jeudi 28 février 2008

Dom Gérard est entré dans la Vie


Suite au décès de Dom Gerard, si cher au coeur de Bernard Antony, ce blog sera inactif ces prochains jours. Nos pensées vont à la Communauté du Monastère Sainte Madeleine du Barroux que nous portons dans nos prières. Un hommage sera rendu à son fondateur dans la prochaine édition de la revue Reconquête. Nous sommes sûrs que l'amitié de Dom Gerard continuera à porter ses fruits par une intercession pour chacun de ceux qui ont eu le grand bonheur d'être de ses amis, mais également pour tous ceux qui, lors d'une visite au monastère, auront été éclairés par son doux regard et ses recommendations si bienveillantes, si paternelles. A Dieu, Dom Gérard...


David Fontey

mardi 26 février 2008

Persécutions anti-chrétiennes en Algérie : on attend toujours certaines réactions

Après la condamnation le mois dernier à un an de prison avec sursis du père Wallez pour le « délit » d’avoir prié « hors d’un lieu de culte autorisé » avec des camerounais, hier c’est le pasteur Hugh Johnson, président depuis des dizaines d’années de l’église protestante, qui a été expulsé d’Algérie.
Chrétienté-Solidarité reçoit de ce pays des nouvelles très alarmantes pour la sécurité des chrétiens et le terme de « tracasseries » utilisé dans le Figaro de ce jour pour titrer un article sur cela est pour le moins inadéquat. La réalité est en effet celle de la persécution : persécution sanglante par les assassinats perpétrés par les fanatiques islamistes mais aussi celle de toutes les mesures étatiques de surveillance et de restriction des libertés de culte et d’interdiction totale de la liberté de conversion.
Ajoutons que l’Etat algérien soutient les islamistes salafistes qui ne le combattent pas et qui préfèrent traquer les chrétiens en Kabylie notamment.
On attend toujours devant ces violations des Droits de l’homme les protestations du gouvernement français.
On attend toujours les protestations du Conseil Français du Culte Musulman et surtout celle de son président le recteur Boubakeur de la Mosquée de Paris.
La doctrine d’application des droits de l’homme et de l’ingérence est décidément à géométrie variable…
On attend aussi les protestations des hommes politiques français. A ce jour, strictement aucun dirigeant de parti ne s’est exprimé sur le sujet.
Que penser enfin du silence accablant des autorités religieuses chrétiennes en France mais aussi de la presque totale indifférence de la plupart des paroisses de France devant la situation de leurs frères des pays que domine l’islam, discriminés toujours, persécutés souvent, sans oublier les génocides qui ont déjà anéanti ou finissent d’anéantir des églises et leurs peuples, de la Turquie au Soudan, du Pakistan à l’Irak.


70 boulevard Saint Germain - 75 005 Paris Tél. :01 40 51 74 07 Fax : 01 40 46 96 47

Ne pas avoir peur de l'islam!

Ce conseil revient fréquemment dans des déclarations de religieux ou d’hommes politiques.
Il est en vérité très ambigu.
En effet, cela peut être une exhortation dans la ligne du célèbre « n’ayez-pas peur » de Jean-Paul II invitant au courage dans la proclamation de l’Evangile et à surmonter sa peur face aux risques. C’est à vrai dire un appel à l’héroïsme et c’est cet héroïsme que j’ai pu admirer vendredi dernier dans une réunion où se côtoyaient des musulmans convertis n’hésitant pas à annoncer l’Evangile devant les mosquées et des missionnaires catholiques ou protestants qui allaient repartir en Algérie témoigner de la foi du Christ au péril de leur vie.
Je raconterai cela plus longuement dans le prochain numéro de Reconquête.
Mais il y a aussi une autre connotation dans cette recommandation, celle de l’acceptation de l’islam qu’il faut accueillir et non pas réfuter.
C’est hélas l’accent que l’on trouve dans trop de déclarations d’évêques et de prêtres.
De même National-Hebdo du 13 septembre 2007 rapportait les propos de Jean-Marie Le Pen selon lequel « on attise la peur des français devant ce qu’il est convenu d’appeler « l’islamisme » ou « l’intégrisme islamique ». Et Le Pen d’ajouter : « ceux qui manipulent ces peurs, n’hésitant pas à dénaturer grossièrement le message de l’islam pour le faire mieux entrer dans leurs schémas, le font dans une optique très précise : celle de l’utopie mondialiste et de l’idéologie des droits de l’homme qui présupposent la destruction des identités culturelles et le refus de la transcendance ».
Nicolas Sarkozy allait d’ailleurs tenir un peu plus tard à peu près le même discours, que j’ai commenté, en Arabie Saoudite.
Cela est tout bonnement consternant. En effet, le message de l’islam est très simple : les hommes doivent se soumettre à l’ordre politique, social et religieux que Mahomet a inauguré à Médine dans l’application de ce que Dieu lui aurait transmis avec son Coran.
Ceux qui nient Dieu ne doivent pas vivre. Ceux qui y croient comme les juifs et les chrétiens peuvent avoir la vie sauve dans le statut de « dhimmi ». Mais le Coran précise, et Mahomet sans cesse le réaffirme, que le péché d’associationnisme (croire en un Dieu en trois personnes) est le seul qu’Allah ne pardonne pas. Voilà partout le message de l’islam, qu’il soit dit modéré ou qu’il soit dit islamiste.
Et les mondialistes d’ailleurs ne s’en soucient guère !
Monsieur Georges Bush n’est-il pas allé encourager l’islam « modéré » dans la grande mosquée de Washington qui domine le quartier des ambassades, n’exige-t-il pas que la Turquie entre dans l’Europe et n’impose-t-il pas un Kosovo musulman ?
Pour ce qui est enfin de la « destruction des identités culturelles », que reste-t-il de l’identité chrétienne des peuples conquis par l’islam ?
Dans certain cas, comme en Turquie, il reste certes le club méditerranée ; nul ne niera qu’en fait d’identité chrétienne, c’est un peu court !

Elections municipales

J’invite naturellement à voter pour la liste FN à Conflans Sainte Honorine de Myriam Baeckroot.
J’invite de même à soutenir la liste FN à Avignon de Thibaut de La Tocnaye, vice-président de Chrétienté-Solidarité.

jeudi 21 février 2008

Oui, pour la liberté il faut séparer la République de son "Eglise"

L’indispensable Salon Beige nous apprend que dans l’émission « Ce soir ou jamais » du 19 février consacrée à la franc-maçonnerie, l’ancien grand maître du Grand Orient, Alain Bauer, avait dit « La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République ».
A vrai dire c’est là encore une phrase sans cesse rappelée par les francs-maçons. Mais une des originalités de cette Eglise c’est que tout le monde ne peut assister à ses offices. Il faut pour cela être initié !
Si la maçonnerie est l’Eglise de la République cela ne signifie-t-il pas que pour être vraiment un bon républicain il faut être maçon ? Or moi je ne suis ni croyant ni pratiquant de l’église maçonnique.
J’en conclus que je ne suis donc sans doute pas un bon républicain de cette république-là ! Et ma foi, c’est vrai. Voilà pourquoi je pourrais peut-être être un bon républicain dans une république séparée de son Eglise maçonnique avec ses liturgies grimaces de la liturgie catholique, ses hiérarchies aux titres grotesquement grandiloquents, ses « fraternelles » qui constituent autant d’insupportables hiérarchies parallèles, c'est-à-dire des pouvoirs manipulateurs illégitimes, non visibles, et irresponsables.
Au-delà de ses philosophies de pacotille, là réside la perniciosité maçonnique. Car un système de manipulation est attentatoire à la liberté.

Si c’est Kaspi qui le dit…

Dans le Figaro du 20 février, je lis la recension par Valérie Samson du livre d’André Kaspi, professeur émérite à la Sorbonne « Les Juifs américains ». L’article se termine ainsi : Ironie de l’histoire, « pour rester eux-mêmes les Juifs ont besoin d’une dose d’antisémitisme » écrit Kaspi. Dans cette Amérique qui a su si bien les accueillir, ils sont entrés dans « la spirale de l’assimilation ».
Cette assertion qui mérite certes d’être méditée n’est pas nouvelle. On pourra se reporter pour le vérifier à mon livre « Histoire des Juifs d’Abraham à nos jours » (à commander au Centre Charlier 70, bld St Germain 75005 Paris ,44 euros franco de port).

Elections municipales

On m’apprend qu’une liste F.N. a finalement été déposée à Nice mais pas dirigée par l’admirateur du Hezbollah. Je préfère ça. Cela dit, comme j’ai des amis dans cette ville dispersés désormais sur trois listes de droite mais comme aucune des têtes de liste ne défend clairement toutes nos exigences non négociables, je me contenterai d’inviter à ne voter ni pour la gauche, ni bien sûr pour la liste du ministre Estrosi.

mardi 19 février 2008

Elections municipales

Mes amis du Front National me font savoir qu’un blog se prétendant de ce parti et propageant de belles inepties n’est qu’une initiative de désinformation menée par un olibrius un peu dérangé.

Que l’on en juge, il fait de moi un collaborateur des islamistes de Bosnie, çà il fallait l’écrire ! Mais après tout ce n’est que le ragot symétrique de celui propagé par la secte des « raouliens » qui parce que j’ai placé mon livre « Histoire des Juifs » dans une simple perspective de compréhension dans l’amitié française et catholique sous l’éclairage de sainte Edith Stein font de moi une sorte d’agent des synagogues !

Je rappelle ici que le moine Raoul était, à la fin du XIème siècle, ce forcené antijuif déclencheur de massacres dont saint-Bernard fit mettre fin aux agissements.

Ce n’est pas seulement parce qu’il est le saint de mon baptême, mais pour la limpidité de sa doctrine, la beauté de ses lettres et sa prodigieuse capacité d’action et d’influence que je vénère Saint Bernard.

* Revenons à la politique : l’olibrius me fait grief de mes soutiens à Robert Spieler qu’il diffame en racontant que ce dernier soutient la « constitution européenne » (sic). Or Robert Spieler, régionaliste comme moi et patriote comme moi, rejette tout autant que moi, et ce n’est pas peu dire, le traité d’abdication de Lisbonne.

* Par ailleurs, Robert Spieler fut un de ceux qui accepta immédiatement l’idée d’une union patriotique pour se voir, lui aussi, aussitôt repoussé. Il est dommage, à mon sens, que dans cette ville, après la sienne, ait été mise sur pied une liste officielle du Front National, avec lequel Robert Spieler souhaitait sagement un accord.

Je m’apprêtais naturellement à demander que l’on soutienne avec force à Pau la liste conduite par mon vieil ami Jacques Henriot (FN) pour faire barrage prioritairement à François Bayrou, le plus idéologiquement pervers. Mais, comme dans presque toutes les villes du pays, le FN globalement affaibli par la période des épurations et des divagations idéologiques ne présentera pas de liste.

* Je note encore la diffamation de l’olibrius à l’égard de Jacques Bompard qui, non seulement ne favorise pas la construction d’une mosquée mais, a réussi à faire déplacer celle qui existait au centre ville vers la périphérie.

* Par ailleurs, dans une autre région de France, je ne puis évidemment soutenir une liste conduite par un homme dont Serge de Beketch avait publié jadis intégralement une lettre d’injure avec ses fautes et son galimatia pour exprimer confusément une vague idéologie païenne et sa haine du christianisme.

* Je note encore qu’à Nice il n’y a pas de liste du FN. C’est une décision sage. J’en suis heureux car le pressenti pour la diriger était un admirateur des Assad, les dictateurs syriens, sous les portraits desquels il avait, avec quelques autres, aimé se faire glorieusement photographier au Liban après avoir rendu visite au Hezbollah.

France Inter : radio pour tous les Français ou monopole de propagande gauchiste?

Mais qu’est-ce qui autorise le sieur Fabrice Drouel sur France Inter à s’arroger le droit de juger de tout et de tous avec une incroyable arrogance, avec une prétention sans limite, distribuant les bons et mauvais points en fonction de son sens de l’idéologiquement correct ?

Incroyable pouvoir qui n’est contrebalancé par aucun contre-pouvoir, qui n’est bordé par aucune limite autre que celle du bon plaisir de ce monsieur « orgueilleux, sûr de lui et dominateur » comme disait le général De Gaulle pour un autre destinataire de cette expression.

Cette confiscation fréquente du pouvoir médiatique par une camarilla gauchiste est une offense à la liberté d’information.

Nous en reparlerons.

lundi 18 février 2008

Kosovo: je ne me réjouis pas d'avoir eu raison.

L’arrachement du Kosovo à la Serbie constitue non seulement la plus grande tragédie dans l’histoire du peuple serbe depuis sa libération du joug ottoman mais peut-être aussi un très mauvais précédent pour l’avenir des nations d’Europe.
Pour la Serbie, c’est une nouvelle fois la conquête par l’islam de son berceau historique. Mais cette fois-ci, la conquête s’est faite non par les armes mais par la démographie et c’est beaucoup plus irréversible.
Pour les nations d’Europe, dans le contexte de leur démembrement euro-régionaliste, c’est le modèle de ce que pourraient devenir d’autres entités régionales.
Car, bien sûr, le Kosovo ne prend pas aujourd’hui la voie d’une indépendance totale. Il ne prend son indépendance nominale que de par la volonté conjointe de la majorité de la population de l’Union Européenne, de la Turquie et des Etats-Unis. Encadré dès maintenant par l’Union Européenne, il la rejoindra très vite.
Mais il constituera comme le modèle de ces micro-nations, de ces régions-nations qui, sous souveraineté bruxelloise n’en affirmeront pas moins la spécificité de leur identité islamique.
Les serbes payent hélas l’aveuglement, le fanatisme, le nationalisme obtus de leurs dirigeants bolchéviques.
En 1990, j’avais assisté à la réception de leurs délégués par la commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen.
Ils refusaient totalement le droit à la sécession, pourtant reconnu par la constitution yougoslave, des peuples slovènes et croates, excédés par des dizaines d’années de carcan communiste, essentiellement contrôlé par des Serbes.
Je leur avais demandé si, au lieu de refuser les libertés de ces vieux peuples catholiques d’Europe avec lesquels la Serbie pourrait tout de même retrouver un jour des relations amicales, ils ne feraient pas mieux de s’inquiéter de la situation dans leur province du Kosovo en voie d’islamisation. La réponse de ces brutes bolchéviques avait été que la guerre résoudrait tout cela.
Je leur avais exprimé que l’on ne savait jamais comment une guerre se terminerait. Faut-il le préciser, je n’avais vraiment rien contre les Serbes et la Serbie mais au contraire je craignais pour eux les conséquences de ce fanatisme rouge-brun, national-bolchévique et mes amis serbes, présents dans maintes de nos réunions m’ont souvent remercié de cette lucidité.
Je ne veux pas aujourd’hui accabler certains de nos amis, et non des moindres, politiciens, journalistes, écrivains ou historiens qui rendaient le bien mauvais service à la Serbie de la pousser à la guerre et d’annoncer l’inéluctabilité de ses victoires sur la Drina de la même façon que certains d’entre eux avaient annoncé la victoire inéluctable des Boers en Afrique du Sud …
Mais hélas voilà où a conduit la stupidité des Milosevic et des Sesejl : la Serbie a perdu ses guerres et son cœur historique et son peuple courageux ne méritait pas cela.
Pour ma part je ne me réjouis pas d’une conjoncture où l’on extirpe le Kosovo de la Serbie et où l’Amérique et Israël veulent imposer la Turquie dans l’Europe !