mardi 30 septembre 2008

Viêt Nam : la réponse des évêques

A la suite des sanctions demandées par le Comité populaire de Hanoï contre l’archevêque du lieu, Mgr Ngô Quang Kiêt, et contre plusieurs prêtres, la conférence épiscopale vietnamienne vient d’adresser sa réponse aux autorités communistes par une lettre du 25/09/2008. Loin de désavouer leurs frères, les évêques vietnamiens persistent à dénoncer les dérives d'un système auquel ils opposent la doctrine sociale de l’Eglise. Extraits :

Sur les sanctions demandées : "Après examen, nous constatons que les personnes citées n’ont rien fait qui soit contraire au droit canon actuellement en vigueur dans l’Eglise catholique. Nous tenons à faire connaître cela clairement au Comité populaire. "

Les évêques vietnamiens précisent ensuite le rôle de l’Eglise au Viêt Nam : "Les joies et les espérances, les souffrances et les soucis du peuple vietnamien sont nos joies et nos espérances, nos souffrances et nos soucis, nous, les évêques de la Conférence épiscopale du Vietnam. L’Eglise n’a pas pour fonction de faire de la politique, mais elle ne se tient pas en marge de la société. Dès lors, en tant que dirigeants au sein de l’Eglise catholique, nous avons la responsabilité d’enseigner la doctrine sociale de l’Eglise, pour la promotion de l’homme et de la vie sociale dans son intégralité. "

Ils dénoncent ensuite le rôle néfaste des médias à la botte du pouvoir et de l’école… et là, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec nos sociétés occidentales : " un certain nombre de médias, au lieu de servir d’intermédiaires et d’aider à la compréhension, cherchent à créer la sensation et à jeter le soupçon. Alors qu’aujourd’hui, les médias se développent puissamment et rapidement, on devrait voir s’intensifier la compréhension des hommes et se développer leur solidarité. Mais, en réalité, les moyens de communication ne sont utiles à l’homme et à la communauté sociale que s’ils servent la vérité et reflètent la réalité d’une façon sincère. Aujourd’hui, l’une des réalités qui froissent la conscience des hommes est la malhonnêteté en de nombreux domaines, y compris dans le milieu qui a le plus besoin de la vérité, à savoir l’éducation scolaire. ", ajoutant plus loin : "la morale professionnelle exige que les personnes qui travaillent dans les médias respectent la vérité. En fait, des nouvelles sont déformées, tronquées, comme dans le cas du conflit sur la propriété de l’ancienne Délégation apostolique. C’est pourquoi nous proposons que les personnes qui travaillent dans les médias prennent les plus grandes précautions lorsqu’ils publient des nouvelles ou des photos, surtout en rapport avec l’honneur et le bon renom d’un individu ou d’une communauté."
Concernant les spoliations, les évêques en appellent au droit de propriété, ce qui n’est pas rien dans un régime marxiste qui nie ce droit.
La missive se termine ainsi : "Ces réflexions ont pour source le désir de contribuer positivement au bon développement du pays. Selon notre souhait, elles sont adressées à tous nos frères et sœurs catholiques et à tous les hommes de bonne volonté. Nous sommes persuadés que, lorsque, tous ensemble, nous édifierons notre pays sur la base de la justice, de la vérité et de l’amour, notre patrie, le Vietnam, sera de plus en plus riche, procurera le bonheur et la prospérité et contribuera à l’édification d’un monde meilleur. "

Avec Chrétienté Solidarité, nous apporterons notre soutien à ces pasteurs courageux, à leurs fidèles et à tous les Vietnamiens de bonne volonté lors de la manifestation de ce samedi 4 octobre.

Yann Baly
(sources : Eglises d’Asie).

Sur Le Salon Beige, la réponse de l'archevêque de Hanoï aux autorités communistes concernant les spoliations et agressions diverses de la part des groupements officiels du régime.

Rappel : Samedi 4 octobre 2008, colloque de l'Institut du Pays Libre au Centre Charlier

La Politique française et les grandes questions internationales
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10 h. Accueil - Présentation par Danièle Deleuze

10h.15 Le retour de la Russie sur la scène internationale par David Mascré (Géopoliticien). Débat animé par Cécile Montmirail.


11h.15 La progression de l’islam jihadiste par René Marchand (Journaliste, Essayiste)




12h.30 Déjeuner. Buffet sur place.



14h.30 La question iranienne par Son Excellence Houchang NAHAVANDI, ancien ministre du Shah d’Iran. Débat animé par Bernard Antony.




15h.30 Syrie – Israël - Liban : un jeu à nombreux paramètres par Ghislain Dubois, Vice-Président de Chrétienté-Solidarité Belgique. Débat animé par Thibaut de la Tocnaye.

16h.30 Où va l’Union européenne ? Avec Michel Hubault (politologue). Débat animé par Olivier Figueras (journaliste).

17h Conclusion des travaux par Bernard Antony.

Inscriptions au 01.40.51.74.07 : 20€ par personne (déjeuner compris) Chèque à libeller à l’ordre du Centre Charlier, 70 boulevard Saint Germain 75005 PARIS, possibilité de réglement sur place.

lundi 29 septembre 2008

Le comité populaire de Hanoï menace l’archevêque

Les autorités communistes de Hanoï ont adressé un "avertissement" à l’archevêque Mgr Ngô Quang Kiêt, en fait des menaces à peine voilées dans un pays où de nombreux prêtres sont actuellement en prison
Le comité populaire accuse : "en tant qu'archevêque de Hanoi, il n'a pas collaboré avec les autorités pour empêcher ses subordonnés et fidèles d'effectuer des actes délictueux comme le stipule le décret-loi sur les religions. Pis encore, il a personnellement jeté de l'huile sur le feu en faisant publier dans des mass médias étrangers des interviews ou lettres incitatives, approbatives, mal intentionnées et falsifiant la vérité. Il a volontairement enfreint la loi en se rendant en personne sur le terrain appartenant à la compagnie Chiên Thang et en travaillant au rassemblement à Thai Hà de prêtres et chrétiens venus de différentes régions du pays pour presser le pouvoir de leur restituer des terrains.(… ) Il a même, au nom de l'archevêché, signé vendredi dernier une "revendication d'urgence" à l'attention du président de la République, dans laquelle il falsifie la vérité, calomnie le pouvoir, ignore la loi et défie l'État ".
Le comité populaire exige du prélat qu’il "mettre fin à ses actes délictueux" sous peine de "punition par la loi". Il doit "faire respecter la loi par les prêtres et chrétiens, interrompre les activités religieuses illégales et ramener statues, croix... dans les lieux de culte". Il est aussi sommé de "s'abstenir d'activités d'information et de propagande à caractère déformant et incitatif aux actes délictueux en direction des prêtres et chrétiens".

Les catholiques vietnamiens ont entamé un grand mouvement de résistance anti-communiste, soutenons-les ! Tous à la manifestation de Chrétienté-Solidarité :

Samedi 4 octobre 2008 de 19h à 21h, à l'angle de la rue Boileau et du Bd Exelmans
(côté n°impairs, Paris XVIe, métro Exelmans), à proximité de l'ambassade du Viêt Nam

vendredi 26 septembre 2008

Hôpital de la Timone, le scandale se poursuit


Le 28 août dernier, la délégation provençale de l’AGRIF a saisi la direction de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille au sujet de la fresque insultante pour l’identité française et chrétienne qui se trouve dans le hall d’entrée de l’hôpital pour enfants de la Timone.
A ce jour, la direction n’a non seulement pas fait retirer ce panneau mais n’a pas même daigné répondre au courrier de l’AGRIF (que vous pourrez lire ci-après).
Nous demandons donc à tous nos amis d’adresser un courriel de protestation au directeur de l’Assistance publique de Marseille com.contact@ap-hm.fr, avec copie la délégation provençale de l’AGRIF agrif84@orange.fr

Monsieur le Directeur,

Saisie par des adhérents et sympathisants, la délégation de l’AGRIF de Provence prend connaissance de la fresque qui « orne » le hall d’accueil de l’hôpital pour enfants de la Timone. Ce panneau représente une vue imagée de la ville de Marseille surplombée par Notre Dame de la Garde sur son rocher. En contrebas un artiste portant babouches et djellabah met son œuvre en perspective avec la Bonne Mère, le tableau représentant une mosquée « cathédrale » avec coupole et minarets.
L’AGRIF considère que cette fresque, apposée dans un hôpital public constitue une offense pour les chrétiens. Habilitée à agir devant les tribunaux au sujet des actes de racisme et de discrimination anti-français ou anti-chrétien, l’AGRIF se tourne vers vous pour que cette affaire puisse se régler à l’amiable dans le respect de la liberté de croire et de conscience de chacun.
Les familles chrétiennes ou simplement attachées à l’identité française et marseillaise, ayant un enfant hospitalisé dans votre établissement ne doivent pas subir, en plus de l’épreuve de l’hospitalisation, une atteinte à leur foi et à leurs convictions profondes.
Aussi, le délégation de l’AGRIF de PACA sollicite de votre part le retrait de cette œuvre insultante.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Le délégué régional,
Yann BALY

NB : Novopress a réalisé récemment un reportage sur cette « fresque ».

jeudi 25 septembre 2008

Contre l'enseignement de la pornographie au lycée

Dans le cadre des « Belles Etrangères », accord-échange inter-culturel européen, des écrivains européens viennent en France.
L’auteur Joseph Winkler, écrivain autrichien, pornographe dont l’œuvre est imprégnée d’exhibitionnisme homosexuel, est imposé par le rectorat de Paris, au grand dam des professeurs de français très critiques envers ce choix.
Il sera reçu le 20 novembre au lycée Racine et dans d’autres lycées parisiens au mois de novembre.
L’Institut du Pays Libre constate avec satisfaction la saine réaction de santé morale d'une partie du corps professoral et encourage la mobilisation contre cet indécent personnage à la valeur littéraire nulle.

mercredi 24 septembre 2008

Avec Kouchner, Sarko and Co, un indécent racisme mémoriel

Est-ce parce qu’il ne s’appelait que Tran Van Ba et qu’il est des crimes, des massacres et des génocides qui sont moins dignes de mémoire que d’autres que le préfet de Paris, Pierre Mutz, a interdit la pose d’une simple stèle à sa mémoire dans un petit square du 13° arrondissement ?

Tran Van Ba fut pourtant de 1972 à 1980 le président des étudiants vietnamiens de Paris. Il était d’une famille amie de la France, celle notamment du président du parti constitutionnaliste du Vietnam Bui Quang Chien que les tortionnaires rouges avaient massacré en 1945 avec sa fille et ses quatre fils. Son père Tran Van Nan fut lui aussi assassiné à Saïgon le 7 décembre 1966.

Dans cette lignée de l’héroïsme de tant de vietnamiens face au communisme, Tran Van Ba dénonçait les exécutions sans fin, les massacres de masse, les camps de rééducation et aussi d’extermination, toutes les abominations perpétrées par les communistes d’Ho-Chi-Minh.

Osant rentrer au Vietnam en juin 1980, il fut aussitôt arrêté, emprisonné plusieurs années dans des conditions atroces et finalement mis à mort en 1985.

De son sacrifice à Paris sous Sarkozy-Kouchner on ne peut donc même pas maintenir la mémoire par une humble stèle.

Tran Van Ba en effet ne s’appelait pas Guy Mocquet.

Ainsi sous Nicolas Sarkozy qui joue sans cesse les grands airs de la fierté de la France et de la mémoire des hommes du passé, l’Etat français accepte-t-il le diktat de l’ambassade rouge du Vietnam. Celle-ci ne supporte pas que l’on se souvienne de ceux que son régime de terreur a assassinés.

De même qu’il méprise la mémoire des 3000 françaises enlevées en Algérie en 1962, le gouvernement de Monsieur Sarkozy fait une fois encore la preuve d’un déshonorant racisme mémoriel.

Chrétienté-Solidarité organisera prochainement une veillée de prière et du souvenir pour les victimes du communisme en Indochine.