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vendredi 4 mai 2007

Ségolhaine ou l'injure faite à Jeanne d'Arc

Avec le mélange d’ignorance affligeante et d’irrespect pour les figures les plus sacrées de notre histoire, plusieurs commentateurs de la nomenklatura de la mediacrassie, comparent sans vergogne Ségolène Royal à sainte Jeanne d’Arc. Cette dernière libéra pour une grande part la terre de France. Elle se battit contre les Anglais. Sans haine. Elle déclarait « j’aime les Anglais, chez eux ». Cela signifiait simplement qu’elle n’acceptait pas que la France soit soumise au pouvoir de l’étranger. Elle ramena le roi Charles VII sur le trône afin que revienne la paix entre les Français déchirés par la guerre entre Armagnacs et Bourguignons.
Sa prodigieuse et miraculeuse épopée, dont aucune explication rationaliste ne peut rendre compte, fut celle de la charité et de l’amour divin qui l’habitaient et la faisaient si douce pour les siens et même dans la guerre, pour les ennemis.
Ségolène Royal a montré l’autre soir son véritable visage. Par moments elle dévidait son discours avec le regard dur, obsessionnel, fanatique, de ces femmes commissaires du peuple des régimes révolutionnaires qui sans mollir, envoyaient à la mort les « ennemis de la révolution ».
En la regardant, l’œil noir de vindicte, le doigt agressif, elle me faisait penser à Dolorès Ibarruri, la célèbre et hideuse députée communiste aux Cortes, appelée « la pasionaria ». Cette dernière avait tendu le même doigt vengeur vers Calvo Sotelo, le talentueux député monarchiste, en hurlant : « cet homme parle pour la dernière fois ». En effet, peu après, le 13 juillet 1936, Calvo Sotelo allait être assassiné par des « guardias de asalto » du gouvernement du Frente Popular. Ce crime, avec des milliers d’autres, allait entraîner la guerre civile espagnole.
Sans doute Ségolène ne serait-elle pas capable, comme le faisait l’ogresse bolchevique Ibarruri, d’éventrer ses ennemis et de mordre dans leur cœur. On veut bien le croire. On l’espère. Mais rien, vraiment rien ne la fait ressembler à Jeanne d’Arc. Elle n’aime pas les étrangers chez eux. Elle en veut encore et toujours plus en France, et demain elle veut la Turquie en Europe et donc chez nous, la Turquie génocidaire, sans repentance aucune, de deux millions de chrétiens.
Jeanne d’Arc fut envoyée à la mort par l’évêque Cauchon à la suite de l’ignoble procès en sorcellerie mené par cet inquisiteur au service du pouvoir anglais.
Ségolène, elle, ne risque rien de la part de quelque évêque que ce soit. Il est encore parmi eux beaucoup d’émules de Cauchon dont les nouvelles formes d’inquisition persécutent toujours les défenseurs de la patrie. Ces Cauchons-là sont avec cette dame qui, par ironie du sort, s’appelle tristement Royal. Mais son prénom peut s’écrire Ségolhaine.
Jeanne d’Arc, elle, eut invité sans haine Nicolas Sarkozy à se convertir et à ne pas oublier que les lois des républiques ne sont légitimes que dans le respect de la loi de Dieu.

P.S. : Même si j’ai été attristé par les évolutions depuis des années et même les incohérences dans cette campagne des positions de Jean-Marie Le Pen que ses proches semblent ne pas vouloir ou pas pouvoir analyser, ce qui est suicidaire, je n’oublie nullement l’ignominie de la haine terroriste exacerbée contre lui pendant plus de vingt ans, et notamment en 2002, par toutes les forces politiciennes et médiatiques. Les amis et soutiens de Nicolas Sarkozy, messieurs Chirac et Juppé en tête, hurlaient alors avec tous les chacals de la gauche sans-culotte, tels, pendant la révolution française, les Girondins avec les Jacobins avant de se faire guillotiner par eux. Le Pen eut pu alors dire « Hodie mihi, cras tibi ». On verra bien si Nicolas Sarkozy a tiré les leçons du passé et a la volonté et la force de rompre avec la spécificité terroriste de la république française. On ne lui souhaite pas d’être guillotiné un jour par les camarades de Madame Ségolhaine.

lundi 23 avril 2007

COMMUNIQUE

L’échec du candidat de la droite nationale le mieux placé pour l’emporter est certainement dû au fait qu’il a cru pouvoir être élu en ne maintenant pas sur plusieurs points la netteté de nos positions.
Pendant longtemps il professa qu’il préférait être battu sur ses idées plutôt qu’élu sur les idées des autres. Nous l’admirions entre autres raisons pour cela.
Cette fois-ci, il est battu parce qu’il a trop accepté les idées des autres ! Sur plusieurs points, ses déclarations et même ses mots polémiques, ont été par trop contradictoires, notamment sur les questions de l’immigration, de l’intégration et de l’islam.
Malgré la similitude regrettable ou la proximité de ses positions avec celles de Nicolas Sarkozy sur le PACS, le non remplacement de la loi Veil, l’éventualité de la légalisation de l’euthanasie, la politique vis-à-vis de l’islam, j’aurais encore appelé en désespoir de cause à voter quand même pour lui s’il avait été présent en ce deuxième tour.
Sur d’autres points encore, la politique annoncée de Nicolas Sarkozy, notamment sur l’Europe et la politique étrangère, sur le respect non pas seulement des racines mais des valeurs chrétiennes ou pour le moins de la loi morale naturelle, nous sépare fortement de lui. Mes amis et moi nous serons, sauf divine surprise, dans une opposition sans concession.
Mais nous n’oublions pas non plus qu’en tous domaines, Ségolène Royal va encore plus loin dans la culture de mort, la haine de la famille et des fruits du travail.
L’idéologie jacobine, socialiste, révolutionnaire, totalitaire, haineusement anti-chrétienne et anti-nationale qui inspire sa politique, est lourde d’un grand danger de nouvelles suppressions des libertés positives et de régression économique et sociale.
A la lumière de ce qui précède, mes amis voteront selon leur intuition politique et leur conscience, jamais en tout cas pour la marxiste Ségolène Royal.
Enfin, l’évidence est établie que l’unité politique de la droite nationale ne peut plus être assurée sur le principe de l’inconditionnalité vis-à-vis d’un seul, quels que soient ses changements stratégiques.
C’est d’abord par un accord sur les idées et les exigences non négociables de la culture de vie qu’elle peut être établie et sa dynamique retrouvée.
Il faudra aussi pour cela un autre mode de relations personnelles entre les responsables des différentes organisations de la résistance nationale, hors de l’esprit de parti et de clan, dans l’Amitié Française.

dimanche 1 avril 2007

Déclaration finale du colloque "Quelle politique face à l'islam?"

A l’attention des candidats à l’élection présidentielle :

PROPOSITION EN VUE D’UNE POLITIQUE DE PAIX ET DE COHÉSION NATIONALE PAR RAPPORT À L’ISLAM

Les participants au colloque organisé par Chrétienté-Solidarité à Paris le 31 mars 2007 :

Considérant l’augmentation du nombre de musulmans en France ;

Reconnaissant leur dignité et leur droit à la liberté de prière ;

Considérant que tous les penseurs musulmans, depuis les origines jusqu’à nos jours, s’appuyant sur le Coran, refusent la distinction du politique et du religieux, du spirituel, du temporel et du culturel, et qu’ainsi l’islam, selon bien de ses penseurs actuels, entre difficilement dans les limites de l’acception du mot « religion » ;

Considérant que le Coran est pour les musulmans la parole de Dieu éternelle, incréée, et ne souffre aucune remise en cause, qu’il est le fondement de la loi civile et de l’identité musulmane en tout temps, en tout lieu ; qu’il comporte de nombreuses sourates appelant à la guerre sainte contre les Infidèles, les Juifs et les chrétiens ; que les « incroyants » doivent être mis à mort et les gens du Livre mis en dhimmitude ;

Observant que l’islam met parmi ses principes fondamentaux fixés par le Coran non seulement l’appartenance à l’Oumma, « la meilleure des communautés » qu’Allah ait donnée aux hommes, et supérieure à toutes les autres, mais qu’en France, « l’Oumma » se subdivise en organisations d’obédiences étrangères (marocaine, algérienne, turque, égyptienne, pakistanaise, saoudienne, etc.) structurant le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) ;

Observant que ce Conseil créé par le gouvernement de la République française n’est donc pas principalement français ;

Observant que la notion de culte est ambiguë en islam et recouvre essentiellement l’ensemble des lois et pratiques régissant tous les aspects de la vie communautaire et individuelle ;

Considérant que la distinction d’essence chrétienne, entre le religieux et le politique, le spirituel et le temporel, n’existe pas conceptuellement dans l’islam et que toutes les tentatives de laïcité, kémaliste ou baasiste, ont finalement échoué ;

Rappelant que selon l’enseignement constant des docteurs de l’islam, les musulmans ne peuvent accepter un ordre politique non islamique que tant qu’ils n’ont pas la puissance nécessaire pour imposer le règne de l’islam ;

Rappelant que dès qu’un tel espace est conquis socialement, puis politiquement, les non-musulmans n’ont que le choix entre le jihad et la dhimmitude comme dans plus de cinquante pays dans le monde ;

Rappelant que la France est principalement une création et un fleuron de la civilisation gréco-latine et chrétienne, qui a façonné jusqu’au concept de laïcité entendu comme nécessaire distinction entre les sphères du religieux et du politique ;

Refusant la mise sur un pied d’égalité du christianisme, fondateur de l’identité de la France, et l’islam, ordre social opposé à ses valeurs en bien des points ;

Estiment que l’Etat français devra donc exiger des musulmans de France et de leurs institutions :

1. La renonciation à l’affirmation de l’Oumma comme ensemble politique supérieur à la patrie française et par là-même la renonciation à toute solidarité politique ou militaire avec des Etats ou des groupes musulmans.

2. L’acceptation du principe fondamental d’égalité juridique de l’homme et de la femme et par là-même la reconnaissance du droit des femmes à choisir leur mode de vie ; la condamnation explicite de la polygamie ;

3. L’acceptation du principe fondamental de liberté de choisir sa religion ou de la quitter sans risque ;

4. L’acceptation de l’identité chrétienne de la France et des modes de vie qui en découlent ; l’engagement à ne pas avoir recours à l’appel public à la prière ;

5. La condamnation du jihad ;

6. La réprobation des régimes musulmans qui pratiquent discriminations et violences à l’égard des non-musulmans.


Bernard Antony
Richard Haddad
Louis Chagnon
Joachim Véliocas

vendredi 23 mars 2007

Propos de Le Pen: de la perplexité au refus.

Je reçois plusieurs appels me demandant ce que je pense, d’une part, des déclarations du chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen dans le Figaro d’hier, de l’autre, des réponses de Jean-Marie Le Pen lui-même aux questions de l’hebdomadaire Famille Chrétienne.

Sur le premier point il s’agit en substance de propos envisageant favorablement une possibilité de rapprochement avec Nicolas Sarkozy. Je lis en effet notamment : « Nicolas Sarkozy défend les valeurs traditionnelles de la droite, cela nous rapproche »…
Cela me laisse perplexe. Car j’ai comme l’impression qu’autour de Le Pen, on veut, selon les conseillers, aller dans des directions bien différentes.
J’observe dans certains cas des tonalités d’orientation gauchisante et ici un propos plus droitiste mais non moins surprenant.
L’affirmation selon laquelle Nicolas Sarkozy défendrait les valeurs traditionnelles de la droite me parait en effet très contestable.
Quelles sont donc ces valeurs traditionnelles ? De quelle droite parlons-nous ?
Je comprends peut-être mieux maintenant l’attitude de Jean-Marie Le Pen. Après m’avoir invité comme d’autres à venir le soutenir à Lyon sans parler, il vient d’exprimer son interdiction de m’inviter à un colloque portant sur les questions sociales.

Cette conception de l’unité patriotique me paraît à vrai dire très surprenante. Il faut toute la stupéfiante patience stratégique d’un Bruno Mégret pour l’accepter. Il est vrai que moi je n’ai strictement rien à me faire pardonner par le président du Front National…

En fait, je crois surtout qu’il est très difficile d’être avec Jean-Marie Le Pen dans la vérité du moment. C’est un peu comme jadis au parti communiste où il était très difficile d’être à l’heure du parti et où l’on excluait ceux qui étaient « en retard »comme ceux qui étaient « en avance ».
Notons au passage que si c’est le directeur de cabinet de JM Le Pen qui donne l’heure exacte, il serait alors peu cohérent de reprocher à Philippe de Villiers de vouloir ramener à Sarkozy les voix de la droite nationale !

A ceux qui me reprochent d’avoir des amis chez Philippe de Villiers et qu’ils traitent de traîtres, je réclame donc un peu plus de modération de propos ! Les invectives ne servent à rien. On l’a bien vu lors de la crise avec les mégrétistes en 1998 où certains qui sont à nouveau sur les tribunes avec Le Pen l’injuriaient vigoureusement, et pour certains, ce qui est bien pire, organisaient rationnellement sa diffamation avec le « document Franck »…

Totalement libre pour ma part, et n’étant guère enthousiasmé par monsieur de Villiers, je ne veux pas pour autant me fâcher avec des amis qui défendent les valeurs fondamentales de la culture de vie de notre droite sociale et nationale mais croient bon de le soutenir.
Il faudra bien en effet rassembler tous les gens de bonne volonté mais certes pas derrière la bannière morale de Simone Veil…

Sur le second point, l’entretien dans Famille Chrétienne, je comprends fort bien certaines réflexions de Jean-Marie Le Pen par rapport à l’Eglise Catholique et j’y reviendrai à l’occasion.
Nul mieux que moi n’est mieux placé pour savoir la difficulté qu’il y a eu trop souvent à défendre des positions chrétiennes en rencontrant l’hostilité de trop d’ évêques.
Mais quitte à choquer, je dirai ici, pour faire court, que le respect de la vie innocente, la lutte contre la banalisation de l’avortement, n’est pas une affaire de morale catholique. Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour refuser l’atteinte à la vie.

En revanche je suis très perplexe encore sur ses réflexions quant à l’euthanasie et sa position « non définitive pour l’instant ». Je lis en effet :
« Moralement et philosophiquement, je suis partisan du respect de la vie du début jusqu’à la fin. Mais l'évolution de la société m'interroge. Demain, il y aura des pressions très fortes du fait de millions de très grands vieillards dont beaucoup seront en situation de dépendance, avec de grandes souffrances et des coûts médicaux vertigineux. Savez-vous que la moitié des dépenses de santé pour un individu concerne les derniers mois de la vie? Savez-vous combien il y a de centenaires en France aujourd'hui? Trente mille et bientôt trois cent mille... Comment allons nous faire? Je m’accroche à la position chrétienne, mais comme homme politique responsable, je me pose la question de l’euthanasie. Je n’ai pas de position définitive pour l’instant ».

On n’est plus là du tout dans le débat sur la licéité de l’abréviation de la vie en phase terminale pour abréger des souffrances. Ce que prône, je le rappelle, la morale chrétienne, c’est le refus de l’acharnement thérapeutique.
Non, Jean-Marie Le Pen s’interroge sur la question économique et sociale du nombre des centenaires qui augmente. On est là dans le débat initié par Jacques Attali.

Venons en maintenant à sa réflexion sur le rôle des religions. Il affirme d’abord « son estime pour les différentes croyances qui tentent d’arracher l’homme à la terre ». Je ne polémiquerai pas sur ce propos qui est évidemment circonstanciel et n’est pas de portée doctrinale. Il est acceptable si on le considère comme une réflexion rapide sur l’essence du phénomène religieux, sur l’interrogation qui différencie l’homme des autres animaux sur le pourquoi de la vie et de la mort. Je tiens tout de même à préciser que je n’ai pas, on s’en doute, la même estime pour toutes les croyances !
En revanche, lorsqu’il traite de l’islam un peu comme Napoléon jugeant de l’utilité sociale du catholicisme, je ne suis pas du tout perplexe. Je ne viole pas du tout la discrétion totale que je garde toujours sur ce que furent nos relations privées et amicales de jadis en évoquant que j’eus avec lui sur ce point quelques échanges tendus. En effet, il affirme publiquement aujourd’hui ce qui faisait dissension entre nous.
Peut-être en effet que l’islam est souvent un bon ciment social. Mais il ne l’est que pour les musulmans ! Car dans aucun pays, il n’a été un bon ciment social pour les non-musulmans et donc pour l’ensemble de la société.
La logique de l’islam, c’est en effet celle d’un totalitarisme incompatible avec une saine laïcité de distinction du religieux et du politique ; c’est d’établir la fracture avec les non-musulmans, dès que l’islam est majoritaire ou en position de force ; c’est de réduire les « gens du livre » (chrétiens et juifs) en dhimmitude et bien sûr de ne pas tolérer les autres, c'est-à-dire les incroyants.
Des banlieues socialement cimentées par l’islam c’est l’évolution vers une cassure nationale que d’autres pays ont connu. Je ne soutenais pas jadis, contrairement à Jean-Marie Le Pen, les chefs Serbes qui refusaient l’indépendance aux autres nations de la Yougoslavie, en conformité pourtant avec la constitution fédérale. A ces Serbes j’avais dit à Bruxelles qu’ils feraient mieux de s’occuper de leur Kosovo, de plus en plus islamiquement cimenté et fracturé, plutôt que de faire la guerre aux Slovènes et aux Croates. Ce fut hélas trop tard pour la Serbie quand les dirigeants s’aperçurent des conséquences de leur tragique aveuglement pour le peuple serbe.
Je ne sais pas ce que penserait aujourd’hui le dirigeant nationaliste serbe emprisonné à la Haye et dont Jean-Marie Le Pen fut le grand ami, si on lui lisait cette affirmation de « l’islam ciment social » !

En terminant ces lignes, je pèse la chance que m’a donnée finalement Jean-Marie Le Pen en me laissant exclure du Front National sans d’ailleurs quelque protestation que ce soit de quelques bons amis à qui, compréhensif, je n’en veux nullement.

Je suis en effet désormais strictement libéré de tout devoir de réserve que m’eût encore, ces jours-ci, imposé le fait de parler à côté de Le Pen pour le soutenir « quand même ».

Mais maintenant il m’est bien difficile de le soutenir « malgré tout » ! Cela n’aura certes pas, je le sais bien, de grandes conséquences électorales. Du moins mes enfants et mes onze petits enfants sauront que jamais je n’aurais accepté, de qui que ce soit, sans réagir, la perspective d’islamisation de nos banlieues et de cassure libanaise ou kossovarde de notre peuple.

mercredi 21 février 2007

Je voterai Le Pen, quand même...

Un éloignement moral et des divergences politiques me séparent de Jean-Marie Le Pen et du Front National.
De ce mouvement, hélas devenu un parti, j’ai été exclu sans la moindre confrontation, médiocrement, n’ayant appris cette exclusion que par des journaux évoquant d’ailleurs des prétextes différents.
Mais je crois que si la politique est en partie l’art d’exprimer des sentiments, elle se dévalue lorsqu’elle est conduite par le ressentiment.
Aussi, si Le Pen m’a exclu, je ne l’exclus pas.
Car, tout bien réfléchi, je pense qu’il faut, pour le bien commun national, voter une fois encore pour lui.
D’abord parce qu’il a tenu ces derniers temps des positions plus fermes sur deux de nos plus importantes exigences politiques : la défense de la vie innocente, la liberté scolaire. Nous aimerions en revanche le voir se rapprocher de ce que nous savons absolument nécessaire pour l’avenir français : une politique de ferme opposition à l’avancée de l’idéologie islamique.
Nous faisons sur ce point des propositions réalistes dans le respect des personnes et de la liberté religieuse. Et c’est justement d’abord la défense de ces principes qu’il faut exiger des représentants de l’islam en France. En France et ailleurs. Puisque non seulement nous ne vivons plus dans un monde de repli national, mais que l’islam, plus que le christianisme, met en avant le principe de son unité communautaire mondiale, il faut attendre de ses éminents dirigeants en France qu’ils agissent concrètement pour les droits de l’homme auxquels ils se réfèrent tant. Ainsi, l’égalité des droits civiques et de liberté religieuse devrait-elle être assurée aux non-musulmans dans les pays dits d’islam. On ne devrait plus accepter au XXIe siècle que des dizaines de pays appliquent encore une politique de dhimmitude, c’est à dire, pour mieux nous faire comprendre, une pratique d’apartheid juridique et religieux.
Le droit d’ingérence sur la question des droits de l’homme étant désormais un principe des relations internationales, il n’est pas tolérable qu’il soit appliqué à sens unique. La France et l’Europe ne devraient pas admettre la relégation dans laquelle sont maintenus les chrétiens, même là où ils subsistent encore nombreux comme en Egypte. Je suis persuadé qu’en abordant la question de l’islam en France et dans le monde, Jean-Marie Le Pen qui peut avoir des conseillés avisés en la matière, obtiendrait l’approbation de l’immense majorité des Français mais aussi des musulmans éclairés.
Je voterai pour lui parce qu’il capte et exprime souvent encore dans le souffle de son discours, les angoisses, les révoltes, les aspirations d’un grand nombre de Français à une autre politique face à ce que j’ai appelé le génocide français ; ce génocide par substitution consistant notamment à remplacer par l’immigration les vides causés par l’avortement.
Que Jean-Marie Le Pen puisse ne pas se présenter serait une flagrante et odieuse injustice pour les Français qui ne se reconnaissent dans aucun des autres candidats.
Voilà pourquoi, il y a déjà plusieurs mois, j’ai appelé mes amis à peser, s’ils le pouvaient, pour qu’il obtienne les parrainages nécessaires à sa candidature.
Je ne voudrais pas non plus que l’abstention ou des votes même peu nombreux pour un candidat, disons peu convaincant, permettent à un François Bayrou idéologiquement affligeant d’être mieux placé que lui.
Je ne tiendrai naturellement pas rigueur aux amis qui ne partagent pas ma position sur ce choix conjoncturel. Car j’ai en effet toujours l’entière conviction qu’il faudra demain oeuvrer pour une véritable unité de la résistance nationale, fondée d’abord sur son enracinement clairement réaffirmé dans les valeurs morales et culturelles fondamentales de notre civilisation gréco-latine et judéo-chrétienne ; mais simultanément aussi sur la recherche des solutions politiques, économiques, sociales et syndicales nouvelles répondant aux défis de notre époque.
Il faudra sans aucun doute aussi repenser les formes d’organisation et d’utilisation des compétences, dans l’ordre des relations humaines, à la lumière des acquis positifs de la modernité.
Pour l’immédiat je suis persuadé que le vote pour Jean-Marie Le Pen manifestera la permanence d’une volonté de continuer la France.

lundi 12 février 2007

Pourquoi nous ne voterons pas pour Nicolas Sarkozy

En prenant position en faveur de la légalisation de l’euthanasie, Nicolas Sarkozy initie une nouvelle étape dans le processus de mise en place du « «meilleur des mondes ».
Il y a, il est vrai, une logique dans la culture de mort.
Son idéologie fut d’ailleurs, il y a longtemps, exprimée par l’américaine Margaret Sanger, fondatrice du Planning Familial et grande admiratrice de la politique d’eugénisme et d’euthanasie du IIIème Reich.
L’euthanasie est une position très différente du refus de l’acharnement thérapeutique tel que compris par l’Eglise Catholique.
Il rentre dans la perspective totalitaire d’un Etat qui, peu à peu, s’arroge le droit de décider de la vie et de la mort des êtres innocents. Tout cela est bien sûr amené par un habile conditionnement médiatique à partir de cas de détresse émouvants.
L’avortement aujourd’hui, l’euthanasie demain, voilà les deux premières étapes du totalitarisme moderne. Il ne reste plus qu’à le parachever en fabriquant, par l’eugénisme venant en renfort des spectacles télévisuels, le petit nombre de génies et le grand nombre d’abrutis nécessaires au bon fonctionnement d’une société maîtrisée.
Monsieur Sarkozy, par ailleurs, a refusé l’investiture de son parti au courageux député du Nord Christian Vanneste, condamné par le tribunal du nouvel ordre moral pour avoir déclaré, sans mépris pour les personnes, ne pas accorder la même considération morale à l’association homosexuelle et à la famille.
On attendait de Nicolas Sarkozy moins de soumission aux lobbies de la culture de mort.
Nous préférons les médecins d’Israël, qui pêchent peut-être par acharnement thérapeutique dans le maintien en vie artificielle du général Sharon, aux dangers de ceux qui en prendront à leur aise avec le serment d’Hippocrate « Primum non nocere », ce qui signifie : par-dessus tout, notre devoir est de ne pas tuer.
Pour ce qui est du prosélytisme homosexuel et de ses revendications à la reconnaissance étatique, on attend avec intérêt de connaître la position de Nicolas Sarkozy et des autres candidats sur la polygamie homosexuelle, car la polygamie hétérosexuelle est de fait reconnue par la Sécurité Sociale et certaines associations de droit au logement.
Déjà, on le sait, les adeptes du multi-concubinage homosexuel de plus en plus nombreux réclament au nom des valeurs de tolérance l’instauration d’un pluri-pacs !
Quand on a rompu avec la morale judéo-chrétienne du Décalogue, il n’y a guère de raison de refuser cette moderne et pragmatique innovation !

lundi 29 janvier 2007

Ségolène, le châtiment de Mitterrand

On me croira sans mal, je ne suis pas de la lignée idéologique de Jean Jaurès, de Léon Blum et de François Mitterrand.

Mais seuls les fanatiques ou les imbéciles me tiendront rigueur d’affirmer que si catastrophiques que leurs politiques aient pu être pour la France (surtout celle de Blum refusant l’alliance avec Mussolini contre Hitler), on peut reconnaître qu’ils étaient des hommes intelligents et de vaste culture. Leurs erreurs n’en furent que plus impardonnables.
Opposé sans doute en tous points aux idées de messieurs Fabius et Strauss-Khan, certes culturellement très inférieurs aux précédents, je ne leur reconnais pas moins de la clarté dans leurs idées mauvaises, un certain brio dans leur discours, de la logique dans leurs positions.
Alors comment diable le parti socialiste, jusqu’ici représenté par des hommes qui n’étaient pas des sots, a-t-il pu accoucher d’une candidate au plus haut poste de l’Etat aussi nulle, tenant des discours d’une indigence, d’une platitude aussi consternante, sans jamais l’éclair d’un trait d’esprit, sans le moindre raisonnement original, construit, étayé ?

Car ne taxons pas d’originalité des bourdes et bévues tout simplement révélatrices d’une incroyable indigence de compétence.

Ségolène dévide des arguments ternes comme une commissaire politique bolchevique, stalinienne ou maoïste. C’est du Castro ou du Chavez sans la fougue du verbe. Disons les choses sans fard, elle parle comme ces petites « pionnes » propagandistes de préau d’école, permanentes syndicale ou animatrices « socio-culturelle » comme on en a tant vu et entendu dans une vie comme la mienne, dévidant sans cesse l’affligeante et vieille mixture de l’éducation socialiste des peuples. Elle assortit cela d’un « souriez, souriez » digne des meilleures propagandes pour les camps de rééducation dans la joie.
On mesure avec elle ce qu’est finalement l’ENA: une école où certains (pas tous, il y a des énarques brillants, mais ce n’est pas dû à l’Ecole !) peuvent s’en tirer avec une double aptitude à la compréhension des mécanismes de gestion économico-administrative et à la récitation des lieux communs de la pensée unique de l’antiracisme. C’est la technocratie grise, terne, athée, vide de pensée sur l’homme et sa destinée.
Mais peut-être faut-il considérer le phénomène Ségolène dans une perspective plus providentialiste ?
Finalement ne serait-elle point, comme jadis Attila, un fléau de Dieu, un juste châtiment infligé à l’orgueil des trois prophètes du socialisme français ?
Regardez qui vous succède, leur clame le démon sarcastique préposé à leur tourment infernal.
Oui, Ségolène est le châtiment mérité pour les rhéteurs et les florentins du parti socialiste.Elle révèle le néant d’âme que dissimulait leur jonglerie verbale et leur habileté politicienne.
Un mot encore, qu’on ne conclue surtout pas de l’espèce d’affliction amusée que me cause dame Ségolène, que je serais par un effet dialectique, attiré par l’agilité de ouistiti bonimenteur qu’est Nicolas Sarkozy ! Je ne trouve hélas rien chez lui qui permette d’espérer une volonté de rupture avec la culture de mort. J’aurai l’occasion d’y revenir.