jeudi 31 juillet 2008

J.O. à Pékin

Je lis ce jour dans la grosse presse les mesures attentatoires à la liberté selon les actuels critères des journalistes, que les autorités chinoises auraient décidé contre le libre-exercice de la communication.
Ayant été le premier à réclamer, sans illusion, la contestation puis le boycott des J.O. à Pékin, je ne suis pas suspect de complaisance pour le régime chinois dont la référence demeure le plus fantastique pervers massacreur de tous les temps, à savoir celui que jadis on désignait en français comme Mao-Tse-Toung et plus souvent aujourd’hui comme Mao-Ze-Dong.
Quoi qu’il en soit, au passage, de cette impossible mise en orthographe et en phonétique française du nom de celui que Jean-Paul Sartre encensait et en qui Giscard d’Estaing saluait « un phare de la pensée universelle », je ne puis qu’ironiser devant les consternations de notre médiacrassie. Comme si, en France, sous la schlague du « politiquement correct », de la loi Rocard-Gayssot et de l’inquisition de la Halde, existait une véritable liberté de pensée, de recherche et d’expression vraiment supérieure !
Certes, le régime communiste chinois brise aussi, à sa manière, cette liberté mais il interdit toujours surtout la liberté religieuse. Or, je note que ce n’est pas contre cela que s’insurgent nos medias. Le critère essentiel pour eux semble être en effet celui de la liberté d’internet et notamment de la diffusion pornographique. Que des évêques, des prêtres, des fidèles catholiques soient toujours persécutés ne les intéresse pas beaucoup.
La vérité c’est que chez nous sont encouragées les libertés de la décréation, de la profanation, de l’abjection mais que l’on persécute tous ceux qui rappellent que la liberté n’est authentique que dans l’épanouissement des grandes valeurs platoniciennes et chrétiennes du Vrai, du Beau et du Bon.
Cela dit, tant mieux si ceux qui vont aux J.O. dans l’indifférence ou dans l’oubli total des cent millions de victimes du communisme maoïste, avalent beaucoup de pollution et subissent beaucoup de brimades douanières et policières.
Mais bravo à ceux qui, courageusement, vont essayer d’utiliser cette circonstance pour venir en aide particulièrement aux chrétiens brimés ou persécutés.

N.B. : Au cours de ce mois d’août, en raison de mes activités dans les universités de la résistance nationale, de mon travail pour un nouveau livre et aussi de mes pérégrinations européennes, je n’alimenterai pas toujours ce blog.
Mais j’entends bien assurer l’émission du Libre Journal de la Réplique sur Radio-Courtoisie le mercredi 13 août de 18 heures à vingt-et-une heures.

vendredi 25 juillet 2008

La diplomatie de « Salut les copains »

Nicolas Sarkozy, à qui rien du monde du show-biz n’est étranger, fut, on le sait, un fan de Sheila la célèbre chanteuse de « Salut les copains ! » qui donna naissance à tout un courant culturel majeur auquel succéda celui non moins grandiose de « Touche pas à mon pote ! ». Mais Nicolas, qui ne craint pas le cas échéant d’être en retard d’une mode, demeure obstinément au temps des copains, dont la ferveur est à la base de sa diplomatie originale.
Il vient donc de déclarer que Barak Obama était son « copain », tout comme Angela (Merkel) est sa « copine ».
Cela n’a bien sûr rien à voir avec la république « des copains et des coquins » c’est-à-dire celle des « Frères » que dénonçait jadis la presse antimaçonnique.
Et le temps des copains, cher à Jules Romain, n’est-ce pas tout de même mieux que le temps des camarades bolchéviques de sinistre mémoire ?
Finalement, un monde dirigé par des copains, ne voilà-t-il pas un bel idéal, n’en déplaise aux vieux dinosaures de la diplomatie compassée ?
Reste à convaincre de cela les Russes et les Chinois, les Iraniens et quelques autres encore. Mais ne désespérons pas ! Et que vienne bientôt l’ouverture des sessions de l’ONU sur l’air de « C’est ma première surprise-party » dont toute l’assemblée des copains battra des mains avant d’entonner l’hymne d’Enrico Macias « enfants de tous pays et de toutes couleurs ».
Comme l’éléphant d’Alexandre Vialatte, Nicolas Sarkozy est décidément inénarrable et voilà pourquoi Allah est grand.

jeudi 24 juillet 2008

Boire ou avoir des voisins musulmans, il faudrait choisir

Les autorités danoises ont trouvé un moyen pour lutter contre l’alcoolisme des habitants de la province du Groënland : favoriser l’installation d’un grand nombre de musulmans.
Le site Point de Bascule nous apprend en effet que les populations danoises de cette région subissent une persécution quotidienne de la part de nombre d’immigrés musulmans (arabes ou somaliens) : agressions, jets de pierre, insultes…
Un responsable de l’organisme gérant les logements sociaux explique : « Si les Groenlandais, qui sont de gros buveurs, vivent dans un environnement où prédominent les musulmans, qui ne tolèrent pas l’alcool, alors des conflits éclateront».
En voilà, une bonne idée pour Mme Bachelot ! La lutte contre la consommation d’alcool passe par l’islam !
Au lieu de mettre des gendarmes et des policiers sur le bord des routes françaises, installons-y des imams ou même une police pour la propagation de la vertu et de la lutte contre le vice, à l’instar de la Moutawa saoudienne.
De 0,5 à 0,7g d’alcool dans le sang, la sanction se limiterait à 10 coups de bâtons. De 0,7 à 1g, 20 coups et au delà de 1g : lapidation du conducteur et du véhicule.
Ces propositions sont faites sur le ton de la plaisanterie mais les nouvelles de Grande Bretagne que nous livre régulièrement l’ami Daoudal tempèrent grandement notre envie de rire. Là-bas, la fiction de L’Auberge Volante de Chesterton est en train de rejoindre la réalité.

Y. Baly

mardi 22 juillet 2008

Bidouillages constitutionnels

Les modifications constitutionnelles votées hier par le Congrès ne seront pas radicalement déterminantes pour l’avenir de la nation. On peut certes approuver l’institution du référendum d’initiative populaire et regretter l’article ambigu non nécessaire sur les langues régionales et les idiomes étrangers ainsi qualifiés alors que c’est à la survie de la langue française qu’il faudrait aujourd’hui prioritairement se consacrer.
L’article selon lequel la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales est strictement inutile puisque redondant avec le principe d’égalité des citoyens.
Le reste ne relève somme toute que de dispositions vraiment secondaires du fonctionnement de nos institutions alors que c’est le principe fondamental de la prééminence de la souveraineté française et de la délégation subsidiaire des pouvoirs à l’Union Européenne qu’il faudra réaffirmer le jour où les Français ne voudront plus se soumettre à la dictature hautaine d’un Barroso et de sa bureaucratie.
Enfin un regret : Nicolas Sarkozy affirme volontiers dans certains discours qu’il n’oublie pas l’existence d’un Dieu créateur. Cela implique le respect dû à Sa création et à l’homme qui est la seule créature ayant reçu le don de la liberté. Il n’a cependant pas jugé bon d’introduire dans la Constitution un article explicite que plus que jamais la modernité exige, sur le respect de la vie innocente de la conception à la mort et sur le premier des droits de l’homme, celui de naître, qui doit être reconnu à l’embryon, personne humaine en devenir.
Rien non plus ne rappelle explicitement le principe antitotalitaire selon lequel l’État ne peut exercer une mission d’enseignement que par délégation des parents.
Au lieu de bidouiller sans cesse la Constitution voulue par le général De Gaulle, ne serait-il point temps de proposer enfin au peuple français et pour longtemps la Charte fondamentale et irrévocable de la nation française.

Pays Libre
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Le Pen au deuxième degré ?

J’ai peut-être été précédemment un peu injuste en doutant des capacités de Jean-Marie Le Pen à comprendre l’ironie au deuxième degré. Certes il n’a pas compris la mienne mais lui-même sait à l’occasion la manier. Et me voilà dans l’obligation de le défendre aujourd’hui contre l’incompréhension de certains qui prennent au pied de la lettre ses propos sur "Dieudonné futur Obama français ".Selon mes informations, Marine elle-même s’est demandée angoissée si c’était du lard ou du cochon et Louis Aliot en demeure tout à fait consterné, persuadé que Le Pen ne plaisantait pas. Mais voici que désormais mon idée de voir un jour Ingrid Bétancourt à l’Elysée est accréditée par ceux qui déclarent : Ingrid oui, Dieudonné non ! Comme le dit mon ami Alain Sanders, on vit décidément une époque épatante.

vendredi 18 juillet 2008

Vers un réveil de la jeunesse catholique ?

Jeanne Smits, dans Présent daté d’aujourd’hui, souligne l’accueil enthousiaste que les participants aux JMJ de Sidney ont réservé à l’homélie de l’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput, qui leur a déclaré : « La religion, la politique, la justice sociale : voilà précisément les choses dont nous devrions parler. Rien d’autre n’importe vraiment. Que peut-il y avoir de plus important que la foi religieuse, qui s’occupe du sens ultime de la vie, et la politique, qui s’occupe de la manière dont nous devons organiser nos vies ensemble en vue du bien commun ? »
Il évoque là un point essentiel de la crise généralisée que nous connaissons : l’absence quasi totale des jeunes catholiques dans l’action politique. L’heure serait plutôt au repli sur soi. La vie de beaucoup trop d'entre eux semble s’organiser comme si la chose publique, la nécessité du politique n’existait pas. Dans le meilleur des cas, certains font tout de même l’effort d’assister à des conférences ou à des colloques qui traitent du sujet mais cela débouche rarement sur un engagement concret. La faute en revient peut-être aussi aux associations, mouvements ou instituts qui n’orientent leurs activités que dans un sens purement intellectuel sans chercher à aller plus loin.
Sans formation, c’est l’activisme. Il est donc bon de se former dans les domaines spirituel, historique, artistique ou politique mais il est aussi vital que cela soit orienté vers l’action. Sinon, l’on tombe dans l’intellectualisme pur et dans le verbiage stérile qui confinent à l’égoïsme.
« Quand Syracuse est prise, Archimède est égorgé et tant pis pour le théorème », écrit Maurras.
Tous les trésors de notre civilisation sont menacés par l’action conjuguée du laïcisme et de l’idéologie islamique et c’est par l’action politique enracinée dans le réel que nous pourrons les sauver.
Puisse les participants aux JMJ mais aussi les milliers de jeunes pèlerins de Chartres entendre l’appel de cet évêque américain qui est le même que celui lancé en janvier par Dom Gérard dans Reconquête, le même que lance sans cesse Bernard Antony dans ses tournées à travers la France.
L’action politique ne se limite heureusement pas à la vie des partis. Elle existe même sans eux dans l’action locale, dans le tissage de réseaux d’influence, dans la réplique juridique, dans le développement de contacts internationaux…
C’est ce à quoi nous travaillerons cette année encore lors de notre université d’été. C’est le but de toutes nos initiatives de ne négliger aucun aspect du combat à mener : le Centre Charlier forme, Chrétienté Solidarité et l’AGRIF agissent.

Yann Baly

jeudi 17 juillet 2008

Siné viré de Charlie-Hebdo

Contre le catholicisme, religion qu’il faut bien observer objectivement comme réactivement de plus en plus faible face aux injures et blasphèmes, le canard torcheculatif Charlie-Hebdo se livre depuis des années à toutes les dérisions, provocations, injures, dessins graveleux et scatologiques.
On a vu que contre l’islam, c’était bien plus risqué et pour ce qui est du croissant, on est désormais beaucoup plus prudent à Charlie-Hebdo qu’avec la croix.
Mais pour avoir émis des considérations jugées diffamatoires et en tous cas désagréables sur les liens entre la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, « son mariage avec une jeune fille juive fortunée et sa réussite sociale », voilà que le dessinateur Siné est viré pour antisémitisme et que la majorité des salariés de Charlie-Hebdo déclarent que c’est le décision du « patron » et qu’il faut donc l’accepter. Céti pas beau, ce respect de l’autorité chez les anars ?
Mais la vérité c’est qu’à Charlie-Hebdo, on peut se livrer à tout l’antichristianisme que l’on veut mais qu’avec le judaïsme il s’agit de ne pas dire n’importe quoi.
Il est vrai que la synagogue se défend toujours avec énergie alors que l’Eglise ne réagit guère !

- Entre les grands de ce monde, le Coran passe bien !

A Paris, Nicolas Sarkozy a posé hier au Louvre avec le prince Alwaleed Bin Talad la première pierre des arts de l’islam et a déclaré « L’islam, c’est le progrès, la science, la finesse, la modernité ». Si Jean Sarkozy s’est converti au judaïsme, il ne serait donc pas étonnant que son père, lui, se convertisse à l’islam !
Cela dit, j’attends toujours que le richissime prince saoudien réponde à ma demande de création de salles d’art chrétien au musée de Ryad…
A Madrid cependant le cousin du prince, le roi Abdallah lui-même a participé à une rencontre inter-religieuse organisée par la Ligue islamique mondiale. La presse commente largement son « geste d’ouverture en direction des juifs » puisqu’il n’a pas hésité à serrer la main d’un rabbin sous l’œil énamouré du roi Juan-Carlos. Il n’est tout de même pas allé jusqu’à pratiquer une repentance de type Jean-Paul II sur le sort réservé par le Prophète aux juifs de Médine.
Le roi Abdallah a émis le vœu que « le monde comprenne les préceptes de l’islam sans animosité ». Les comprendre d’abord et bien sûr les appliquer ensuite ! Comme le primat de l’Eglise anglicane, l’archevêque de Cantorbury Rowan Williams, qui a déclaré vouloir accepter la charia en Angleterre.

- Eglise anglicane : le renfort de Benoît XVI ?

Justement, cette Eglise est menacée de schisme. Non seulement parce que l’archevêque veut l’ouverture à la loi coranique mais parce qu’il veut aussi ordonner des femmes et des homosexuels et même en faire des évêques. Observons que cela ne devrait tout de même pas plaire aux musulmans. Mais l’archevêque Williams n’en est pas à une contradiction près.
Il est vrai que le fondateur de l’anglicanisme Henri VIII ne craignait pas non plus de se faire en quelque sorte pape d’Angleterre pour pouvoir non seulement divorcer à son aise mais offrir à la hache du bourreau les délicates nuques des épouses dont il ne voulait plus.
Concédons que par rapport aux mœurs sanguinaires de ce barbare monarque, les dures conditions de répudiation des femmes prévues par la charia sont tout de même plus humaines !
Ce qui est étonnant c’est que, selon les journaux, le pape Benoît XVI semble se soucier de l’unité de cette Eglise schismatique ayant exprimé l’espoir que « les Anglicans puissent éviter un schisme et trouvent le chemin de l’union ».
Naturellement, et quelles que soient les prudences diplomatiques de Benoît XVI, l’union souhaitée ne peut pour lui que résider dans le retour au sein de l’Eglise catholique.