novembre 2013

Ultra-gauche raciste : dissolution !

L'Agrif communique:

L’arrestation de l’assassin Abdelhakim (en français : « serviteur du sage » !) Dekhar met en évidence, s’il en était besoin, la persistance criminogène d’une ultra-gauche plus ou moins en connivence avec l’islamisme jihadiste.
Les individus et les groupes aux confins du nazisme et du communisme qui s’y entremêlent s’inspirent, dans leur délire anticapitaliste, antisémite ou antichrétien selon les cas, des pires régimes exterminateurs de l’histoire, de Lénine, Staline, Hitler ou Mao, ou encore du terrorisme anarchiste avec ses sommets de cruauté sadique dans la guerre civile espagnole. D’autres prennent aussi pour modèle les abominations des terrorismes musulmans.

Hélas, non seulement toute l’extrême-gauche d’inspiration léniniste, stalinienne ou trotskiste et par delà les divisions du parti communiste et de la Mélanchonnerie, soutient de fait cet extrémisme radical mais aussi toute une gauche socialiste d’apparence respectable mais dont beaucoup conservent les réflexes de haine gauchiste de leurs engagements antérieurs.
Ils soutiennent les groupes de la violence raciste antichrétienne dits « antifa » qui agressent très violemment les très pacifiques et non violents récitateurs du chapelet pour le respect de la vie innocente. Ces « antifas » caillassent des personnes âgées, des femmes, des enfants et blessent à la tête une petite fille de quatre ans d’origine africaine.

Il est certes regrettable que le jeune « antifa » Clément Méric ait perdu la vie dans une bagarre mais résultant, hélas, d’une agression mûrement préparée selon leur idéologie de violence révolutionnaire.
Aussi, le traitement totalement dissymétrique par le gouvernement des groupes d’extrême-droite et de ceux de l’extrême-gauche est inadmissible. Car toute une idéologie terroriste se développe dans cette gauche révolutionnaire extrémiste sous le prétexte de lutte contre de dérisoires groupuscules fascistoïdes.

Les milliers de militants et adhérents de l’Agrif, et notamment tous ceux, chrétiens d’origine maghrébine, africaine et asiatique, souvent injuriés, agressés pour leur foi chrétienne et leur appartenance à la patrie française, exigent du gouvernement la dissolution de ces groupes d’ultra-gauche capables de toutes les haines et de toutes les violences impulsées par les fanatismes des racismes anti-français, anti-sémites, anti-chrétiens et aussi par le racisme anti-humain de leur nihilisme.

Bernard Antony, président.

Pétition à faire circuler

En accord avec le texte ci-dessus

Nom :                                                   Prénom :

Profession (facultatif) :

Adresse postale ou courriel :


Demande instamment au gouvernement de la République d’interdire les associations et groupements de l’ultra-gauche.

                                                                        Signature :



À renvoyer à : Agrif 70, bd saint Germain 75005 Paris

mercredi 20 novembre 2013

Congrès des maires de France : rien pour l’instant sur la loi Taubira…

J’écoute et je lis les compte-rendus et commentaires du congrès des maires de France où, semble-t-il, Jean-Marc Ayrault n’a guère été contesté que sur la question du temps scolaire.

 Je n’ai rien lu ni entendu sur la nécessaire remise en cause de la loi Taubira, ni même sur une reconnaissance de l’objection de conscience permettant aux maires de ne pas célébrer ces pseudo-mariages. Je pensais en effet que parmi les milliers de maires proches de la Manif pour tous, il s’en trouverait un grand nombre, s’étant concertés,  pour exprimer sinon fermement leur indignation, du moins la revendication de ce droit à l’objection de conscience.

Sur cela, il semble que rien n’ait été dit non plus au déjeuner des 600 maires de l’UMP.

À croire, comme je l’exprimais hier dans mon communiqué, qu’on est désormais tétanisé à la seule idée de contester la loi Taubira de désintégration familiale.

Ainsi, non seulement la bataille du mariage a été perdue au Parlement mais, j’espère me tromper, l’idée de sa nécessaire abrogation ultérieure semble ne plus se manifester.

Hélas, une fois encore, la droite de conviction n’a pas été à la hauteur dans la guerre psychologique que sait mener la gauche, qui sait bien sûr s’engouffrer de surcroît  dans les failles d’une rigolade de « mauvais goût ».


mardi 19 novembre 2013

À Istanbul, Sainte Sophie de Constantinople : retour à la case « mosquée » ?

À « Istanbul », qui est la ville non pas de « la chute » mais de la mort de Constantinople, la basilique chrétienne Sainte-Sophie, cœur et joyau de Byzance, fut, après le carnage des chrétiens en 1453 (les têtes des enfants fichées sur des candélabres), transformée en mosquée.
En 1934, l’ayant fait restaurer, Mustapha Kemal Atatürk la fit laïquement désaffecter du culte musulman pour « l’offrir à l’humanité » sous forme de musée.

Voilà aujourd’hui que, loin de vouloir la rendre à sa vocation chrétienne, le gouvernement turco-ottoman veut la reconvertir en mosquée comme il l’a déjà fait de deux autres églises-musées à Trebizonde et Iznik.

La vérité, c’est que le gouvernement turc de Recep Tayyib Erdogan poursuit aujourd’hui l’éradication finale de toute trace chrétienne jadis massivement réalisée dans l’horreur indépassable du génocide des Arméniens et autres chrétiens.

Ainsi, le pouvoir ottoman n’a même plus le souci de maintenir à Istanbul les apparences d’une tolérance conservatrice pour le plus prestigieux édifice de ce qui fut jadis la Chrétienté d’Orient.


Mais cela ne gène pas du tout les partisans de l’accueil de la Turquie dans l’Union Européenne. Quitte pour ces « lèches-babouches », pourvu que cela rapporte, à se faire musulmans.

La Manif Pour Tous : une charte d’exigences pour les municipales, très acceptable mais néanmoins bien timide.

L'Institut du Pays Libre communique:

La charte présentée par Ludovine de La Rochère, présidente du collectif La Manif Pour Tous, porte sur des exigences entraînant notre assentiment.
Nous pourrons certes voter pour des candidats s’engageant pour le moins, comme elle le demande, à abroger la loi Taubira, à exiger le respect de la liberté de conscience des maires, à s’opposer à tout projet de légalisation de la PMA et de la GPA, à vouloir préserver à l’école les enfants de la diffusion de l’idéologie du genre, de la drogue et de la pornographie, à développer une politique communale de l’aide aux familles dans les domaines des crèches et des transports.

Cela est bien. Mais c’est aussi la promesse d’un engagement pour le remplacement de la loi « Chirac-Giscard-Veil » banalisant l’avortement qu’il faudrait exiger. En effet, la loi « Veil » est moralement plus inadmissible encore que l’abominable loi « Hollande-Ayrault-Taubira ».

C’est encore une promesse de soutien à la liberté des parents de créer des écoles véritablement libres, selon leurs choix éducatifs, qu’il faut requérir des maires car il est souvent de leur ressort de la permettre ou de s’y opposer.

L’Institut du Pays Libre insiste enfin pour que soit demandé aux candidats un engagement à mieux accueillir les chrétiens réfugiés politiques fuyant les persécutions et les massacres perpétrés dans les pays d’islam plutôt que de favoriser l’installation des mosquées qui sont autant d’implantations de l’ordre théocratique totalitaire, politique, social et culturel, d’un islamisme conquérant.

Bernard Antony, président.

lundi 18 novembre 2013

Scandaleux mépris gouvernemental pour le sort du père Vandenbeusch : un insidieux racisme.


Les militants français de l’AGRIF, en union avec ceux de Chrétienté-Solidarité, notamment et particulièrement ceux d’origine africaine, expriment leur indignation après les propos de Messieurs Hollande et Fabius sur l’enlèvement du père Georges Vandenbeusch.

Comme l’exprime d’une manière émouvante Mgr Brouwet, l’évêque de Tarbes-Lourdes dans Le Figaro de ce jour, ce prêtre, en restant auprès des populations nigériennes persécutées, a été tout simplement fidèle à sa mission évangélique de témoignage et de charité à l’égard de populations que l’islamisme jihadiste le plus féroce persécute et massacre.

Il serait donc scandaleux de se désintéresser de son sort sous le prétexte qu’on l’avait averti du danger et qu’on lui avait recommandé de quitter les lieux. Cet argument n’a pas été mis en avant pour des journalistes accomplissant eux aussi leur mission et et tout aussi avertis des périls.


Mais pour nos gouvernants il n’est pas question de professer la même solidarité pour un prêtre que pour des journalistes. Cette discrimination objective n’est-elle pas en vérité l’expression d’une forme de ce mépris sous lequel progresse de plus en plus un insidieux racisme antichrétien ?

vendredi 15 novembre 2013

Rapport sur l'IVG : le retour à la barbarie

Le rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes relatif à l’accès à l’IVG dans les territoires a été remis le 7 novembre 2013 à la ministre des Droits des femmes.

Celui-ci commence par un état des lieux qui est d'emblée une manipulation puisqu'il affirme que l'avortement est un « événement assez courant de la vie sexuelle et reproductive d’une femme puisque 1 femme sur 3 y aura recours dans sa vie ». De fait 2 femmes sur 3 n'y aura donc pas recours ce qui ne fait pas de cet événement un acte si courant que cela puisque les 2 tiers des femmes ne le connaitront pas. Mais tout est permis pour faire accepter l'inacceptable, ce qui est évident lorsqu'on analyse les 3 recommandations du rapport qui doivent faire de l'avortement un droit à part entière et qui est en fait un véritable retour à la barbarie.

La première recommandation propose de remplacer dans l'article L2212-1 du code de la santé publique l'expression «  la femme enceinte que son état place dans un état de détresse peut demander à un médecin l'interruption de sa grossesse » par l'expression « La femme qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin de l'interrompre ».
La précédente formulation excluait déjà de la décision le père de l'enfant qui n'était déjà plus reconnu comme le cogéniteur. Désormais, toute condition à la mort de l'enfant est abolie. La situation de détresse de la femme n'est plus requise. C'est le fait du prince, en l'occurrence de la princesse, qui détient désormais un pouvoir absolu de vie et de mort sur l'enfant qu'elle porte. Ce droit de vie et de mort sur les enfants était sous l'Empire romain l'apanage exclusif du père. Il est désormais l'apanage exclusif de la mère. On ne voit pas en quoi cela constitue un progrès. Il s'agit plutôt d'un retour à la barbarie avec un changement de barbare. Et comme il n'est pas toujours facile d'assumer ce rôle, la formulation du texte permet de supprimer tout lien entre la victime et son bourreau en puissance, la mère, par un procédé stylistique qui transforme la grossesse dont il est question en un événement indéfini comme le souligne l'utilisation de l'article indéfini « une » qui vient remplacer l'article possessif « sa ».

La deuxième recommandation propose de « supprimer l'obligation de délai de réflexion de 7 jours prévus aujourd'hui entre les deux premières consultations avec un médecin avant l'IVG ».
Cette période de 7 jours qui est un peu comme le couloir de la mort des condamnés à la peine capitale des prisons américaines qui permet parfois des revirements heureux pour ceux qui ont été injustement jugés coupables, est là aussi supprimée. Pour l'enfant à naitre, il n'y a pas de sursis possible. Il est innocent. Il n'a déjà pas eu de procès pour faire entendre sa voix. Il n'aura pas non plus de délai avant son exécution. Autre retour à la barbarie.

Enfin, la troisième recommandation propose de « supprimer de l'article L2212-8 du code de la santé publique la mention explicite de la clause de conscience formulée ainsi : « un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse » ainsi que pour les autres personnels de santé mentionnés dans le même article. « La possibilité du recours à la clause de conscience est déjà accordée de manière générale à tout le personnel soignant pour l'ensemble du personnel médical », précise hypocritement le texte. Car si le but était de maintenir cette clause on ne voit pas ce que cette recommandation viendrait faire dans un texte qui doit permettre de trouver une solution à un obstacle objectif à l'avortement qui est que peu de médecins acceptent de le pratiquer, malgré les revalorisations financières régulières et successives. Il faut donc obliger tous les médecins à le pratiquer et c'est bien l'objectif de cette 3ème recommandation. Contraindre les consciences : autre constante de la barbarie totalitaire.